Un peu d'air frais, l'atelier du documentaire sur 89.4

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Révolte des précaires : vers l'autogestion ?

En écho aux Nuits debout qui fonctionnent en assemblées décisionnaires et aux grèves contre la loi travail de Myriam El Khomri, diffusion ce dimanche 5 juin de deux documentaires radiophoniques. Le premier sur le monde ouvrier d'hier et d'aujourd'hui, produit par Arte radio : des courts-métrages sonores qui complètent le livre de Naïri Nahapétian L'Usine à 20 ans, Arte éditions.

Ecouter la première patrie de l'émission

Le second, L'École pirate, de Fabienne Laumonier et Christophe Rault, nous plonge dans un lycée autogéré en Belgique. IL est issu d'un coffret de trois CD audio, intitulé J'aime pas l'école

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Colombie : rénovation urbaine à Medellín

Emission consacrée à la Colombie avec en première partie deux documentaires sonores :

Des medias paysans face à l'exploitation minière de Benoit Bories (26 min 25, 2014). Rencontre avec des militants.

Le concert de Carthagène, de Samuel Hirsch et Charlotte de Beauvoir (36 min 41, 2012, Arte radio) sur les inégalités dans le pays à travers l'exemple de cette ville côtière du nord de la Colombie.

Invitée de la seconde partie : Catalina Villar, réalisatrice de La Nueva Medellín, sélectionné au Cinéma du réel du 18 au 27 mars dernier à Paris.

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En 1997, Catalina Villar filmait les adolescents d’un quartier populaire de Medellín, alors « ville la plus dangereuse du monde ». Le poète du groupe, Juan Carlos, y était tué trois ans plus tard. Comme l’annonce le titre de ce film-ci, la ville a changé. Mieux : elle se pose en modèle d’innovation urbanistique. Qu’il grimpe sans relâche les escaliers ou qu’il emprunte le « métrocâble », occasion de beaux travellings en plongée, Manuel, l’un des adolescents de 1997 devenu président de son comité de quartier, imprime au film son activisme arpenteur. Mais le montage alterne ce fil suractif avec l’évocation de Juan Carlos, à travers des citations de ses poèmes et le marathon bureaucratique de ses parents pour obtenir réparation de son meurtre. « Cette nuit, tout s’écrit à l’encre de sang… », notait le poète : sous la nouvelle Medellín, avec ses télécabines immaculées, Catalina Villar fait affleurer la violence passée. Les peintres d’une fresque murale se demandent comment suggérer la présence symbolique des armes sans pour autant les peindre. Séquence forte du film, la rencontre avec le maire pointe le fossé entre l’image extérieure d’une Medellín high tech et le travail de terrain à accomplir afin que la Bibliothèque España, énorme bâtiment en surplomb récent mais déjà en ruines, ne devienne pas la métaphore de l’échec du progrès. Déjà un voile noir la recouvre, deuil d’une utopie urbaine… (Charlotte Garson) Production : TS Productions

Ecouter l'émission du dimanche 1er mai (seconde partie)

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Travailleurs insoumis

En cette période de lutte contre la loi travail dite El Khomri, nous avons sélectionné pour ce dimanche 3 avril un documentaire sonore sur les chauffeurs de bus, diffusé en mars 2015 dans l'émission La Parole au travail sur Radio grenouille à Marseille.

Rencontre avec Françoise Davisse, réalisatrice du documentaire Comme des lions, sorti en salle le 23 mars.

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COMME DES LIONS plonge le spectateur au cœur de deux ans d’engagement de salariés de PSA Aulnay, contre la fermeture de leur usine qui employait plus de 3 000 personnes, dont près de 400 intérimaires.

Les lions qui se battent pendant deux ans devant la caméra de Françoise Davisse, ce sont les ouvriers de l’usine PSA d’Aulnay. Bien sur qu'on peut quelque chose contre les fermetures d'usines. Enfin, on pourrait si…on est beaucoup à le décider et à s’impliquer. Pendant deux ans, des salariés de PSA Aulnay se sont opposés à la fermeture de leur usine.

Ils n'ont pas empêché la fermeture. Mais ils ont mis à jour les mensonges de la direction, les faux prétextes, les promesses sans garanties, les raisons de la faiblesse de l'état. Ils se sont même découvert décideurs. Ils ont ouvert une brèche dans le mur du désespoir.

Ecouter la seconde partie de l'émission

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Rêves de jeunes en pays francophones

Le Cinéma du réel, festival international de films documentaires, aura lieu cette année du 18 au 27 mars au centre Pompidou à Paris. A cette occasion, retour sur le documentaire Gam Gam (2015 / France / 135 min), sélectionné en 2015 dans ce festival, avec l'interview des réalisateurs Natacha Samuel et Florent Klockenbring, rencontrés cet été à Marseille. Ils nous emmènent à Ouagadougou au Burkina Faso, en compagnie de leur ami Karim et de sa bande d'anciens dragueurs de touristes européennes.

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Karim, bagagiste à l’aéroport de Brest depuis dix ans, revient comme tous les deux ans dans son Ouagadougou natal. Famille et amis l’attendent de pied ferme, soit pour s’agréger à sa réussite relative, soit pour compléter les pointillés du récit de leur vie. Admiré, craint et critiqué, Karim est en équilibre dans l’interstice entre deux mondes. Frères ou connaissances sont autant de facettes de lui-même, de ce qu’il aurait pu rester : un gam gam, qui dans l’argot de Ouaga désigne un « mélangeur, embrouilleur, vendeur de tout ». Amants éphémères qui ont pu croire quitter l’Afrique via une aventure avec une touriste blanche (c’est le cas de Moustache) ou affaire-man trafiquant des chargeurs de portables, ils n’ont pas pu ou pas voulu partir, et portent sur Karim un regard teinté d’amertume – « ceux qui reviennent ici foutent le pays en l’air », entend-on un soir de veillée. Jamais surplombante ni didactique, la caméra de Natacha Samuel et Florent Klockenbring ne sur-éclaire pas les espaces sombres, nous confrontant dès l’arrivée de Karim à la dynamique de la langue, aux espaces et aux situations. L’immersion parfois tâtonnante des cinéastes, tempérée par leur familiarité de longue date avec ceux qu’ils filment, restitue la désorientation d’un retour provisoire. Les réparations de la maison familiale de Karim deviennent la métaphore d’une usure récurrente, d’une brèche peut-être impossible à combler. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2015 )

Ecouter l'interview

Voir le film Dans le cadre de la biennale des Ecritures du Réel # 3 qui se déroule à Marseille du 02 au 26 mars 2016 et de la programmation " Le Cinéma des ailleurs, Voyage sur des routes d'exils volontaires ou contraints", projection de GAM GAM au cinéma Les Variétés le jeudi 24 mars à 21 heures

Diffusion du documentaire sonore Jusqu’à ce qu’il fasse jour de Caroline Berliner (52 min)

Haïti, décembre 2014. Poètes et penseurs s’apprêtent à investir les ruines de Port-au-Prince pour présenter au public leurs prochaines créations théâtrales. De quoi rêve-t-on quand on a 30 ans à Port-au-Prince ? Pour soi-même, pour l’autre pour le pays ? Quelle place occupe l’artiste dans un pays où tout pousserait vers d’autres priorités, plus criantes, plus nécessaires ? Avec quoi s’avance-t-on dans l’âge adulte dans un pays où l’on dit que l’on survit plutôt que l’on vit ? A l’aube du Festival de théâtre Quatre Chemins – et de la commémoration du séisme qui dévasta le pays cinq ans plus tôt – Caroline Berliner a suivi leur déambulation sur le territoire de la capitale et livre ici un documentaire en deux volets pour traquer les coïncidences entre fiction et réalité, parcours intime et histoire collective, nécessité artistique et engagement citoyen.

Ecouter le documentaire

Emission du dimanche 6 mars

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Dans ma tête un rond-point

Interview de Hassen Ferhani, réalisateur du film Dans ma tête un rond-point, Grand Prix catégorie France du Festival international du documentaire (Fid) à Marseille cet été.

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Dans le plus grand abattoir d’Alger, des hommes vivent et travaillent à huis-clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis et l’enfer, le football se racontent comme des mélodies de Chaabi et de Raï qui cadencent leur vie et leur monde.

Sortie en salle le 24 février

Ecouter l'émission (7 février)

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Des hommes sur un territoire, le Mezzogiorno

Emission du dimanche 3 janvier

Stromboli, un volcan sur la mer documentaire sonore d'Irvic d'Olivier (durée : 40 min 22, production du Crayon Libre avec le soutien du Fonds d'aide à la création radiophonique de la Communauté française de Belgique). Mer Tyrrhénienne, dans l'archipel des îles éoliennes. Sur une surface de 12 km², 400 habitants vivent au pied d'un des volcans les plus actifs d'Europe.

Prise de son et réalisation : Irvic d'Olivier Traduction et voix : Elise Gruau Montage et mixage : Christophe Rault

Ecouter le documentaire

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Interview d'Anita Lamanna et Erwan Kerzanet, réalisateurs du documentaire Magna Graecia - Europa Impari, projeté aux États généraux du documentaire à Lussas (Ardèche) cet été.

Film en cinq tableaux, cinq conversations autour de l'exercice du pouvoir et de la politique dans la vie quotidienne. Un documentaire sur la liberté d'agir de chacun, à son échelle, pour transformer le monde.

La Calabre (Italie du Sud) est un territoire marqué par la tradition, notamment la domination des hommes sur les femmes, la mafia et le racisme. Ce film présente le portrait de femmes de trois générations, d'un professeur qui enseigne le droit naturel à ses élèves, d'un magistrat impliqué dans la lutte contre la mafia, d'un policier qui a suivi les grandes affaires historiques du pays, du maire de Riace qui a ouvert les portes des maisons abandonnées de son village aux migrants africains et d'un immigré installé en Italie qui délivre son savoir sur ce territoire aux nouveaux arrivants. Il questionne la nature de l'homme, son existence et la transmission de ses valeurs.

Ecouter l'interview

Voir le film

Le 24 mars, projection dans le contexte d’une semaine de réflexion sur l’Europe organisée par ATTAC Poitiers.

Vendredi 1er avril à 18 h 30 en présence des réalisateurs au cinéma Jacques-Tati (Tremblay-en-France)

Dimanche 10 avril, projection à Paris en présence des réalisateurs au cinéma l’Escurial dans le 13e arrondissement, à 11 h.

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Réflexion sur le capitalisme

Interview de la réalisatrice Juliana Fanjul pour son film Muchachas, sélectionné aux Etats généraux du documentaire à Lussas (Ardèche) cet été.

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Née au Mexique, Juliana Fanjul y retourne après des années, à la mort de sa grand-mère. Elle y recroise Remedios, Dolores et Lupita, employées dévouées de sa famille depuis toujours. Pourtant personne ne semble remarquer leur présence… Avec ce film qui rend la parole à ces femmes trop discrètes, la réalisatrice rétablit en douceur un fragile équilibre social. Poignant.

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A l'occasion de la sortie en salle du film Oncle Bernard le 9 décembre (Les films du passeur), tourné en 16 mm, Marilyne a interviewé le réalisateur québécois Richard Brouillette. Le documentariste de L'Encerclement (sorti en 2008) questionne, là encore, la démocratie et le néolibéralisme. Cette fois-ci, il nous donne à entendre Bernard Maris, qu'il avait filmé en 2000 pour son film précédent.

"Bernard Maris, alias Oncle Bernard, fut assassiné lors de l'attentat à Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Tournée en mars 2000, dans le contexte du film « L’encerclement – La démocratie dans les rets du néolibéralisme », cette fascinante entrevue avec Oncle B. constitue une véritable « anti-leçon d’économie ». Sans fard ni artifice, le réalisateur laisse toute la place à la parole riche, dissidente, acérée et mutine de Maris. En toute liberté, celui-ci assène à loisir des vérités percutantes qui renversent les dogmes sempiternellement ressassés par le chœur vibrant de la valetaille de la « science » économique. Formidable vulgarisateur dont la verve, l’éloquence, l’érudition et l’alacrité parviennent à rendre passionnants les sujets les plus arides, Oncle Bernard déploie au fil de cet entretien une pensée courageuse en son originalité, qui se révèle d’autant plus précieuse en ces temps de démission intellectuelle et d’austérité économique."

Ecouter l'émission du dimanche 6 décembre 2015

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La classe dominante dans le documentaire

Lors des festivals de cet été, deux films ont retenu notre attention, qui traitent de la classe dominante. Au Festival international du film de Marseille, qui s'est tenu début juillet, nous avons rencontré Chloé Mahieu et Lila Pinell pour leur documentaire Business Club, portrait d'un aristocrate qui a créé sa marque de vêtements. Aux États généraux du film documentaire de Lussas (Ardèche), nous avons interviewé Gaëlle Boucand, qui présentait le film Changement de décor, partie deux d'une trilogie sur un homme qui rénove sa luxueuse maison en Suisse.

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Changement de décor

Un homme de 87 ans supervise la rénovation intérieure de sa propriété genevoise. Satisfait de sa nouvelle maison, il convie différentes personnes à venir la visiter. Ce film est le deuxième volet d'une trilogie, portrait kaléidoscopique d'un personnage singulier.

Avant-première du film jeudi 29 octobre à 20 h 15 au ciné 104 à Pantin (93)

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Business Club

Arthur est un jeune businessman qui a fondé sa marque de vêtements il y a 10 ans et qui a réussi : sa société a connu une progression rapide, il vend et ouvre des boutiques dans le monde entier. Arthur est aristo, ce qu’il met en avant pour réussir, car c’est une clientèle huppée qu’il vise au départ. Il vend des vêtements pour son milieu, la haute société d’Auteuil-Neuilly-Passy, qui se reconnaît dans un certain chic qu’Arthur propose; une clientèle qui partage un style, des valeurs, des activités qui lui sont réservées (chasse, équitation, polo, grands diners de charité) et qui constitue un réseau puissant dont Arthur a su pleinement profiter, mais qui ne suffit plus à la réussite du jeune ambitieux.

Ecouter l'émission du 1er novembre

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La vie rurale

Retour sur le Fid, le festival international de cinéma à Marseille, qui a eu lieu du 30 juin au 6 juillet. Ce rendez-vous estival fait la part belle au documentaire, tout en questionnant les frontières de ce genre avec la fiction.

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Nous avons été séduits par le film de Gaël Lépingle, Une jolie vallée. Ce documentaire atypique prend la forme d'une comédie musicale inspirée du livre Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas. L'intérêt du film réside d'abord dans la rencontre du réalisateur avec les membres de la chorale, composée de chanteurs amateurs de tout âge, habitant un village du Tarn. Gaël Lépingle a d'abord écrit le livret de chant en vue du spectacle de fin d'année. Touché par ces choristes passionnés, il a décidé d'en faire les héros d'un film. Ce documentaire nous interroge sur la classe moyenne rurale. L'énergie des personnages donne espoir dans la capacité des hommes à créer du lien social, en dehors de la société de consommation. Ce film sera projeté à Orléans, au cinéma des Carmes, le samedi 17 octobre à 18 h.

«Un monde vécu» de Claire Gatineau et Yves Robic (2014 — docu­men­taire radiophonique – 90 min)

Partant de la ques­tion de la légis­la­tion des semences, « Un monde vécu » raconte un long voyage fait de ren­contres, auprès de ceux qui ne veulent pas se lais­ser dépos­sé­der par la logique de l’agriculture indus­trielle. Un docu­men­taire sur la recon­quête d’un monde de savoir-faire et d’expérience, d’un monde vécu comme l’écrivait André Gorz. Une réflexion sur la néces­saire recon­quête de notre liberté… Production: acsr et Sonoscaphe avec le sou­tien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ecouter l'émission du 4 octobre 2015

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Le dessin dans le documentaire

Deux films sont présentés ce mois-ci, des sélections des États généraux du film documentaire de Lussas en 2014 : Kijima Stories de Laetitia Mikles (2013 - France - 30 min) et Home Sweet Home de Nadine Naous (2014 - France, Liban - 58 min).

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Kijima Stories de Laetitia Mikles

"M. Kijima n’est plus un yakuza. Il se serait choisi un tout autre destin" clame un article d’un journal de Sapporo (Japon). Mais est-ce bien vrai ? Un mystérieux dessinateur traverse le nord du Japon à la recherche de témoins susceptibles de confirmer ou de réfuter le bouleversement existentiel de l’ex-mafieux. Au fil des rencontres, l'enquête se double d’un autre récit, entièrement visuel, composé de dessins et de furtives séquences d’animation.

Pour commander le DVD : kijimastories(at)hotmail.fr

Pour suivre l'actualité du film : https://fr-fr.facebook.com/kijimastories

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Home Sweet Home de Nadine Naous

À la suite des difficultés financières de son père, directeur d’une école progressiste dans un quartier chiite de Beyrouth, la réalisatrice retourne au Liban. En famille, les discussions fréquentes et souvent drôles, sont animées. À partir de ces confrontations se dessinent l’histoire récente du pays et la façon dont les changements politiques ont irréversiblement transformé la société. "Mes parents vivent seuls à Beyrouth depuis le départ de leurs quatre enfants. Je suis l’aînée, la première à avoir quitté la maison. Je leur rends visite au pays alors qu’ils s’apprêtent à tourner une page dans leur histoire. À 69 ans, après plus de 40 ans de bons et loyaux services en tant que fondateur et directeur de "La Colline libanaise" mon père, criblé de dettes, doit vendre son école et partir à la retraite. Pour mon père, cette étape est forcément douloureuse. Elle est difficile à franchir. Pour ma mère, la vente de l’école semble être un soulagement, une libération. Pour moi, la fermeture de l’école signifie la mort d’une époque."

Rediffusion du documentaire sonore de Laëtitia Mikles, Le Japonais n'est pas une langue scientifique (31 min 45, 2011) diffusé pour la première fois dans l'émission du dimanche 1er décembre 2013

Le Japonais n'est pas une langue scientifique (31 min 45, 2011) de Laëtitia Mikles Portrait amusant et profond d’un homme cosmopolite : un Japonais d’origine malienne, parti étudier l’architecture en Chine. La langue japonaise, on peut l’apprendre, la parler, mais ne songez pas à communiquer avec les gens sans connaître quelque peu la culture du pays du soleil levant… "Deuxième prix de l'œuvre" au festival Longueur d'ondes en 2013.

Ecouter l'émission du dimanche 2 août

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Noche Herida de Nicolás Rincón Gille

Première partie de l'émission, diffusion du documentaire sonore Le Nez dans le guidon de Liévin Chemin (ACSR, 2015, 50 min) À Bruxelles, deux gars ont choisi, cha­cun dans leur spé­cia­lité, de se lan­cer. Réparer des biclous à la petite semaine mais en toute liberté pour l’un, livrer des colis en vélo-cargo et pour­suivre un entre­pre­neu­riat engagé pour l’autre. Tous deux cherchent com­ment contour­ner la com­pé­ti­tion éco­no­mique et pou­voir enfin vive de ce qu’ils aiment faire. Leurs expé­riences, exem­plaires et contra­riées, se confrontent à notre envie de conju­guer tra­vail et passion.

Réalisation, prise de son: Liévin Chemin Montage: Hervé Brindel Mixage: Jeanne Debarsy Création musicale: Nico Musch Production : acsr, avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Interview de Nicolás Rincón Gille pour son documentaire Noche Herida (Nuit blessée), sélectionné au Cinéma du réel cette année dans la compétition internationale (2015 - Belgique, Colombie - 86 minutes)

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"Âme de paix et de guerre, âme de mer et de terre, que tout ce qui est absent ou perdu me soit rendu ou m’apparaisse…" Cette prière murmurée ouvre le troisième volet de "La Campagne racontée", trilogie de Nicolás Rincón Gille sur la tradition orale colombienne confrontée à la violence. Blanca, qui a fui sa campagne en famille sous les coups des paramilitaires, s’occupe de trois de ses petits-fils dans une bicoque des abords de Bogota. Selon la tradition catholique des "âmes bénies", elle prie pour ses morts en échange de leur aide aux vivants. Ce n’est pas cette croyance qui intéresse le cinéaste mais l’armature symbolique qu’elle procure à cette femme "déplacée" qui depuis tient toutes les places, la mort de sa fille l’ayant transformée en mère majuscule. Toujours placée en des points de passage ingénieux, la caméra souvent fixe et en position basse confère à son quotidien sa pleine mesure, sans misérabilisme ni hiératisme. Craignant à raison de voir ses petits-fils partager le destin du plus grand nombre (délinquance ou recrutement par un groupe violent), Blanca s’impose dans leurs moindres activités. Quand elle écoute de la bouche de Camilo une rédaction où il relate les violences qu’a subies sa famille, on se demande dans quelle mesure elle ne lui a pas dicté le récit. De quoi l’enfant se souvient-il ? Et quelles images encore vivaces trompent Blanca sur la nature des pétards entendus un soir de fête ? À quelle "nuit blessée" renvoie ce siège imaginaire ? (Charlotte Garson)

Ecouter l'émission (dimanche 7 juin)

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Entre rêve et cauchemar

Les créations radiophoniques s'intéressent au rêve. Avec Cinépolis, Chloé Despax et Emanuel Lorrain nous plongent dans les rêves des cinéphiles d'hier, à une époque où les cinémas fleurissaient à Bruxelles, avant l'arrivée de la télévision dans tous les foyers. Dans Vendeur de rêves, nous partons à la rencontre des nouveaux propriétaires qui ont fait le choix d'acheter un appartement dans un quartier rénové et reconstruit. Les rêves promis par les promoteurs sont-ils à la hauteur des attentes des habitants qui viennent d'emménager ?

Le rêve, c'est aussi la sortie d'un cauchemar, celui du frère de la réalisatrice Bérengère CEREZALES (Au fond du tiroir) qui a réappris à parler et à marcher après un accident. Dans le reportage Réparer l'excision à la maternité de Saint-Denis d'Anaïs Moutot, le rêve est porteur d'espoir pour ces femmes excisées qui vont redécouvrir leur sexualité.

Réparer l'excision à la maternité de Saint-Denis d'Anaïs Moutot, 2014 – École de journalisme de Sciences Po, 15 min

En France, on estime qu’environ 60 000 femmes sont excisées : leur clitoris, leurs petites lèvres, parfois leurs grandes aussi, ont été retirés. Le département de Seine-Saint-Denis est particulièrement touché car plus d’un quart de ses habitants sont immigrés. Depuis 2012, des médecins de la maternité de Saint-Denis ont créé une unité pour réparer ces femmes. Je suis allée à la rencontre d’Aminata et d’Assa, qui se sont faites opérer en février.

Au fond du tiroir de Bérengère CEREZALES – 2014 – Master documentaire de création de l’Université de Poitiers (Angoulême), 15 min 13

Au fond d’un tiroir, un journal que j’avais tenu avec ma famille sur la rééducation de mon frère après un grave accident. Au jour le jour sont consignés les moindres progrès de Fabrice alors enfermé dans son corps. Dix ans après, je le retrouve et propose à mon frère que nous le relisions ensemble.

Cinépolis de Chloé Despax et Emanuel Lorrain. Y avait Un Cinéma - 8 min 21 Deux heures d'absence - 18 min 52

Cinépolis vous invite à écouter un cinéma imaginaire créé à partir de témoignages sur la période faste des salles aujourd’hui disparues du centre de Bruxelles. La matière sonore collectée par BNA-BBOT est utilisée pour composer un témoignage fictionnel à plusieurs voix sur la diversité des salles qui ont peuplé les artères de Bruxelles des années 1930 aux années 1980. Au Cinépolis, après les actualités Belgavox, on croise King Kong et on entend Tarzan au loin, on polémique sur Godard et on s’émoustille sur Sylvia Kristel. Bécotage et chahutage sont de rigueur pendant le changement de bobines.

Vendeur de rêves de Céline Le Corre, réalisé avec l'artiste visuelle Sophie Cardin à l'occasion de sa résidence aux Ateliers du vent en février et mars dernier (27 min)

À l'heure où le bonheur semble s'incarner dans les images des promoteurs immobiliers, Sophie Cardin peint ses propres "utopies" qu'elle affiche en grand format dans un quartier en pleine mutation, la ZAC Bernard/Duval à Rennes. Ce documentaire sonore est le deuxième volet de la proposition "vendeur de rêves". Il interroge les habitants sur leurs rêves et leurs désirs pour ce quartier qui se construit.

Ecouter l'émission (dimanche 3 mai)

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Villes portuaires, dimanche 5 avril

Voyage radiophonique dans deux villes portuaires, Marseille et Le Havre. Deux villes, deux mondes… Ces réalisations sonores ont été sélectionnées au festival Longueur d'ondes www.longueur-ondes.fr de Brest

Marseille enchantée de Cerise MARECHAUD – réalisé avec Assia Khalid (2013, 27 min)

Said, Santana et Oum Kalthoum, Pepi et Jacques Brel, Annick et Brigitte Fontaine : des Marseillais de naissance ou d’adoption évoquent leur vie en chansons.

Qui est Le Havre, pièce radiophonique de Jean-Guy Coulange www.jgcoulange.com (50 min). Prix de la création Multicanal INA 5.1 au Festival Longueur d’ondes de Brest 2015.

"Qui est Le Havre n’est pas un documentaire ni un reportage. C’est une écoute. Le voyageur-écouteur arrive au Havre par la mer, d’abord le chenal, puis les écluses, le Seamen’s Club, repère des marins en escale et enfin les docks et les terminaux des portes-conteneurs. Il ne verra pas la ville dont le port s’éloigne, se protège. Il ne verra pas la ville devenue invisible. La pièce est bruyante de bout en bout. Des voix viennent relayer cette vision sonore, s’interrogent et racontent une ville-port qui se transforme." Pour Arnaud Lemarchand (maître de conférence en sciences économiques à l’Université du Havre), cité par Jean-Guy Coulange, "Le Havre est une espèce de ville nomade qui s’est momentanément pétrifiée. C’est une femme qui est de passage et qui pourrait repartir. C’est une femme de marin qui pourrait bien décider de ne pas passer sa vie à attendre le retour du navigateur."

Avec le soutien "Du côté des ondes". Première diffusion le lundi 3 novembre 2014 dans l'émission Par ouï-dire, RTBF.

Jean-Guy Coulange présente, à partir du 3 avril, une installation sonore à l'Abbaye de Graville au Havre, avec la création d'une vidéo "Esprits Marins".

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Doc de femmes

La Journée internationale des femmes remonte au début du XXe siècle avec les luttes des ouvrières pour améliorer leurs conditions de travail et des suffragettes qui réclamaient le droit de vote. Elle est née en 1910 sur la proposition de Clara Zetkin lors de la conférence internationale des femmes socialistes. La date du 8 mars s'est imposée progressivement avec notamment la grève des ouvrières de Saint-Petersbourg en 1917.

Pour démarrer l'émission, diffusion de deux prix du festival radiophonique Longueur d'ondes de Brest.

16 septembre-19 février, d'Alice Calm (8 min 07, 2014) a reçu le Prix de la création multicanale.

"Julie, la fille de l'auteure, est en seconde. Après quelques mois d'alimentation chaotique et de mutisme, le dialogue se renoue enfin. Elle dit avoir besoin d'aide et demande une hospitalisation. On leur recommande une psychiatre, spécialiste des troubles alimentaires, une sommité en la matière. Après un premier rendez-vous, Julie est admise d’urgence, le 16 novembre 2011, dans une clinique spécialisée. Elle en sort le 19 février 2012. Lors de l'entrée en terminale de Julie, Alice entreprent avec sa fille le récit de ce temps de soin. Elles choisissent les sujets à aborder : l'arrivée à la clinique, le rythme des journées, les "contrats", l'isolement, les repas, la pesée, la cabine téléphonique, le directeur de la clinique, les infirmières, les médicaments, les autorisations, les autres patientes… La réalisation s’est ensuite déroulée en plusieurs étapes : écrire ce que Julie racontait, classer, trier, enregistrer le texte. Ce sont ses mots et sa voix qui ont été assemblés, sonorisés et mis en espace."

Le Prix « Petites ondes » a été remis à Guisane Humeau pour Plus je vieillis, plus ça me revient ! réalisé durant l'année 2013-2014 pendant sa formation à Créadoc (master à l'université de Poitiers)

A l'occasion du festival Films de femmes de Créteil qui aura lieu du 13 au 22 mars, nous avons interviewé deux réalisatrices dont le travail sera projeté.

Espace Espace, d'Éléonor Gilbert (14 min, 2014) a été sélectionné au Cinéma du Réel en 2014. Une petite fille explique comment, dans la cour de son école, la répartition des espaces de jeu entre filles et garçons lui semble problématique.

Momoko Seto a réalisé un triptyque (Planète A, Planète Z et Planète Sigma) dont le dernier film a été sélectionné à la Berlinade cette année. Après l'exploration des cristaux de sel et des moisissures, la réalisatrice s'intéresse à des insectes endormis dans la glace. Ses courts-métrages filment le réel tout en lui donnant une dimension surnaturelle, à la croisée du film d'animation et du film expérimental. Dans son documentaire Arekara - la vie après (16 min, 2013), présenté à Créteil, elle interroge des personnes qui ont été touchées par le tsunami du 11 mars 2011, à Ishinomaki, au nord de Tokyo. Areka

Ecouter l'émission (dimanche 1er mars)

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Entre deux mondes, dimanche 1er février

Diffusion du documentaire radiophonique Le dehors et le dedans, l’expérience LIP 73 d’Aurélien Bertini (2014, 55 min 16, Radio Campus à Besançon)

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À Besançon, l’usine horlogère LIP a fermé ses portes au début des années 1980. De nombreux conflits sociaux ont jalonné son existence et écrit son histoire, celles d’ouvriers et d’ouvrières qui ont dit non à la fatalité des licenciements. L’année 73 fut celle de toutes les attentions, revendications et créations. Une année de luttes marquées par l’imagination pour préserver leurs emplois : vente des montres à la sauvette dans les rues ou dans l’usine autogérée, création d’un comité d’action pour mener cette lutte, assemblées générales, visites de l’usine au public…Une histoire sociale et politique française ayant connu un retentissement européen et international. S’affirmer, créer un collectif pour conserver leurs emplois : Monique, Charles, Fatima l’ont vécu. 40 ans plus tard, leur voix se succèdent, les archives inédites retrouvées des assemblées générales des ouvriers lors du conflit se dévoilent, des compositions électro-acoustiques s’immergent dans la vie de l’usine et laissent apparaitre de nouveaux horizons sonores, les voix narratives nous interpellent sur notre capacité à agir… aujourd’hui.

Une histoire collective unique qui résonne en chacun de nous. Une histoire à connaitre, à reconnaitre, à revivre aujourd’hui. « Le Dehors et le dedans » est un documentaire qui évoque ces luttes extérieures –visibles- et nos luttes intérieures –invisibles- et nous interroge : Comment passe-t-on de l’inaction à l’action ? Comment le collectif aide l’individu à s’émanciper ? Comment l’individu nourrit le collectif? Comment notre équilibre intérieur/extérieur, notre « dehors » et notre « dedans » nourrissent nos prises de décisions et de position ?

Interview d'Alexandre Westphal, coréalisateur (avec Violaine Baraduc) du film documentaire À mots couverts (2014, 90 min, Embellie films)

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Dans l’enceinte de la prison centrale de Kigali, huit femmes incarcérées témoignent. Vingt ans après le génocide perpétré contre les Tutsi rwandais, Immaculée et ses codétenues racontent leur participation aux violences, retracent leur itinéraire meurtrier et se confient. À l’extérieur, Jérôme, le fils d’Immaculée, occupe une place impossible entre bourreaux et victimes. Né d’un père tutsi, il peine à mettre des mots sur l’histoire qu’il a vécue. La relation qu’il entretient avec sa mère, entre espoir de dialogue et réconciliation impossible, laisse entrevoir les blessures du Rwanda d’aujourd’hui.

Diffusion de la version courte du film (dimanche 1er février à 22h20 sur France 5, 52 min), intitulée Rwanda, l'impossible pardon.

Ecouter l'émission (dimanche 1er février)

**mardi**

États psychologiques

Emission du dimanche 4 janvier

L’heure bleue, documentaire sonore d'Ecaterina Vidick (2013, 53 min, ACSR)

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« Ça com­mence comme ça… »

Comment ça com­mence, au fond ? Et est-ce que ça finit ?

Viola Vertigo, Tiziana et Philippe peinent à dor­mir ou s’endormir. Ils se livrent pudi­que­ment, tout en sla­lo­mant entre idées pré­con­çues et hypo­thé­tiques solu­tions hasar­deuses, tra­çant et retra­çant leur vécu nocturne.

Que se passe-t-il quand le som­meil ne vient pas, alors que les ombres de l’insomnie se des­sinent sur nos murs et que la nuit n’en finit plus de silence ?

L’Heure Bleue est un docu­men­taire qui n’apporte aucune réponse ou expli­ca­tion à l’insomnie. Tout en sui­vant les dérives sen­sibles et déli­cates de la parole, il tente cepen­dant d’entrer dans un uni­vers intime, aussi riche que varié. Sans pré­ten­tion et sans autre forme de trans­mis­sion que celle du témoignage.

Ecouter le documentaire

Folie blanche, documentaire sonore de Fabienne Laumonier (2014, 23min, ACSR et Arte radio))

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« Le fou, c’est un des­truc­teur de consensus ! »

Il y a 13 ans, Joris a été diag­nos­ti­qué schi­zo­phrène. Avec luci­dité et humour, il raconte sa propre expé­rience de la folie. Au récit de Joris répondent les pré­ci­sions d’un psy­chiatre, mais les dis­cours ne s’opposent pas : « Si vous n’êtes pas indif­fé­rent à 90 % de vos pen­sées, vous n’avez plus de liberté ».

Des pro­pos sti­mu­lants qui se tissent avec des extraits de films, un échange avec la réa­li­sa­trice, une mise en son du délire : le docu­men­taire mul­ti­plie les formes pour une ren­contre sin­gu­lière avec la folie.

Ecouter le documentaire

Sœurs de camp, documentaire sonore de Charlotte Rouault et Benoît Bories (2012, 27 min, Arte radio)

Internées en 42-44, elles en rient encore - Prix Bohemia 2013 Le camp de concentration pour femmes de Brens, dans le Tarn, a fonctionné de 1942 à 1944. Trois prisonnières témoignent de leur passage dans le seul camp français pour femmes. Leurs souvenirs sont étonnamment empreints de tendresse, d'amitié et de créativité dans un contexte si sombre. Un hommage à la sororité vécue entre ces femmes, à sa nécessité pour surmonter une telle épreuve. Finaliste aux prix Italia et Europa, ce documentaire a reçu le premier prix Bohemia 2013 du meilleur documentaire radio. Avec les voix de Angelita Bettini, Nuria Mor, Arlette Baena et Rémi Demonsant.

Ecouter le documentaire

**mardi**

De retour de Lussas (2), dimanche 7 décembre

Rencontre avec deux réalisateurs dont les films ont été sélectionnés aux États généraux du film du documentairedu 17 au 23 août dernier à Lussas (Ardèche).

Entre ici et là-bas d'Alexandra Bonta (48 min, Iota production)

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Anna, Madame Lemaire, Dorothée, Germaine, Madame Des Rides, Cécile, Madame La Marquise, Madame Paulissen,... Chez le coiffeur d’une maison de repos spécialisée pour des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, les regards s'échangent, la parole émerge, les ciseaux rythment, la révolte pointe, les sourires naissent.

Spartacus & Cassandra de Ioanis Nuguet (81 min, Morgane production)

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Deux enfants rroms sont recueillis par une jeune trapéziste dans un chapiteau à la périphérie de Paris. Un havre de paix fragile pour ce frère et sa sœur de 13 et 10 ans, déchirés entre le nouveau destin qui s’offre à eux, et leurs parents vivant dans la rue.

**mardi**

De retour de Lussas (1)

Dimanche 2 novembre, diffusion de deux interviews réalisés à Lussas (Ardèche), aux Etats généraux du film documentaire (du 17 au 23 août).

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Interview de Mehran Tamadon, réalisateur du film Iranien. Son documentaire sort en salle le 3 décembre (2014 - 105 min)

Iranien athée, le réalisateur Mehran Tamadon a réussi à convaincre quatre mollahs, partisans de la République Islamique d'Iran, de venir habiter et discuter avec lui pendant deux jours. Dans ce huis clos, les débats se mêlent à la vie quotidienne pour faire émerger sans cesse cette question : comment vivre ensemble lorsque l'appréhension du monde des uns et des autres est si opposée ?

Ce film a été sélectionné au Cinéma du réel et a reçu le grand prix.

Ecouter l'interview

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Interview de Marie-Violaine Brincard autour de son film Au nom du père, du ciel, de tous (2010, 50 min).

D’avril à juillet 1994, au Rwanda, quelques Hutu résistent à la terreur génocidaire et décident d’accueillir et de sauver des Tutsi. Quinze ans plus tard, malgré des tentatives symboliques de reconnaissance, ils sont toujours marginalisés : traîtres pour certains et tueurs potentiels pour d’autres. Joseph, Joséphine, Léonard, Augustin et Marguerite racontent comment, au péril de leur vie, ils ont caché des Tutsi et les ont aidés à s’enfuir. Leurs paroles résonnent alors dans les lieux où ils ont résisté, des collines de Nyanza aux rives du lac Kivu, rendant ainsi sensible l’humanité dont ils ont fait preuve.

Le film sera diffusé jeudi 6 novembre à 14 h au cinéma Les 3 Luxembourg, Paris 6.

Ecouter l'interview

**mardi**

L'école, ici et ailleurs

Interview de Cécile Rousset, coréalisatrice avec Jeanne Paturle du documentaire d'animation, Le COD et le Coquelicot (2013, 24 min, animation papier découpé)

Le COD et le Coquelicot

Dans une école primaire d’un quartier périphérique de Paris réputé difficile, où les équipes d’enseignants s’épuisent et se succèdent d’année en année, cinq jeunes maîtres sans expérience ont fait le pari de rester. Cinq ans après, ils nous parlent de leur quotidien dans ce lieu où ils tentent de construire, dans une alternance de découragement et de projets, une école comme les autres.

Ce film a été sélectionné à Lussas (Ardèche), aux États généraux du film documentaire, du 17 au 23 août dernier. Il sera diffusé dans l'émission Libre court de France 3 vendredi 10 octobre à 1 h 15 du matin.

Diffusion du documentaire sonore Rappelle-toi Bobeica de Céline Le Corre (1 h, production Les Ateliers du vent)

"Je suis allée à Bobeica dire et chanter de la poésie en français dans une école en novembre 2006. Les premiers flocons de neige sont tombés ce jour-là sur Bobeica et son école sans chauffage. Maria est la directrice de cette école où l’on y enseigne le français dès l’école primaire. Cela me ramenait à mon père, ce qu’il m’avait raconté de son enfance dans les années 50 dans un village breton du trégor. Lui aussi a appris le français à l’école. Fils de paysans pauvres comme le sont probablement la plupart des enfants de Bobeica, il faisait chaque jour plusieurs kilomètres à pied pour aller à l’école, par tous les temps. Après l’école, la maison, la ferme, les vaches, les travaux des champs au rythme des saisons. Le givre sur les fenêtres en hiver, le poele à charbon, les toilettes dans la cours, pas de salle de bain, une chambre pour 6. Le français et l’école pour lui et pour mes grands parents était la voie pour sortir de la misère.

Bobeica est un village en Moldavie situé dans le district de Hinsesti à une heure en voiture environ de Chisinau la capitale. Le français à Bobeica, c’est une certaine idée de la liberté. Le français est ma langue maternelle. Le breton est ce qui ne m’a pas été transmis par mes parents.

L’école, la langue maternelle et la langue de la république. L’enfance, le monde rural, la pauvreté, le monde d’hier et le monde de demain. Ce qui disparaît, ce qui apparaît, ce qui change, ce qui ne change pas. Ce que l’on dit et dans quelle langue, ce que l’on ne dit pas. Ce à quoi on rêve, ce à quoi on croit. Ce à quoi on ne croit plus. De l’imaginaire que véhicule le mot France. C’est de tout ça dont je voudrais que parle ce documentaire."

Ecouter l'émission du 5 octobre

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On a grèvé : rencontre avec le réalisateur Denis Gheerbrant

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A l'occasion de la sortie en salle le 10 septembre du documentaire On a grèvé de Denis Gheerbrant, interview du réalisateur et d'un syndicaliste, Claude Levy, permanent CGT, qui a coordonné la grève des femmes de chambre.

Ces femmes immigrées ont arrêté leur travail pendant 28 jours entre mars et avril 2012. Soutenues par la CNT nettoyage et la CGT des hôtels de prestige et économiques, elles ont occupé le trottoir devant les hôtels Première classe et Campanile, pont de Suresne (92). Le conflit s'est terminé par une victoire.

« Elles s’appellent Oulimata, Mariam, Géraldine, Fatoumata… elles sont une trentaine de femmes de chambre. Pendant un mois, elles vont affronter le deuxième groupe hôtelier d’Europe. Elles n’acceptent plus le salaire à la tâche déguisé, les heures données au patron, le mal de dos qui les casse et le mépris dans lequel elles sont tenues. On a grèvé, c’est le récit d’une première fois, un jaillissement de chants et de danses qui renouent avec une culture séculaire de résistance. La rencontre entre leur force de vie et une stratégie syndicale pertinente va leur permettre de gagner, pour la première fois, un vrai statut de travailleuses. »

On a grèvé (70 min) a été sélectionné cette année au Cinéma du réel, le festival international de films documentaires.

La vie d'Aleth : 60 ans d'amour en cachette, un documentaire d'Arte radio réalisé par Sonia Leyglene (14 min 30)

Ils se rencontrent dans une fête en 1956. Aleth est issue d'une famille catholique et pétainiste, Jean est un Juif de gauche immigré de Roumanie. Ils ne se marieront jamais ensemble : Aleth et Jean sont amants depuis soixante ans. L'histoire d'amour de la Saint-Valentin !

Musique originale, mise en ondes & mix : Samuel Hirsch

Ecouter l'émission (dimanche 7 septembre)

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