Un peu d'air frais, l'atelier du documentaire sur 89.4

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1er dimanche du mois

Les Equilibristes et les salariés du monde moderne

Emission du 1er mars 2020 Ecouter l'émission

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La lecture de Bullshit jobs de l'anthropologue américain David Graeber (Les liens qui libèrent, septembre 2019) nous a donné envie d'aller à la rencontre des salariés du monde moderne.

- Carmit, allias Christelle LePen a enquêté dans les espaces de coworking pour résoudre l’énigme : est-ce qu’on y travaille vraiment ? La langue anglaise, est-elle en train d’envahir notre patrie ?

- Assia, notre correspondante à Poitiers, s'est rendue au festival Filmer le travail, qui s'est tenu du 7 au 16 février. Elle a tendu son micro à la réalisatrice Perrine Michel pour son documentaire Les Equilibristes qui sort ce mois-ci en salle.

Selon David Graeber, anthropologue à la London School of Economics, « la technologie a été manipulée pour trouver des moyens de nous faire travailler plus. Pour y arriver, des emplois ont dû être créés et qui sont par définition, inutiles ». D'après lui, la société moderne repose sur l'aliénation de la vaste majorité des travailleurs de bureau, amenés à dédier leur vie à des tâches inutiles et vides de sens, tout en ayant pleinement conscience de la superficialité de leur contribution à la société. Graeber précise: « C’est comme si quelqu’un inventait tout un tas d’emplois inutiles pour continuer à nous faire travailler. »

Les Equilibristes, de Perrine Michel (2019)

Evoluant dans les domaines du cinéma et de la photographie, la réalisatrice Perrine Michel s'est fait connaître notamment, en 2013, avec Lame de fond, un documentaire qui explore une histoire intime et familiale. On la retrouve aujourd'hui avec Les Equilibristes, un documentaire sur l’accompagnement en fin de vie. Ses acteurs principaux sont des soignants, la narratrice et les malades, délicatement évoqués par la voix des accompagnants. Au sein d’un service de soins palliatifs, une équipe soignante accompagne des personnes de tous âges vers la mort, dans un équilibre entre le patient, sa famille, le traitement de sa douleur et son état de présence.

On ne vient pas ici pour guérir, mais pour vivre le plus pleinement possible ses derniers jours. Ici, c’est un service de soins palliatifs. Au quotidien, des soignants font corps et s’écoutent les uns les autres, pour être au plus près des patients. En parallèle des scènes montrant une médecine pleine d’humanisme et la voix de la cinéaste qui se fait entendre. Elle accompagne, elle aussi, sa mère à travers la maladie. Quatre danseurs mettent en lumière la chronique de cet accompagnement.

Le film sortira en salle de cinéma le 18 mars 2020 Projection du film en présence de la réalisatrice, jeudi 19 mars à 20h, au cinéma Les 7 parnassiens (Paris 14ème), dans le cadre du Festival International de Films de Femmes

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Dernière partie : diffusion du documentaire sonore Les Mains nues de Hadrien La Vapeur et Victor Guillon, une production Arte radio

Au bord du fleuve Congo s'étendent d'immenses carrières à ciel ouvert. Des hommes, des femmes et même des enfants travaillent ici. Ici, on casse encore la pierre avec des marteaux et des barres de fer. A côté, une entreprise concurrente chinoise attaque le sol à grand coups d'explosifs. Travail des enfants, menace écologique : témoignages forts des mineurs du Congo.

1er dimanche du mois

Système K, l'art de survivre à Kinshasa

Emission du 3 février 2020

Artistes au Congo, la performance comme art de survivre

En introduction de ce programme vous pourrez entendre Raël en Afrique, une fiction documentaire (27 min) de Hadrien La Vapeur, qui met en scène avec humour la question de l'emprise des sectes sur le continent africain. Mission séduction pour nos performeurs radiophoniques, ça se passe à Brazzaville (République du Congo).

Raël en Afrique, une production Arte Radio

De l'autre côté du fleuve Congo, à Kinshasa (République démocratique du Congo), plongée dans le film Système K, avec l'interview du réalisateur Renaud Barret (1h 12 min). Système K comme Kinshasa. Au milieu de l'indescriptible chaos social et politique, une scène contemporaine bouillonnante crée à partir de rien, crie sa colère et rêve de reconnaissance. Malgré le harcèlement des autorités et les difficultés personnelles des artistes, le mouvement envahit la rue et plus rien ne l'arrêtera !

Avec Système K, le réalisateur Renaud Barret, nous fait découvrir les artistes plasticiens et leurs interventions à travers les rues de Kinshasa En fil conducteur de son documentaire, il y a la matière utilisée par les artistes, celle des richesses et des rebuts produits par un système dont ils n'ont pas profité.

L'idée de la performance comme art de la rébellion ou comment dénoncer et faire émerger du chaos urbain un hommage à la performance que constitue au quotidien le fait de vivre et de survivre à Kinshasa. Les artistes, créateurs ambulants, interpellent, tentent d'éveiller les consciences au milieu du quotidien.

Système K (94 min) Sorti le 15 janvier. En salle actuellement

SystemK

Nuits de KIn, documentaire sonore (10 min)

Avec son documentaire sonore Nuits de Kin, Geoffroy Heimlich va à la rencontre de l'orchestre Yaco. Etre musicien dans les quartiers populaires de Kinshasa, c'est être créateur de musique et de formes. A la performance musicale s'ajoute l'invention d'instruments improvisés et fabriqués sur place.

Nuits de Kin, une production Arte Radio

1er dimanche du mois

A-démocratie et théâtre documentaire

Ecouter l'émission du 5 janvier 2020

Un programme autour du théâtre documentaire avec l'acteur, auteur, metteur en scène Nicolas Lambert, que nous avons interviewé après avoir vu les trois volets de sa trilogie Bleu-Blanc-Rouge, consacrée à ce qu’il appelle l’A-démocratie française.

Bleu pour le pétrole, Blanc pour le nucléaire, Rouge pour l'armement

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l'A-démocratie déroule le fil d'un système, avec ses secrets et mensonges, ses dérapages. Quand la politique conviée au théâtre amène au rire et la réflexion.

L'acteur joue sur scène un théâtre en forme de documentaire politique, où il questionne un système politico-financier français en marge de la démocratie.

Un discours de Sarkozy à Flamanville (50) sur l'excellence française et le nucléaire : l'extrait, en introduction de notre interview, illustre le propos et la forme du spectacle, avec des bribes de discours, d'interviews, que le comédien reprend sans en changer le contenu initial, puis il enchaîne avec un commentaire, l'occasion pour lui de partager avec le public ces affaires politiques, trop souvent tenues au secret ou occultées des débats.

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C'est en 2003, après avoir assisté au procès de l'affaire Elf, que Nicolas Lambert écrit et met en scène le premier volet créé en 2004, intitulé Elf, la pompe Afrique, une enquête sur les mécanismes du financement occulte de la Ve république et la construction de la Françafrique,

Avec ''Avenir radieux, une fission française'', en 2011, il poursuit son travail d'investigation pour déconstruire l'histoire du nucléaire français, des origines à nos jours

Puis, en 2015, il dresse un portrait de la politique de l'armement en France, dans ''Le Maniement des larmes'', 3e volet de la trilogie.

Dans une trentaine de rôles qu'il interprète, Nicolas Lambert convie les protagonistes de scandales politico-financiers, personnalités politiques, gendarmes du nucléaire, agents du renseignement, journalistes et enquêteurs… Le comédien braque les projecteurs sur un système opaque, les mensonges d'état sur ces trois domaines, pétrole, nucléaire, armement, et la confiscation par le pouvoir d'une possibilité de débat public.

Vous entendrez, avec cette interview, des extraits du spectacle joué en décembre au théâtre de Belleville, ainsi que des morceaux de musique originaux créés pour la trilogie, une illustration sonore jouée par Hélène Billard, à la harpe électrique.

1er dimanche du mois

Normandie, terre d'accueil

Ecouter l'émission du dimanche 1er décembre 2019

Un peu d'air frais en Normandie

1re partie : La cinéaste Carmit Harash (et sa double Christelle Le Pen) part en mission spéciale dans la campagne normande à la recherche de la bonne vieille France, mais ne croise hélas que des immigrés ! Durée : une heure.

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2nde partie : Nouvelle virée au pays de Caux en Normandie pour une interview avec Ariane Doublet, réalisatrice de deux films documentaires sur l’accueil des réfugiés dans la région. Durée : une heure.

Les Réfugiés de Saint-Jouin, c'est l'histoire de l'arrivée d'une famille syrienne au village de Saint-Jouin-Bruneval, en Seine-Maritime. Ariane Doublet pose sa caméra au cœur du village, à la rencontre des habitants, plus ou moins groupés autour du projet à l'initiative du maire qui, en 2015, a convaincu le conseil municipal d'accueillir une famille de réfugiés. Entre ceux qui se mobilisent pour rénover ce qui sera le logement des nouveaux arrivants, et ceux que le projet d'accueil laisse perplexes, voire hostiles, le projet prend forme. Après une longue attente, la rencontre se produit avec la famille Hammoud qui arrive enfin.

Les Réfugiés de Saint-Jouin (2017), diffusé sur Arte en octobre 2018

Saint-Jouin

Avec Green Boys, Ariane Doublet filme une autre rencontre, celle d'Alhassane et de Louka. La réalisatrice fait partie d’une association havraise, Des lits solidaires, qui organise l’accueil chez des particuliers de jeunes migrants arrivés en France. C'est en hébergeant chez elle, dans la région de Fécamp, un jeune réfugié Guinéen, qu'elle conçoit cette idée de film. "Alhassane est devenu comme le grand frère de Louka, un jeune du village. Il venait le chercher chaque matin pour une partie de foot ou pour une balade à vélo dans la campagne. Alhassane a pu ainsi renouer avec son enfance après être parti de son pays natal, la Guinée, à l’âge de 15 ans." Au bout d’un an la réalisatrice leur a proposé de filmer leur rencontre.

Green Boys

Le film Green Boys (2019), sélection française et mention du Prix de l’Institut français Louis Marcorelles Cinéma du réel 2019, a été diffusé jeudi 27 juin 2019 sur France 3. Il sortira en salles en mai 2020.

1er dimanche du mois

Algériennes-Algériens à Douarnenez

Ecouter l'émission de dimanche 3 novembre

Trois oeuvres à l'honneur au 42e festival de Douarnenez

Diffusion de deux documentaires sonores : L'Élégance du chardonneret et Tibratin-Les lettres. Interview de Laetitia Mikles, réalisatrice du film Que l'amour.

En première heure : diffusion du documentaire de Seham Boutata, réalisé par Alexandra Longuet, L'Élégance du chardonneret (51 min, 2018). Un projet soutenu par le Fonds Gulliver et la Scam, Brouillon d'un rêve

L’Algérien est un éleveur d’oiseau par tradition, et celui qui a sa préférence est sans aucun doute le chardonneret. Présent dans toutes les maisons de la capitale, le « maknine » de son petit nom algérois, est convoité depuis des générations pour son chant exceptionnel et sa beauté. Malheureusement, aujourd’hui, il n'en existe presque plus à l’état sauvage. Urbanisation, pesticides, chasse sans répit sont autant de causes de sa disparition. Rare et prisé, il devient ainsi l'objet d'un trafic, et les meilleurs chanteurs peuvent atteindre des prix conséquents. Quelle relation l’Algérien entretient-il avec cet oiseau ? Et de quoi le chardonneret est-il le symbole ou le témoin ? Pour le savoir, nous sommes allés à Alger, à la rencontre de ses habitants, recueillir la parole des amoureux de ce passereau. Éleveurs, oiseleurs, vétérinaires, psychanalystes, journalistes ou simples aficionados, tous nous parlent de la passion qu’ils entretiennent avec le chardonneret. Ces paroles rares parce que décomplexées nous dépeignent une société loin des clichés habituels…

Seham Boutata

En deuxième heure : diffusion de l'interview de Laetitia Mikles, réalisatrice que nous avons rencontrée cet été au festival de cinéma de Douarnenez en Bretagne consacré aux ALGÉRIENNES – ALGÉRIENS pour la 42e édition.

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Laetitia Mikles a rencontré Abdel un soir où il interprétait Jacques Brel. Tombée sous le charme, elle a décidé de réaliser un portrait documentaire de ce personnage atypique et passionné. Son film Que l'amour est diffusé dans le cadre du mois du documentaire dans les bibliothèques. On peut le voir à Paris à l'Espace Jean-Dame (17, rue Léopold Bellan), le 14 novembre à 20 h.

Tibratin-Les lettres (23 min, 2019), une création de Narimane Baba Aïssa. Tibratin en Kabyle signifie « les lettres », en référence à la correspondance qu'échange sa grand-mère afin de renouer les liens avec des descendant.e.s de sa famille belge. Narimane Baba Aïssa, avec Tribatin, nous fait le récit une quête, celle d'une identité et des origines familiales entreprise par sa grand-mère après une vie passée dans son Algérie natale.

Tibratin

1er dimanche du mois

Algériennes en lutte et en images

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Rencontre avec trois réalisatrices algériennes, à l'occasion du 42e festival de cinéma de Douarnenez. qui avait lieu en août dernier en Bretagne.

A l'initiative de la cinéaste Habiba Djahnine et du collectif Cinéma et Mémoire, des ateliers de création de films documentaires ont rassemblé pendant plus d’un an et demi sept femmes, chacune décidée à écrire et tourner un documentaire qui parlerait d’elle mais aussi des algériens et des algériennes, de leurs mères et de leurs grands-mères, de leurs voisines, de leurs amies et de leurs proches.

Ces réalisatrices, qui grâce à ces ateliers, ont pu écrire leur projet et concrétiser leur désir de documentaire, étaient à Douarnenez pour présenter leurs courts-métrages.

1ère partie (45 minutes) : interview de Wiame Awres, réalisatrice des Filles de la montagnarde, et de Kahina Zina, pour son film Le rideau. Les réalisatrices nous parlent des étapes de construction de leur documentaire comme exploration personnelle et réflexion sur le féminisme. À partir de leur vie et à travers leur cinéma, on découvre une histoire algérienne et la place réservée aux femmes dans la société.

Ecoute d'un documentaire sonore (25 minutes) : ''Mon peuple, les femmes''. Réalisé par Sara dans le cadre de ces ateliers, cette œuvre sonore interroge les cheminements féministes et les possibilités de construire une lutte collective en Algérie.

Dernière partie (46 minutes) : dialogue avec Leïla Saadna à propos de son travail autour de l'histoire de l'immigration et du féminisme et de son court-métrage, réalisé également dans ces ateliers Dis-moi Djamila, si je meurs, comment feras-tu ? Franco-algérienne, Leïla Saadna vit depuis peu d'années dans le pays de son père, qu'elle explore. Nous abordons aussi avec elle un Work in Progress sonore, présenté à Douanenez à partir de portraits photographiques de demandeurs d'asile LGBT en Algérie.

Ecouter l'émission (dimanche 6 octobre)

1er dimanche du mois

Marche pour l'égalité et contre le racisme : début ou fin d'une révolte ?

Ce dimanche 1er septembre, nous diffusons les deux derniers épisodes du documentaire sonore Rock Against Police, des lascars s'organisent, accompagnés de l'analyse de Phuong, une des coréalisatrices.

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EPISODE 5 : « ON N’EST PAS LA POUR GERER LA MISERE ! » – S’INSCRIRE ET LUTTER DANS UN TERRITOIRE

EPISODE 6 : ON N’A PAS FINI DE MARCHER

Ecouter l'émission

1er dimanche du mois

Rock Against Police

Dimanche 7 juillet 2019

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Invitée : Phuong Lan Nguyen, co-réalisatrice de la série de six documentaires sonores Rage Against Police, des lascars s'organisent avec Sara Monimart, Phung Lan Nguyen et Pierre Cresceri.

Suite aux recherches universitaires de Phuong, le projet radiophonique est né. La réalisatrice nous présentera ce travail qui s'est construit à partir des journaux-tracts des militants, initiateurs de plusieurs concerts gratuits et auto-gérés entre 1980 et 1983. Ce mouvement politique et festif s'est déroulé en banlieue parisienne, pour faire face aux violences policières et sociales des immigrés et de leurs enfants dans les cités. Il a essaimé ensuite à Marseille, Lyon et Saint-Dizier.

Phuong a mené une enquête en interviewant les organisateurs qui lui ont donné accès à leurs archives : films, musiques, émissions… Cette matière constitue le documentaire sonore qui entremêle récits, musique, lectures de tracts et voix off autour de la lutte.

Après avoir diffusé le mois dernier les épisodes 1 et 2, nous poursuivons cette écoute avec les épisodes suivants:

Episode 3 : Police hors de nos quartiers!

Episode 4 : Les bandes-son de la révolte

Ecouter l'émission du 7 juillet 2019

1er dimanche du mois

Face à la police

Emission du 2 juin 2019

Mobilisations contre le racisme, l'exclusion, la police : avec Solidarité sans frontières au Chemin Roxham (2018), et avec Rock Against Police, les lascars des cités s'organisent (1980-1983)

- Première partie de programme

Chemin Roxham, 19 mai 2018 Une chronique sonore de 12 minutes

En 2009 L'entente sur les tiers pays sûrs entre le Canada et les Etats-Unis redéfinit les règles entourant les demandes d'asile et le statut de réfugié dans ces deux pays. Depuis l'élection de Donald Trump, la situation empire en raison des décrets anti-immigration. Les réfugiés ne pouvant plus considérer les Etats-Unis comme un pays sûr pour les demandeurs d'asile choisissent de passer la frontière vers le Canada.

Le Chemin Roxham est une petite route, située à la frontière canado-américaine. Rencontre ce 19 mai 2018 au poste frontière, à une centaine de kilomètres au sud de Montréal, sur une portion d'autoroute bloquée par la police, avec Solidarité sans frontières. Contre les menaces de détention, de déportation (un anglicisme ici utilisé pour dire expulsion), et contre les acteurs du groupe identitaire Storm Alliance venus manifester leur hostilité aux réfugiés arrivés par le tout proche chemin Roxham, les militants de Solidarité sans frontières sont sur place pour porter un message de bienvenue aux réfugiés.

Chronique et extraits d'interview avec Aaron Lakoff, porte-parole de Solidarité sans frontières et organisateur de la manifestation

Solidarité sans frontières

USA-IMMIGRATION/CANADA-HAITIANS

- Deuxième partie

Rock Against Police, Les lascars s'organisent

1980. Face aux crimes racistes, aux expulsions, à l'exclusion, les jeunes des banlieues se saisissent du rock punk pour s'affirmer, et dénoncer les violences.

Deux épisodes d'une série de six documentaires sonores

Episode 1 : S'affirmer tel qu'on est et pas tel qu'on devrait être

Episode 2 : Se rencontrer et se coordonner

Deux documentaires sonores de 40 minutes, composés d’entretiens, d’archives et de musiques, qui racontent l’expérience politique du réseau Rock Against Police.

A la fin des années 70, dans un contexte de crise économique et de chômage, les expulsions de jeunes immigrés et les meurtres en banlieue, qu’ils soient commis par des flics ou des beaufs racistes, se multiplient. Un réseau informel et fluctuant se constitue pour réagir collectivement en organisant une série de concerts Rock Against Police au beau milieu des cités.

Production (2017) : collectif Précipité, collectif Lames de son

Prise de son, montage et réalisation : Phung Lan Nguyen, Pierre Cresceri et Sara Monimart

Mixage : Anne Sabatelli

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Ecouter l'émission du 2 juin 2019

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1er dimanche du mois

L'immigration italienne aujourd'hui

1re partie : diffusion du documentaire sonore Italie en France de Carmit Harash, réalisatrice qui est allée à la rencontre des nouveaux immigrés italiens à Paris. Ils nous racontent leurs attentes et leurs déboires. Durée : 45 min

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2nde partie avec des invités : Nico Morabito, auteur de l'article histoire_d_une_greffe_FR.pdf texte traduit par Google en français.

L'article est paru dans la revue italienne il Mulino de juin 2018 Viaggio tra gli italiani all'estero. Racconto di un paese altrove

Diffusion du documentaire Banquette arrière de Marine Vlahovic (12 min, Arte radio)

L'interview de Nico Morabito sera accompagnée de chansons anarchistes italiennes interprétées en direct par la chorale Si bémol et 14 demis

Ecouter l'émission du 5 mai 2019

1er dimanche du mois

Amara, rencontre avec Pierre Michelon

Emission du dimanche 7 avril 2019

Pierre Michelon est membre de La fabrique Phantom et doctorant en Sciences Art Création Recherche (SACRe). Ses précédents films ont été présentés dans des festivals et dans le cadre de programmes curatoriaux et culturels. Ces différents espaces qu’il aborde sans les hiérarchiser sont complémentaires à ses yeux et lui ont permis de dialoguer avec des publics variés. Ce mois de mars, il a présenté C'est la nuit maintenant à Un lieu pour respirer (ex-Espace Khiasma), un documentaire sous forme d'installation, témoignage de l'histoire de Trần Tử Yến, jeune communiste déporté en 1931 de « l’Indochine » vers les « établissements pénitenciers spéciaux » de l’Inini, une subdivision de la Guyane française. Une installation est actuellement visible au Louvre. A l’instar de son film Amara, ces événements font suite à ses recherches sur la déportation coloniale et intègreront son doctorat d’arts visuels SACRe.

Première partie d'émission

Nous ferons une lecture de cette histoire des insurrections et des déportations politiques en Nouvelle-Calédonie pendant la Commune, avec l'écoute de documents sonores réalisés à partir d'archives et de récits, notamment des écrits de Louise Michel et avec une installation présentée actuellement au Louvre, une forme d'intervention de l'archive dans l'espace public

Deuxième partie

Amara : documentaire, réalisé par Pierre Michelon, programmé au Cinéma du Réel en mars 2019

Depuis le Colorado où il a élu domicile, Fouad Mennana entreprend de retrouver la trace de son défunt grand‑père — Amara Mennana — un agriculteur algérien exproprié de ses terres et déporté dans les bagnes de la Guyane "française" en 1926. Fouad lance sur internet quelques bouteilles à la mer. Mais rien n’est moins accessible que la violence du passé, et les archives et les classements et la poussière des cartons taisent secrètement l’histoire de celles et ceux qui n’ont plus de nom : sans nom patronyme, sans numéro, sans sépulture. Et pourtant, entre les paysages de cette disparition, entre Constantine et Saint Laurent du Maroni, entre Alger, Aix-en-Provence et les Etats-Unis, quelques lettres parviennent un jour à leur destination : « si je viens à être libéré, je regagnerai mon pays ».

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C'est la nuit maintenant: Une exposition-laboratoire En Guyane, on retrouvera un jeune communiste vietnamien, Trần Tử Yến, dans l’unique témoignage audiovisuel qu'il a laissé de sa déportation au bagne en 1931. Un témoignage recueilli par la réalisatrice Geneviève Wiels dans le cadre de ses recherches pour la réalisation de son documentaire Au temps de l'Inini, et que Pierre Michelon présente sous forme d'installation.

Ecouter l'émission du 7 avril

1er dimanche du mois

Le travail dans le documentaire

1re partie : diffusion de deux documentaires sonores qui ont remporté le prix "Petites ondes" au festival Longueur d'ondes de Brest (du 23 janvier au 6 février 2019) Il a été décerné ex æquo à “Profession cordiste” de Franck Dépretz et “Kebab blues” de Zoé Perron

saule_marceau.jpg 2nde partie : dans le cadre du festival Filmer le travail qui s'est tenu à Poitiers du 8 au 17 février, rencontre avec la réalisatrice Juliette Achard pour son film Saule Marceau (2017, 34 min, les Films de la caravane)

Juliette Achard et son frère Clément ont grandi dans une cité de banlieue parisienne. Clément est devenu éleveur dans le Limousin. Aux abords de la ferme, le frère et la soeur tournent les séquences d'un western inspiré des films qu'ils regardaient ensemble. Les difficultés rencontrées par le jeune fermier, les souvenirs d'un rêve d'enfant et l'histoire de tout un territoire s’entrecroisent.

Ecouter l'interview d'Assia

Le film est projeté au festival Bobines rebelles le 6 avril à 16 h à Liévin (62)

1er dimanche du mois

Festival Bobines sociales Fahavalo

Emission du 3 février 2019

1re partie : Fahavalo , interview de la réalisatrice Marie-Clémence Andriamonta Paes

En 1947, les rebelles insurgés contre le système colonial appelés « fahavalos » ou « ennemis » de la France sont pourchassés. Marquant l'histoire de Madagascar de leur courage mais aussi de leur persévérance quant à leur quête de liberté, ces années d'insurrection se revivent à travers le dernier film de la productrice et réalisatrice franco-malgache Marie-Clémence Andriamonta-Paes. Sobrement intitulé Fahavalo : Madagascar 1947, il s'agit d'un film inédit sur un événement historique, qui, propre au style de la réalisatrice, s'illustre comme un vibrant témoignage vivant de bout en bout. A travers une série de récits, brillamment illustrés et mis en scène, les derniers témoins évoquent leurs longs mois de résistance dans la forêt, armés seulement de sagaies et de talismans.

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2nde partie : rencontre avec deux organisatrices du festival Bobines sociales qui se tient du 10 au 17 février. Ce festival de documentaires à Paris cherche à travers la projection de films à favoriser des rencontres et des débats sur la société.

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Ecouter l'émission

1er dimanche du mois

Rêver sous le capitalisme

Emission du 6 janvier 2019

Présentation de deux œuvres de la réalisatrice Sophie Bruneau

A travers les expériences individuelles et les histoires racontées, un documentaire sonore, Suicides au travail et un film, Rêver sous le capitalisme, Sophie Bruneau nous livre une réflexion sur le malaise vécu dans le quotidien de l'entreprise, où le règne de l’individualisation, de la performance et de l'intimidation laissent place, dans des espaces qui semblent dénués de vie, à un climat de solitude et de désolation.

1re partie Suicides au travail, documentaire sonore (2009) Durée 46 min Le film se développe à travers trois matériaux principaux. D’abord, la parole de quatre interlocuteurs qui sont confrontés à cette question du suicide au travail dans leur pratique professionnelle. Puis, tel un leitmotiv, l’énumération de brèves journalistiques évoque une situation générale dramatique. Enfin, en contrepoint, les sons d’espaces collectifs de travail et les éléments musicaux qui font résonner les soubassements de ce monde du travail et semblent signifier que personne n’est à l’abri. L’ensemble de l’œuvre aborde à la fois la situation, les éléments de compréhension et les perspectives pour l’action.

Ecouter le documentaire sonore

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2nde partie Interview de la réalisatrice. Entretien avec Sophie Bruneau à propos de son travail de documentariste et de son film Rêver sous le capitalisme.

Douze personnes racontent puis interprètent le souvenir d’un rêve de travail. Ces âmes que l’on malmène décrivent, de façon poétique et politique, leur souffrance subjective au travail. Petit à petit, les rêveurs et leurs rêves font le portrait d’un monde dominé par le capitalisme néolibéral.

Ecouter l'interview de Sophie Bruneau

Une production Alter Ego Films et Michigan Films

1er dimanche du mois

Black Indians

Emission du dimanche 2 décembre

1re partie : Des chemins de traverse, un documentaire radiophonique de Cabiria Chomel réalisé en 2018 et produit avec le soutien de l'ACSR et du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Il existe en Wallonie comme dans beaucoup d’autres endroits, des personnes à qui l’on a transmis des prières secrètes pour soigner, soulager la douleur et les maux du quotidien.

Une pratique ancestrale et vivace, qui fonctionne sans que l’on ne sache vraiment ni comment ni pourquoi. Ici on se le raconte, du presque rien qui compte beaucoup.

2nde partie, rencontre avec Christian Pfohl, le producteur de Lardux films, et Edith Patrouilleau, coréalisatrice, avec Jo Béranger et Hugues Poulain, du documentaire Black Indians.

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Les Black Indians… ce sont des habitants des quartiers de la Nouvelle Orléans, afro-américains qui se regroupent en tribus, fabriquent les plus beaux costumes du monde, et défilent dans les rues tels des anges africains déguisés en indiens de rêve en affirmant à la face du monde la fierté, la beauté, et l’humanité de leurs communautés.

Le film documentaire rend hommage aux esprits indiens de la terre d’Amérique comme le font les Big Chiefs des tribus que nous suivons tout au long du film. Musical et dansé, joyeux, Black Indians nous fait remonter jusqu’aux racines du call and response, forme musicale qui est la dernière tradition vivante de la culture africaine et l’une des sources du jazz…

Ecouter l'émission du 2 décembre 2018

1er dimanche du mois

L'Envers d'une histoire

Une émission consacrée à des luttes de femmes

1re partie : documentaire sonore diffusé par Arte radio Un podcast à soi (n°9) : La révolution sera féministe (51 min 52) Femmes en lutte dans l'Histoire, à Carrefour et sur la ZAD. Une création de Charlotte Bienaimé

Peut-on être révolutionnaire sans être féministe ? Peut-on réclamer l'égalité réelle, les mêmes droits pour tous, une démocratie plus juste, en oubliant la moitié de l'humanité ? De la Révolution française à mai-68, des grèves ouvrières aux occupations étudiantes, les femmes ont été les grandes oubliées des luttes sociales et politiques malgré leurs présences sur les barricades et dans les manifs. Qu'en est-il aujourd'hui, cinquante ans après mai-68 et l'émergence du mouvement féministe ? En ces mois de mobilisation sociale importante, laisse-t-on la parole aux étudiantes, aux ouvrières, aux caissières, aux cheminotes, aux femmes de chambre ? Les habitantes de la ZAD parviennent-elles à faire entendre leurs voix ? Et finalement, est-ce que la véritable Révolution n'est pas celle des Irlandaises obtenant la légalisation de l'avortement, des Chiliennes et des Béninoises se mobilisant contre les violences, des actrices manifestants sur les marches du Palais ou des Américaines marchant contre la politique de Trump et le harcèlement sexuel ?

2nde partie, interview de la réalisatrice Mila Turajlic pour son film documentaire L'Envers d'une histoire : Un siècle yougoslave (1h44, 2018, Survivance) Mila Turajlic retrace l’histoire récente de son pays. A travers le regard de sa mère, retour sur cinquante ans de bouleversements en Serbie.

Une porte condamnée dans un appartement de Belgrade révèle l’histoire d’une famille et d’un pays dans la tourmente. Tandis que la réalisatrice entame une conversation avec sa mère, le portrait intime cède la place à son parcours de révolutionnaire, à son combat contre les fantômes qui hantent la Serbie, dix ans après la révolution démocratique et la chute de Slobodan Milošević.

Ecouter l'émission du dimanche 4 novembre

1er dimanche du mois

Violences faites au femmes

1re partie : documentaire sonore diffusé par Arte radio

Un podcast à soi (n°11) : Justice pour toutes (56 min 31) La police et la justice face aux violences faites aux femmes Une création de Charlotte Bienaimé

Un an après l’affaire Weinstein et le mouvement Me too, Un podcast à soi explore le traitement policier et judiciaire des violences faites aux femmes, et les moyens de l’améliorer. Comment sont prises en charge les femmes victimes de violence ? Dans les commissariats, les gendarmeries, les tribunaux ? Que leur dit-on ? Comment rend-on justice ? Pourquoi les femmes ont préféré l'écran d'ordinateur au bureau d'un juge ? Et n'avaient-elles pas déjà parlé avant ? Avec les témoignages de victimes de violences confrontées à l’indifférence policière et judiciaire, ainsi que des chercheuses et activistes qui élaborent une critique féministe du droit. En travaillant sur la notion de consentement, la définition du viol, la déqualification des crimes sexuels, la négation de la violence, elles donnent des pistes pour faire changer les lois et les comportements .

2nde partie, interview de la réalisatrice Eléonor Gilbert pour son film documentaire Hôtel Echo (L'Atelier documentaire, 54 min, 2018)

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Ne vois-tu rien venir ? Non je ne vois que le ciel qui rougeoie et le chemin qui poudroie... Depuis une tour de guêt en Ardèche, deux amies cherchent les fumées qui pointeront inexorablement. Mais ce guet est aussi l’histoire d’un guet intérieur. Que voit-on qu’on ne sait nommer ou déclarer ? Des souvenirs pointent, des situations de violence domestique sont évoquées ; ça serait simple si on pouvait les repérer comme on repère une fumées qui commence juste à bruler la forêt.

Le film sera projeté le 18 octobre, à 20 h à Grenoble.

Ecouter l'émission du dimanche 6 octobre

1er dimanche du mois

Notes et récits en apnée

1re partie : Le Ventre de Paul, documentaire sonore de Christophe Rault avec la complicité de Marion Fabien

Christophe Rault part sur les traces de Paul Marulaz, son arrière-grand-père, dont le journal de guerre, écrit entre 1914 et 1916, a été retrouvé presque cent ans après. Au témoignage laissé par le soldat se superpose une autre mémoire, celle de la transmission familiale, qu'il faut creuser pour en faire ressurgir les vestiges.

Enregistré dans les Vosges en juin 2017, ce documentaire dessine une « archéologie de la mémoire », où le personnage de Paul se révèle aux limites du souvenir et de l'oubli. Une production BabelFish asbl réalisé au Studio MIMA, avec le soutien de l'ACSR et du Fonds d'Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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2nde partie Une interview de la réalisatrice Célia Penfornis, pour la sortie de son film Apnées statiques interdites. Une mise en image, par la réalisatrice, du récit d'une fin de vie en forme de plongée en apnée, comme écho à la double difficulté que vivent le malade et ses proches : faire face à la maladie et se confronter à un système de santé inadapté.

Célia Penfornis a réalisé ce documentaire avec le soutien du collectif de création audiovisuelle Les choses du Kolkhoze, à Rennes. La seconde partie de cette interview est consacrée à Comptoir du doc, une association basée à Rennes, dont le rôle est de promouvoir et de diffuser le cinéma documentaire, et où Célia Penfornis travaille comme coordinatrice.

Ecouter l'émission du 2 septembre 2018

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1er dimanche du mois

Le chant des minorités

1re partie : L'Univers danse le semah, un documentaire sonore d'Anaïs Carton (47 min, ACSR, 2018)

L’Univers danse le semah est un témoignage d’exil. Celui d’une minorité hétérodoxe longtemps persécutée par l’Etat turc, les alévis, dont les pratiques rituelles sont éminemment basées sur la musique, la danse et la poésie. En quête d’une reconnaissance au-delà de l’islam, une partie de la communauté des alévis de Belgique tente aujourd’hui de préserver et redécouvrir ces traditions musicales. Ces formes de résistances culturelles sont une occasion d’explorer de nouveaux territoires politiques et sonores où se réinvente une parole longtemps brimée.

Montage: Chloé Despax Prise de son et mixage : Jeanne Debarsy Production : ACSR

2nde partie : interview du réalisateur Max Hureau pour son film L'Ombre des ancêtres (Les Films de l'œil sauvage, 85 min, 2018)

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Isolés aux confins des Carpates ukrainiennes, vivent les Houtsoules. Au fil des travaux saisonniers, leurs chansons et leurs rituels païens révèlent le rapport ambigu qu’ils entretiennent avec leur passé. Y ressurgissent les Arméniens, les Tsiganes et les Juifs, ceux qui partageaient avec eux l’espace des montagnes reculées qui leur servaient à tous de refuge, avant que la guerre ne massacre les uns et ne disperse les autres, laissant les Houtsoules face à eux-mêmes.

Ecouter l'émission du dimanche 1er juillet

1er dimanche du mois

Fragments de vie

Emission du dimanche 3 juin 2018

1re partie : volet 2 du documentaire radiophonique Radio Syria (réalisation et animation d’ateliers: MAËLLE GRAND BOSSI ET CYRIL MOSSÉ)

17 Syriens, tous réfugiés en Belgique. Ils ont renoué avec leurs histoires de guerre à travers un processus d’une vingtaine d’ateliers, et nous les restituent sous la forme d’une narration fiction : des premières intimidations, en 2011, à leur récent exil, en passant par les manifestations, les arrestations, les bombardements, et des violences de toutes sortes. Cette création sonore, dont ils sont les auteurs, narrateurs, personnages principaux et acteurs, donne à entendre leurs voix, celles de femmes et hommes du peuple, et affirme que ceux qui viennent d’ailleurs vivent ici, et que ni eux, ni leurs histoires, ne nous sont plus étrangers.

2nde partie (en présence des réalisatrices) : nous aborderons les documentaires de Carmit Harash et Güldem Durmaz qui interrogent leur histoire personnelle dans leurs films avec en toile de fond une réflexion politique.

Nous nous attarderons plus particulièrement sur Kazarken de Güldem Durmaz

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Une nuit, entre sommeil et veille. Elle, une femme d'origine turque, rêve et se remémore. Éclatement de l'espace, et du temps.
Un personnage mythologique, Chiron le centaure, la guide. Depuis un lieu de l'esprit, une caverne où se projettent souvenirs et visions, Elle arpente les terres d'Anatolie, voyageant librement entre les ruines d'un hôpital antique et les rues d'un village perché dans la montagne au-dessus de l'Euphrate. En cherchant à réorganiser, comme les pièces d'un puzzle, ces fragments de mémoire, pour leur donner un sens, elle trouvera autre chose que ce qui l'animait au départ.

Nous discuterons de plusieurs films de Carmit Harash, qui ont déjà été présentés dans cette émission. Israélienne installée en France depuis de nombreuses années, elle s'appuie sur son histoire pour questionner notre société, la violence qui la traverse. Elle a d'abord réalisé une trilogie sur Israël avec Film de guerre, Demain et Trêve, affrontant sa famille pour comprendre le fonctionnement de son pays de naissance. Dans la dernière trilogie avec Où est la guerre (2015), Attaque (2016) et Christelle (2017), Carmit Harash pointe du doigt les incohérences de la société française, terre laïque qui rejette ses enfants issus de l'immigration et vote massivement pour le Front national aux élections.

Lien vers les films de Carmit Harash https://vimeo.com/carmia

Ecouter l'émission du dimanche 3 juin

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