Un peu d'air frais, l'atelier du documentaire sur 89.4

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1er dimanche du mois

Algériennes-Algériens à Douarnenez

Ecouter l'émission de dimanche 3 novembre

Trois oeuvres à l'honneur au 42e festival de Douarnenez

Diffusion de deux documentaires sonores : L'Élégance du chardonneret et Tibratin-Les lettres. Interview de Laetitia Mikles, réalisatrice du film Que l'amour.

En première heure : diffusion du documentaire de Seham Boutata, réalisé par Alexandra Longuet, L'Élégance du chardonneret (51 min, 2018). Un projet soutenu par le Fonds Gulliver et la Scam, Brouillon d'un rêve

L’Algérien est un éleveur d’oiseau par tradition, et celui qui a sa préférence est sans aucun doute le chardonneret. Présent dans toutes les maisons de la capitale, le « maknine » de son petit nom algérois, est convoité depuis des générations pour son chant exceptionnel et sa beauté. Malheureusement, aujourd’hui, il n'en existe presque plus à l’état sauvage. Urbanisation, pesticides, chasse sans répit sont autant de causes de sa disparition. Rare et prisé, il devient ainsi l'objet d'un trafic, et les meilleurs chanteurs peuvent atteindre des prix conséquents. Quelle relation l’Algérien entretient-il avec cet oiseau ? Et de quoi le chardonneret est-il le symbole ou le témoin ? Pour le savoir, nous sommes allés à Alger, à la rencontre de ses habitants, recueillir la parole des amoureux de ce passereau. Éleveurs, oiseleurs, vétérinaires, psychanalystes, journalistes ou simples aficionados, tous nous parlent de la passion qu’ils entretiennent avec le chardonneret. Ces paroles rares parce que décomplexées nous dépeignent une société loin des clichés habituels…

Seham Boutata

En deuxième heure : diffusion de l'interview de Laetitia Mikles, réalisatrice que nous avons rencontrée cet été au festival de cinéma de Douarnenez en Bretagne consacré aux ALGÉRIENNES – ALGÉRIENS pour la 42e édition.

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Laetitia Mikles a rencontré Abdel un soir où il interprétait Jacques Brel. Tombée sous le charme, elle a décidé de réaliser un portrait documentaire de ce personnage atypique et passionné. Son film Que l'amour est diffusé dans le cadre du mois du documentaire dans les bibliothèques. On peut le voir à Paris à l'Espace Jean-Dame (17, rue Léopold Bellan), le 14 novembre à 20 h.

Tibratin-Les lettres (23 min, 2019), une création de Narimane Baba Aïssa. Tibratin en Kabyle signifie « les lettres », en référence à la correspondance qu'échange sa grand-mère afin de renouer les liens avec des descendant.e.s de sa famille belge. Narimane Baba Aïssa, avec Tribatin, nous fait le récit une quête, celle d'une identité et des origines familiales entreprise par sa grand-mère après une vie passée dans son Algérie natale.

Tibratin

1er dimanche du mois

Algériennes en lutte et en images

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Rencontre avec trois réalisatrices algériennes, à l'occasion du 42e festival de cinéma de Douarnenez. qui avait lieu en août dernier en Bretagne.

A l'initiative de la cinéaste Habiba Djahnine et du collectif Cinéma et Mémoire, des ateliers de création de films documentaires ont rassemblé pendant plus d’un an et demi sept femmes, chacune décidée à écrire et tourner un documentaire qui parlerait d’elle mais aussi des algériens et des algériennes, de leurs mères et de leurs grands-mères, de leurs voisines, de leurs amies et de leurs proches.

Ces réalisatrices, qui grâce à ces ateliers, ont pu écrire leur projet et concrétiser leur désir de documentaire, étaient à Douarnenez pour présenter leurs courts-métrages.

1ère partie (45 minutes) : interview de Wiame Awres, réalisatrice des Filles de la montagnarde, et de Kahina Zina, pour son film Le rideau. Les réalisatrices nous parlent des étapes de construction de leur documentaire comme exploration personnelle et réflexion sur le féminisme. À partir de leur vie et à travers leur cinéma, on découvre une histoire algérienne et la place réservée aux femmes dans la société.

Ecoute d'un documentaire sonore (25 minutes) : ''Mon peuple, les femmes''. Réalisé par Sara dans le cadre de ces ateliers, cette œuvre sonore interroge les cheminements féministes et les possibilités de construire une lutte collective en Algérie.

Dernière partie (46 minutes) : dialogue avec Leïla Saadna à propos de son travail autour de l'histoire de l'immigration et du féminisme et de son court-métrage, réalisé également dans ces ateliers Dis-moi Djamila, si je meurs, comment feras-tu ? Franco-algérienne, Leïla Saadna vit depuis peu d'années dans le pays de son père, qu'elle explore. Nous abordons aussi avec elle un Work in Progress sonore, présenté à Douanenez à partir de portraits photographiques de demandeurs d'asile LGBT en Algérie.

Ecouter l'émission (dimanche 6 octobre)

1er dimanche du mois

Marche pour l'égalité et contre le racisme : début ou fin d'une révolte ?

Ce dimanche 1er septembre, nous diffusons les deux derniers épisodes du documentaire sonore Rock Against Police, des lascars s'organisent, accompagnés de l'analyse de Phuong, une des coréalisatrices.

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EPISODE 5 : « ON N’EST PAS LA POUR GERER LA MISERE ! » – S’INSCRIRE ET LUTTER DANS UN TERRITOIRE

EPISODE 6 : ON N’A PAS FINI DE MARCHER

Ecouter l'émission

1er dimanche du mois

Rock Against Police

Dimanche 7 juillet 2019

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Invitée : Phuong Lan Nguyen, co-réalisatrice de la série de six documentaires sonores Rage Against Police, des lascars s'organisent avec Sara Monimart, Phung Lan Nguyen et Pierre Cresceri.

Suite aux recherches universitaires de Phuong, le projet radiophonique est né. La réalisatrice nous présentera ce travail qui s'est construit à partir des journaux-tracts des militants, initiateurs de plusieurs concerts gratuits et auto-gérés entre 1980 et 1983. Ce mouvement politique et festif s'est déroulé en banlieue parisienne, pour faire face aux violences policières et sociales des immigrés et de leurs enfants dans les cités. Il a essaimé ensuite à Marseille, Lyon et Saint-Dizier.

Phuong a mené une enquête en interviewant les organisateurs qui lui ont donné accès à leurs archives : films, musiques, émissions… Cette matière constitue le documentaire sonore qui entremêle récits, musique, lectures de tracts et voix off autour de la lutte.

Après avoir diffusé le mois dernier les épisodes 1 et 2, nous poursuivons cette écoute avec les épisodes suivants:

Episode 3 : Police hors de nos quartiers!

Episode 4 : Les bandes-son de la révolte

Ecouter l'émission du 7 juillet 2019

1er dimanche du mois

Face à la police

Emission du 2 juin 2019

Mobilisations contre le racisme, l'exclusion, la police : avec Solidarité sans frontières au Chemin Roxham (2018), et avec Rock Against Police, les lascars des cités s'organisent (1980-1983)

- Première partie de programme

Chemin Roxham, 19 mai 2018 Une chronique sonore de 12 minutes

En 2009 L'entente sur les tiers pays sûrs entre le Canada et les Etats-Unis redéfinit les règles entourant les demandes d'asile et le statut de réfugié dans ces deux pays. Depuis l'élection de Donald Trump, la situation empire en raison des décrets anti-immigration. Les réfugiés ne pouvant plus considérer les Etats-Unis comme un pays sûr pour les demandeurs d'asile choisissent de passer la frontière vers le Canada.

Le Chemin Roxham est une petite route, située à la frontière canado-américaine. Rencontre ce 19 mai 2018 au poste frontière, à une centaine de kilomètres au sud de Montréal, sur une portion d'autoroute bloquée par la police, avec Solidarité sans frontières. Contre les menaces de détention, de déportation (un anglicisme ici utilisé pour dire expulsion), et contre les acteurs du groupe identitaire Storm Alliance venus manifester leur hostilité aux réfugiés arrivés par le tout proche chemin Roxham, les militants de Solidarité sans frontières sont sur place pour porter un message de bienvenue aux réfugiés.

Chronique et extraits d'interview avec Aaron Lakoff, porte-parole de Solidarité sans frontières et organisateur de la manifestation

Solidarité sans frontières

USA-IMMIGRATION/CANADA-HAITIANS

- Deuxième partie

Rock Against Police, Les lascars s'organisent

1980. Face aux crimes racistes, aux expulsions, à l'exclusion, les jeunes des banlieues se saisissent du rock punk pour s'affirmer, et dénoncer les violences.

Deux épisodes d'une série de six documentaires sonores

Episode 1 : S'affirmer tel qu'on est et pas tel qu'on devrait être

Episode 2 : Se rencontrer et se coordonner

Deux documentaires sonores de 40 minutes, composés d’entretiens, d’archives et de musiques, qui racontent l’expérience politique du réseau Rock Against Police.

A la fin des années 70, dans un contexte de crise économique et de chômage, les expulsions de jeunes immigrés et les meurtres en banlieue, qu’ils soient commis par des flics ou des beaufs racistes, se multiplient. Un réseau informel et fluctuant se constitue pour réagir collectivement en organisant une série de concerts Rock Against Police au beau milieu des cités.

Production (2017) : collectif Précipité, collectif Lames de son

Prise de son, montage et réalisation : Phung Lan Nguyen, Pierre Cresceri et Sara Monimart

Mixage : Anne Sabatelli

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Ecouter l'émission du 2 juin 2019

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1er dimanche du mois

L'immigration italienne aujourd'hui

1re partie : diffusion du documentaire sonore Italie en France de Carmit Harash, réalisatrice qui est allée à la rencontre des nouveaux immigrés italiens à Paris. Ils nous racontent leurs attentes et leurs déboires. Durée : 45 min

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2nde partie avec des invités : Nico Morabito, auteur de l'article histoire_d_une_greffe_FR.pdf texte traduit par Google en français.

L'article est paru dans la revue italienne il Mulino de juin 2018 Viaggio tra gli italiani all'estero. Racconto di un paese altrove

Diffusion du documentaire Banquette arrière de Marine Vlahovic (12 min, Arte radio)

L'interview de Nico Morabito sera accompagnée de chansons anarchistes italiennes interprétées en direct par la chorale Si bémol et 14 demis

Ecouter l'émission du 5 mai 2019

1er dimanche du mois

Amara, rencontre avec Pierre Michelon

Emission du dimanche 7 avril 2019

Pierre Michelon est membre de La fabrique Phantom et doctorant en Sciences Art Création Recherche (SACRe). Ses précédents films ont été présentés dans des festivals et dans le cadre de programmes curatoriaux et culturels. Ces différents espaces qu’il aborde sans les hiérarchiser sont complémentaires à ses yeux et lui ont permis de dialoguer avec des publics variés. Ce mois de mars, il a présenté C'est la nuit maintenant à Un lieu pour respirer (ex-Espace Khiasma), un documentaire sous forme d'installation, témoignage de l'histoire de Trần Tử Yến, jeune communiste déporté en 1931 de « l’Indochine » vers les « établissements pénitenciers spéciaux » de l’Inini, une subdivision de la Guyane française. Une installation est actuellement visible au Louvre. A l’instar de son film Amara, ces événements font suite à ses recherches sur la déportation coloniale et intègreront son doctorat d’arts visuels SACRe.

Première partie d'émission

Nous ferons une lecture de cette histoire des insurrections et des déportations politiques en Nouvelle-Calédonie pendant la Commune, avec l'écoute de documents sonores réalisés à partir d'archives et de récits, notamment des écrits de Louise Michel et avec une installation présentée actuellement au Louvre, une forme d'intervention de l'archive dans l'espace public

Deuxième partie

Amara : documentaire, réalisé par Pierre Michelon, programmé au Cinéma du Réel en mars 2019

Depuis le Colorado où il a élu domicile, Fouad Mennana entreprend de retrouver la trace de son défunt grand‑père — Amara Mennana — un agriculteur algérien exproprié de ses terres et déporté dans les bagnes de la Guyane "française" en 1926. Fouad lance sur internet quelques bouteilles à la mer. Mais rien n’est moins accessible que la violence du passé, et les archives et les classements et la poussière des cartons taisent secrètement l’histoire de celles et ceux qui n’ont plus de nom : sans nom patronyme, sans numéro, sans sépulture. Et pourtant, entre les paysages de cette disparition, entre Constantine et Saint Laurent du Maroni, entre Alger, Aix-en-Provence et les Etats-Unis, quelques lettres parviennent un jour à leur destination : « si je viens à être libéré, je regagnerai mon pays ».

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C'est la nuit maintenant: Une exposition-laboratoire En Guyane, on retrouvera un jeune communiste vietnamien, Trần Tử Yến, dans l’unique témoignage audiovisuel qu'il a laissé de sa déportation au bagne en 1931. Un témoignage recueilli par la réalisatrice Geneviève Wiels dans le cadre de ses recherches pour la réalisation de son documentaire Au temps de l'Inini, et que Pierre Michelon présente sous forme d'installation.

Ecouter l'émission du 7 avril

1er dimanche du mois

Le travail dans le documentaire

1re partie : diffusion de deux documentaires sonores qui ont remporté le prix "Petites ondes" au festival Longueur d'ondes de Brest (du 23 janvier au 6 février 2019) Il a été décerné ex æquo à “Profession cordiste” de Franck Dépretz et “Kebab blues” de Zoé Perron

saule_marceau.jpg 2nde partie : dans le cadre du festival Filmer le travail qui s'est tenu à Poitiers du 8 au 17 février, rencontre avec la réalisatrice Juliette Achard pour son film Saule Marceau (2017, 34 min, les Films de la caravane)

Juliette Achard et son frère Clément ont grandi dans une cité de banlieue parisienne. Clément est devenu éleveur dans le Limousin. Aux abords de la ferme, le frère et la soeur tournent les séquences d'un western inspiré des films qu'ils regardaient ensemble. Les difficultés rencontrées par le jeune fermier, les souvenirs d'un rêve d'enfant et l'histoire de tout un territoire s’entrecroisent.

Ecouter l'interview d'Assia

Le film est projeté au festival Bobines rebelles le 6 avril à 16 h à Liévin (62)

1er dimanche du mois

Festival Bobines sociales Fahavalo

Emission du 3 février 2019

1re partie : Fahavalo , interview de la réalisatrice Marie-Clémence Andriamonta Paes

En 1947, les rebelles insurgés contre le système colonial appelés « fahavalos » ou « ennemis » de la France sont pourchassés. Marquant l'histoire de Madagascar de leur courage mais aussi de leur persévérance quant à leur quête de liberté, ces années d'insurrection se revivent à travers le dernier film de la productrice et réalisatrice franco-malgache Marie-Clémence Andriamonta-Paes. Sobrement intitulé Fahavalo : Madagascar 1947, il s'agit d'un film inédit sur un événement historique, qui, propre au style de la réalisatrice, s'illustre comme un vibrant témoignage vivant de bout en bout. A travers une série de récits, brillamment illustrés et mis en scène, les derniers témoins évoquent leurs longs mois de résistance dans la forêt, armés seulement de sagaies et de talismans.

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2nde partie : rencontre avec deux organisatrices du festival Bobines sociales qui se tient du 10 au 17 février. Ce festival de documentaires à Paris cherche à travers la projection de films à favoriser des rencontres et des débats sur la société.

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Ecouter l'émission

1er dimanche du mois

Rêver sous le capitalisme

Emission du 6 janvier 2019

Présentation de deux œuvres de la réalisatrice Sophie Bruneau

A travers les expériences individuelles et les histoires racontées, un documentaire sonore, Suicides au travail et un film, Rêver sous le capitalisme, Sophie Bruneau nous livre une réflexion sur le malaise vécu dans le quotidien de l'entreprise, où le règne de l’individualisation, de la performance et de l'intimidation laissent place, dans des espaces qui semblent dénués de vie, à un climat de solitude et de désolation.

1re partie Suicides au travail, documentaire sonore (2009) Durée 46 min Le film se développe à travers trois matériaux principaux. D’abord, la parole de quatre interlocuteurs qui sont confrontés à cette question du suicide au travail dans leur pratique professionnelle. Puis, tel un leitmotiv, l’énumération de brèves journalistiques évoque une situation générale dramatique. Enfin, en contrepoint, les sons d’espaces collectifs de travail et les éléments musicaux qui font résonner les soubassements de ce monde du travail et semblent signifier que personne n’est à l’abri. L’ensemble de l’œuvre aborde à la fois la situation, les éléments de compréhension et les perspectives pour l’action.

Ecouter le documentaire sonore

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2nde partie Interview de la réalisatrice. Entretien avec Sophie Bruneau à propos de son travail de documentariste et de son film Rêver sous le capitalisme.

Douze personnes racontent puis interprètent le souvenir d’un rêve de travail. Ces âmes que l’on malmène décrivent, de façon poétique et politique, leur souffrance subjective au travail. Petit à petit, les rêveurs et leurs rêves font le portrait d’un monde dominé par le capitalisme néolibéral.

Ecouter l'interview de Sophie Bruneau

Une production Alter Ego Films et Michigan Films

1er dimanche du mois

Black Indians

Emission du dimanche 2 décembre

1re partie : Des chemins de traverse, un documentaire radiophonique de Cabiria Chomel réalisé en 2018 et produit avec le soutien de l'ACSR et du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Il existe en Wallonie comme dans beaucoup d’autres endroits, des personnes à qui l’on a transmis des prières secrètes pour soigner, soulager la douleur et les maux du quotidien.

Une pratique ancestrale et vivace, qui fonctionne sans que l’on ne sache vraiment ni comment ni pourquoi. Ici on se le raconte, du presque rien qui compte beaucoup.

2nde partie, rencontre avec Christian Pfohl, le producteur de Lardux films, et Edith Patrouilleau, coréalisatrice, avec Jo Béranger et Hugues Poulain, du documentaire Black Indians.

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Les Black Indians… ce sont des habitants des quartiers de la Nouvelle Orléans, afro-américains qui se regroupent en tribus, fabriquent les plus beaux costumes du monde, et défilent dans les rues tels des anges africains déguisés en indiens de rêve en affirmant à la face du monde la fierté, la beauté, et l’humanité de leurs communautés.

Le film documentaire rend hommage aux esprits indiens de la terre d’Amérique comme le font les Big Chiefs des tribus que nous suivons tout au long du film. Musical et dansé, joyeux, Black Indians nous fait remonter jusqu’aux racines du call and response, forme musicale qui est la dernière tradition vivante de la culture africaine et l’une des sources du jazz…

Ecouter l'émission du 2 décembre 2018

1er dimanche du mois

L'Envers d'une histoire

Une émission consacrée à des luttes de femmes

1re partie : documentaire sonore diffusé par Arte radio Un podcast à soi (n°9) : La révolution sera féministe (51 min 52) Femmes en lutte dans l'Histoire, à Carrefour et sur la ZAD. Une création de Charlotte Bienaimé

Peut-on être révolutionnaire sans être féministe ? Peut-on réclamer l'égalité réelle, les mêmes droits pour tous, une démocratie plus juste, en oubliant la moitié de l'humanité ? De la Révolution française à mai-68, des grèves ouvrières aux occupations étudiantes, les femmes ont été les grandes oubliées des luttes sociales et politiques malgré leurs présences sur les barricades et dans les manifs. Qu'en est-il aujourd'hui, cinquante ans après mai-68 et l'émergence du mouvement féministe ? En ces mois de mobilisation sociale importante, laisse-t-on la parole aux étudiantes, aux ouvrières, aux caissières, aux cheminotes, aux femmes de chambre ? Les habitantes de la ZAD parviennent-elles à faire entendre leurs voix ? Et finalement, est-ce que la véritable Révolution n'est pas celle des Irlandaises obtenant la légalisation de l'avortement, des Chiliennes et des Béninoises se mobilisant contre les violences, des actrices manifestants sur les marches du Palais ou des Américaines marchant contre la politique de Trump et le harcèlement sexuel ?

2nde partie, interview de la réalisatrice Mila Turajlic pour son film documentaire L'Envers d'une histoire : Un siècle yougoslave (1h44, 2018, Survivance) Mila Turajlic retrace l’histoire récente de son pays. A travers le regard de sa mère, retour sur cinquante ans de bouleversements en Serbie.

Une porte condamnée dans un appartement de Belgrade révèle l’histoire d’une famille et d’un pays dans la tourmente. Tandis que la réalisatrice entame une conversation avec sa mère, le portrait intime cède la place à son parcours de révolutionnaire, à son combat contre les fantômes qui hantent la Serbie, dix ans après la révolution démocratique et la chute de Slobodan Milošević.

Ecouter l'émission du dimanche 4 novembre

1er dimanche du mois

Violences faites au femmes

1re partie : documentaire sonore diffusé par Arte radio

Un podcast à soi (n°11) : Justice pour toutes (56 min 31) La police et la justice face aux violences faites aux femmes Une création de Charlotte Bienaimé

Un an après l’affaire Weinstein et le mouvement Me too, Un podcast à soi explore le traitement policier et judiciaire des violences faites aux femmes, et les moyens de l’améliorer. Comment sont prises en charge les femmes victimes de violence ? Dans les commissariats, les gendarmeries, les tribunaux ? Que leur dit-on ? Comment rend-on justice ? Pourquoi les femmes ont préféré l'écran d'ordinateur au bureau d'un juge ? Et n'avaient-elles pas déjà parlé avant ? Avec les témoignages de victimes de violences confrontées à l’indifférence policière et judiciaire, ainsi que des chercheuses et activistes qui élaborent une critique féministe du droit. En travaillant sur la notion de consentement, la définition du viol, la déqualification des crimes sexuels, la négation de la violence, elles donnent des pistes pour faire changer les lois et les comportements .

2nde partie, interview de la réalisatrice Eléonor Gilbert pour son film documentaire Hôtel Echo (L'Atelier documentaire, 54 min, 2018)

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Ne vois-tu rien venir ? Non je ne vois que le ciel qui rougeoie et le chemin qui poudroie... Depuis une tour de guêt en Ardèche, deux amies cherchent les fumées qui pointeront inexorablement. Mais ce guet est aussi l’histoire d’un guet intérieur. Que voit-on qu’on ne sait nommer ou déclarer ? Des souvenirs pointent, des situations de violence domestique sont évoquées ; ça serait simple si on pouvait les repérer comme on repère une fumées qui commence juste à bruler la forêt.

Le film sera projeté le 18 octobre, à 20 h à Grenoble.

Ecouter l'émission du dimanche 6 octobre

1er dimanche du mois

Notes et récits en apnée

1re partie : Le Ventre de Paul, documentaire sonore de Christophe Rault avec la complicité de Marion Fabien

Christophe Rault part sur les traces de Paul Marulaz, son arrière-grand-père, dont le journal de guerre, écrit entre 1914 et 1916, a été retrouvé presque cent ans après. Au témoignage laissé par le soldat se superpose une autre mémoire, celle de la transmission familiale, qu'il faut creuser pour en faire ressurgir les vestiges.

Enregistré dans les Vosges en juin 2017, ce documentaire dessine une « archéologie de la mémoire », où le personnage de Paul se révèle aux limites du souvenir et de l'oubli. Une production BabelFish asbl réalisé au Studio MIMA, avec le soutien de l'ACSR et du Fonds d'Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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2nde partie Une interview de la réalisatrice Célia Penfornis, pour la sortie de son film Apnées statiques interdites. Une mise en image, par la réalisatrice, du récit d'une fin de vie en forme de plongée en apnée, comme écho à la double difficulté que vivent le malade et ses proches : faire face à la maladie et se confronter à un système de santé inadapté.

Célia Penfornis a réalisé ce documentaire avec le soutien du collectif de création audiovisuelle Les choses du Kolkhoze, à Rennes. La seconde partie de cette interview est consacrée à Comptoir du doc, une association basée à Rennes, dont le rôle est de promouvoir et de diffuser le cinéma documentaire, et où Célia Penfornis travaille comme coordinatrice.

Ecouter l'émission du 2 septembre 2018

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1er dimanche du mois

Le chant des minorités

1re partie : L'Univers danse le semah, un documentaire sonore d'Anaïs Carton (47 min, ACSR, 2018)

L’Univers danse le semah est un témoignage d’exil. Celui d’une minorité hétérodoxe longtemps persécutée par l’Etat turc, les alévis, dont les pratiques rituelles sont éminemment basées sur la musique, la danse et la poésie. En quête d’une reconnaissance au-delà de l’islam, une partie de la communauté des alévis de Belgique tente aujourd’hui de préserver et redécouvrir ces traditions musicales. Ces formes de résistances culturelles sont une occasion d’explorer de nouveaux territoires politiques et sonores où se réinvente une parole longtemps brimée.

Montage: Chloé Despax Prise de son et mixage : Jeanne Debarsy Production : ACSR

2nde partie : interview du réalisateur Max Hureau pour son film L'Ombre des ancêtres (Les Films de l'œil sauvage, 85 min, 2018)

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Isolés aux confins des Carpates ukrainiennes, vivent les Houtsoules. Au fil des travaux saisonniers, leurs chansons et leurs rituels païens révèlent le rapport ambigu qu’ils entretiennent avec leur passé. Y ressurgissent les Arméniens, les Tsiganes et les Juifs, ceux qui partageaient avec eux l’espace des montagnes reculées qui leur servaient à tous de refuge, avant que la guerre ne massacre les uns et ne disperse les autres, laissant les Houtsoules face à eux-mêmes.

Ecouter l'émission du dimanche 1er juillet

1er dimanche du mois

Fragments de vie

Emission du dimanche 3 juin 2018

1re partie : volet 2 du documentaire radiophonique Radio Syria (réalisation et animation d’ateliers: MAËLLE GRAND BOSSI ET CYRIL MOSSÉ)

17 Syriens, tous réfugiés en Belgique. Ils ont renoué avec leurs histoires de guerre à travers un processus d’une vingtaine d’ateliers, et nous les restituent sous la forme d’une narration fiction : des premières intimidations, en 2011, à leur récent exil, en passant par les manifestations, les arrestations, les bombardements, et des violences de toutes sortes. Cette création sonore, dont ils sont les auteurs, narrateurs, personnages principaux et acteurs, donne à entendre leurs voix, celles de femmes et hommes du peuple, et affirme que ceux qui viennent d’ailleurs vivent ici, et que ni eux, ni leurs histoires, ne nous sont plus étrangers.

2nde partie (en présence des réalisatrices) : nous aborderons les documentaires de Carmit Harash et Güldem Durmaz qui interrogent leur histoire personnelle dans leurs films avec en toile de fond une réflexion politique.

Nous nous attarderons plus particulièrement sur Kazarken de Güldem Durmaz

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Une nuit, entre sommeil et veille. Elle, une femme d'origine turque, rêve et se remémore. Éclatement de l'espace, et du temps.
Un personnage mythologique, Chiron le centaure, la guide. Depuis un lieu de l'esprit, une caverne où se projettent souvenirs et visions, Elle arpente les terres d'Anatolie, voyageant librement entre les ruines d'un hôpital antique et les rues d'un village perché dans la montagne au-dessus de l'Euphrate. En cherchant à réorganiser, comme les pièces d'un puzzle, ces fragments de mémoire, pour leur donner un sens, elle trouvera autre chose que ce qui l'animait au départ.

Nous discuterons de plusieurs films de Carmit Harash, qui ont déjà été présentés dans cette émission. Israélienne installée en France depuis de nombreuses années, elle s'appuie sur son histoire pour questionner notre société, la violence qui la traverse. Elle a d'abord réalisé une trilogie sur Israël avec Film de guerre, Demain et Trêve, affrontant sa famille pour comprendre le fonctionnement de son pays de naissance. Dans la dernière trilogie avec Où est la guerre (2015), Attaque (2016) et Christelle (2017), Carmit Harash pointe du doigt les incohérences de la société française, terre laïque qui rejette ses enfants issus de l'immigration et vote massivement pour le Front national aux élections.

Lien vers les films de Carmit Harash https://vimeo.com/carmia

Ecouter l'émission du dimanche 3 juin

1er dimanche du mois

Briser ces silences

Ecouter l'émission du 6 mai 2018

Briser le silence,
 de Maelle Grand Bossé et Cyril Mossé


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Diffusion de Radio-Syria, une création collective en 2 épisodes de 50 min, réalisée par l’Atelier Graphoui.
 Seize jeunes hommes et une jeune femme ayant fui la Syrie et le régime de Damas, aujourd'hui réfugiés en Belgique, deviennent auteurs et narrateurs de leur vécu de la terreur, de la guerre et de l'exil. Vous entendrez le premier volet de cette création radiophonique : Briser le silence, qui a reçu le prix Scam du documentaire radio 2017.

Ce silence qui tue


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Interview de la réalisatrice Kim O'Bomsawin


Dans un rapport paru en 2014, la GRC (Gendarmerie royale du Canada) affirmait que 1200 femmes autochtones avaient été assassinées ou étaient portées disparues depuis 30 ans au Canada. Ce chiffre, en réalité, semble aller au-delà de cette estimation.
 Kim O'Bomsawin nous donne des clés de compréhension de cette crise majeure que révèle la grande vulnérabilité des femmes des Premières nations, au Canada. A partir des témoignages de survivantes, de Vancouver à Val d'Or, en passant par Winnipeg, se déroule une histoire, celle des traumatismes et des violences au cœur de l'histoire récente des peuples autochtones du Canada.

Ce silence qui tue : suppléments d'information http://aptn.ca/notrepeuple/video https://fr-fr.facebook.com/Cesilencequitue/

1er dimanche du mois

Rites conservateurs ou libérateurs ?

Emission du 4 mars

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1re partie : Le Jala'a de Sumegne, un documentaire sonore de Didier Tcheuileu Pounsi. Montage : Sébastien Demeffe. Durée : 51 min

"Le Jala'a de Sumegne" nous fait voyager dans l’univers de Francis Sumegne, artiste plasticien basé à Yaoundé au Cameroun. Sumegne, aussi profond que malicieux, se positionne dans le monde de l'art contemporain avec un regard fondamentalement nègre et revigorant.

2nde partie : Le Verrou, film documentaire – 51 min

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Interview des réalisatrices Leila Chaibi et Hélène Poté

Tunis aujourd'hui. Trois femmes, trois témoignages. Houda, Mabrouka et Faouzia ont en commun le tasfih, un rituel magique qui vise à protéger les jeunes filles de toute pénétration, désirée ou subie, avant le mariage. Le sortilège "ferme" les fillettes, et "ouvre" à nouveau les jeunes femmes à la veille de leur nuit de noces. Le Verrou parle du corps féminin, de ses représentations dans l'espace public et privé, de la place des femmes dans l'intimité, la famille, la société tunisienne, et propose une réflexion sur un héritage tiraillé entre traditions et profond besoin d'émancipation.

Ecouter l'émission du 4 mars

1er dimanche du mois

Sans adieu

1re partie d'émission

Coupe Cup Keeper, documentaire de Marie Betbèze, soutenu par l'Atelier de création radiophonique et sonore (ACSR), 19 min. Plongée dans le monde des femmes et leur utilisation de la coupe menstruelle, objet singulier qui refait son apparition, notamment en raison de ses vertus économiques et écologiques.

Bienvenue, de Fabienne Laumonier, production ACSR. Voyage sonore à bord de l'Aquarius, bateau de sauvetage affrété par l'ONG SOS Méditerranée.

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Rencontre avec le producteur Pierre Vinou (production Les Enragés) autour du film "Sans adieu" de Christophe Agou. Le réalisateur de ce documentaire est décédé avant la sortie en salle le 25 octobre dernier de son film. "Sans adieu" fait suite au livre "Face au silence" (Actes Sud, 2010), qui regroupe des photographies de paysans prises dans les monts du Forez (Massif central) par Christophe Agou, sur les terres de son enfance. Le photographe a poursuivi son travail en réalisant un film autour des mêmes personnages. Un projet qui aura duré de 2002 à 2015 et qui s'inscrit au plus près de ces paysans, exclus du système capitaliste, mais dont le combat reste entier.

Ecouter l'émission (dimanche 4 février)

1er dimanche du mois

Orient-Occident : rapports de domination d'hier à aujourd'hui

Emission du dimanche 3 décembre

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Les sanglots de l’aigle pêcheur documentaire sonore de de katia Kovacic (production L'orage)

Cette création sonore accompagne le livre du même nom (auteurs : d'Alban Bensa, Adrian Muckle et Yvon Kacué Goromoedo, Editions Anacharsis, juin 2015) et aborde la guerre kanak de 1917 en Nouvelle-Calédonie.

Au cours de l'année 1917, dans le nord de la Nouvelle-Calédonie, suite aux enrôlements forcés de l'armée française, les Kanaks se révoltent. La répression est féroce : l'armée coloniale, avec des auxiliaires tahitiens et kanaks, mène une politique de la terre brûlée, des populations sont décimées ou déplacées, et les responsables avérés ou putatifs qui n'ont pas été tués sont emprisonnés, jugés puis exécutés ou déplacés. Cette expérience traumatisante a donné lieu à une efflorescence de créations narratives, orales ou écrites, en prose ou en vers, à laquelle les Kanaks confièrent la mémoire de ces événements.

Le documentaire sonore est construit à partir de la collecte qu'Alban Bensa et Jean-Claude Rivière, linguiste, ont fait de 1973 à 2011 autour de récits et poésies appelées tenô sur cette guerre coloniale. Le narrateur de cette création est Yvon Kacué Goromoedo dont le récit biographique évoque les heurts et malheurs des mondes coloniaux. Ce documentaire est à la fois une mise en forme sonore du livre et une création propre. Il fait entendre les voix, les intonations et les intentions de la parole kanak sur cette guerre et sur sa portée, ses prolongements dans la Nouvelle-Calédonie actuelle en réflexion autour de son indépendance.

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Couscous : Les graines de la dignité film documentaire réalisé par Habib Ayeb

Le couscous, avec ses différentes « recettes », constitue la base alimentaire de l’ensemble des populations du Maghreb, dont la Tunisie. En se concentrant sur la production des céréales nécessaires et sur les conditions politiques, sociales, économiques et écologiques de fabrication et de préparation du couscous, le film essaie de montrer qu’au-delà des discours et des postures idéologiques et/ou académiques, la question alimentaire est au cœur des problématiques liées à la dignité humaine individuelle et collective, à l’indépendance et à la souveraineté alimentaire familiales, locales et nationales. Pratiquement autosuffisante en céréales jusqu’au début du 20e siècle, la Tunisie importe aujourd’hui plus de la moitié de ses besoins et voit sa dépendance alimentaire s’aggraver d’une année à l’autre. La dignité, qui a été la demande principale des centaines de milliers de personnes -femmes et hommes- qui se sont soulevées en décembre 2010 et janvier 2011 et ont réussi à faire tomber la dictature de ben Ali, signifie aussi la capacité à pouvoir se nourrir sans devoir tendre la main.

Ecouter l'interview

Actualité du film https://fr-fr.facebook.com/GabesLabess/  

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