Un peu d'air frais, l'atelier du documentaire sur 89.4

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Le travail dans le documentaire

1re partie : diffusion de deux documentaires sonores qui ont remporté le prix "Petites ondes" au festival Longueur d'ondes de Brest (du 23 janvier au 6 février 2019) Il a été décerné ex æquo à “Profession cordiste” de Franck Dépretz et “Kebab blues” de Zoé Perron

saule_marceau.jpg 2nde partie : dans le cadre du festival Filmer le travail qui s'est tenu à Poitiers du 8 au 17 février, rencontre avec la réalisatrice Juliette Achard pour son film Saule Marceau (2017, 34 min, les Films de la caravane)

Juliette Achard et son frère Clément ont grandi dans une cité de banlieue parisienne. Clément est devenu éleveur dans le Limousin. Aux abords de la ferme, le frère et la soeur tournent les séquences d'un western inspiré des films qu'ils regardaient ensemble. Les difficultés rencontrées par le jeune fermier, les souvenirs d'un rêve d'enfant et l'histoire de tout un territoire s’entrecroisent.

Ecouter l'interview d'Assia

Le film est projeté au festival Bobines rebelles le 6 avril à 16 h à Liévin (62)

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Festival Bobines sociales Fahavalo

Emission du 3 février 2019

1re partie : Fahavalo , interview de la réalisatrice Marie-Clémence Andriamonta Paes

En 1947, les rebelles insurgés contre le système colonial appelés « fahavalos » ou « ennemis » de la France sont pourchassés. Marquant l'histoire de Madagascar de leur courage mais aussi de leur persévérance quant à leur quête de liberté, ces années d'insurrection se revivent à travers le dernier film de la productrice et réalisatrice franco-malgache Marie-Clémence Andriamonta-Paes. Sobrement intitulé Fahavalo : Madagascar 1947, il s'agit d'un film inédit sur un événement historique, qui, propre au style de la réalisatrice, s'illustre comme un vibrant témoignage vivant de bout en bout. A travers une série de récits, brillamment illustrés et mis en scène, les derniers témoins évoquent leurs longs mois de résistance dans la forêt, armés seulement de sagaies et de talismans.

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2nde partie : rencontre avec deux organisatrices du festival Bobines sociales qui se tient du 10 au 17 février. Ce festival de documentaires à Paris cherche à travers la projection de films à favoriser des rencontres et des débats sur la société.

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Ecouter l'émission

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Rêver sous le capitalisme

Emission du 6 janvier 2019

Présentation de deux œuvres de la réalisatrice Sophie Bruneau

A travers les expériences individuelles et les histoires racontées, un documentaire sonore, Suicides au travail et un film, Rêver sous le capitalisme, Sophie Bruneau nous livre une réflexion sur le malaise vécu dans le quotidien de l'entreprise, où le règne de l’individualisation, de la performance et de l'intimidation laissent place, dans des espaces qui semblent dénués de vie, à un climat de solitude et de désolation.

1re partie Suicides au travail, documentaire sonore (2009) Durée 46 min Le film se développe à travers trois matériaux principaux. D’abord, la parole de quatre interlocuteurs qui sont confrontés à cette question du suicide au travail dans leur pratique professionnelle. Puis, tel un leitmotiv, l’énumération de brèves journalistiques évoque une situation générale dramatique. Enfin, en contrepoint, les sons d’espaces collectifs de travail et les éléments musicaux qui font résonner les soubassements de ce monde du travail et semblent signifier que personne n’est à l’abri. L’ensemble de l’œuvre aborde à la fois la situation, les éléments de compréhension et les perspectives pour l’action.

Ecouter le documentaire sonore

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2nde partie Interview de la réalisatrice. Entretien avec Sophie Bruneau à propos de son travail de documentariste et de son film Rêver sous le capitalisme.

Douze personnes racontent puis interprètent le souvenir d’un rêve de travail. Ces âmes que l’on malmène décrivent, de façon poétique et politique, leur souffrance subjective au travail. Petit à petit, les rêveurs et leurs rêves font le portrait d’un monde dominé par le capitalisme néolibéral.

Ecouter l'interview de Sophie Bruneau

Une production Alter Ego Films et Michigan Films

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Black Indians

Emission du dimanche 2 décembre

1re partie : Des chemins de traverse, un documentaire radiophonique de Cabiria Chomel réalisé en 2018 et produit avec le soutien de l'ACSR et du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Il existe en Wallonie comme dans beaucoup d’autres endroits, des personnes à qui l’on a transmis des prières secrètes pour soigner, soulager la douleur et les maux du quotidien.

Une pratique ancestrale et vivace, qui fonctionne sans que l’on ne sache vraiment ni comment ni pourquoi. Ici on se le raconte, du presque rien qui compte beaucoup.

2nde partie, rencontre avec Christian Pfohl, le producteur de Lardux films, et Edith Patrouilleau, coréalisatrice, avec Jo Béranger et Hugues Poulain, du documentaire Black Indians.

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Les Black Indians… ce sont des habitants des quartiers de la Nouvelle Orléans, afro-américains qui se regroupent en tribus, fabriquent les plus beaux costumes du monde, et défilent dans les rues tels des anges africains déguisés en indiens de rêve en affirmant à la face du monde la fierté, la beauté, et l’humanité de leurs communautés.

Le film documentaire rend hommage aux esprits indiens de la terre d’Amérique comme le font les Big Chiefs des tribus que nous suivons tout au long du film. Musical et dansé, joyeux, Black Indians nous fait remonter jusqu’aux racines du call and response, forme musicale qui est la dernière tradition vivante de la culture africaine et l’une des sources du jazz…

Ecouter l'émission du 2 décembre 2018

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L'Envers d'une histoire

Une émission consacrée à des luttes de femmes

1re partie : documentaire sonore diffusé par Arte radio Un podcast à soi (n°9) : La révolution sera féministe (51 min 52) Femmes en lutte dans l'Histoire, à Carrefour et sur la ZAD. Une création de Charlotte Bienaimé

Peut-on être révolutionnaire sans être féministe ? Peut-on réclamer l'égalité réelle, les mêmes droits pour tous, une démocratie plus juste, en oubliant la moitié de l'humanité ? De la Révolution française à mai-68, des grèves ouvrières aux occupations étudiantes, les femmes ont été les grandes oubliées des luttes sociales et politiques malgré leurs présences sur les barricades et dans les manifs. Qu'en est-il aujourd'hui, cinquante ans après mai-68 et l'émergence du mouvement féministe ? En ces mois de mobilisation sociale importante, laisse-t-on la parole aux étudiantes, aux ouvrières, aux caissières, aux cheminotes, aux femmes de chambre ? Les habitantes de la ZAD parviennent-elles à faire entendre leurs voix ? Et finalement, est-ce que la véritable Révolution n'est pas celle des Irlandaises obtenant la légalisation de l'avortement, des Chiliennes et des Béninoises se mobilisant contre les violences, des actrices manifestants sur les marches du Palais ou des Américaines marchant contre la politique de Trump et le harcèlement sexuel ?

2nde partie, interview de la réalisatrice Mila Turajlic pour son film documentaire L'Envers d'une histoire : Un siècle yougoslave (1h44, 2018, Survivance) Mila Turajlic retrace l’histoire récente de son pays. A travers le regard de sa mère, retour sur cinquante ans de bouleversements en Serbie.

Une porte condamnée dans un appartement de Belgrade révèle l’histoire d’une famille et d’un pays dans la tourmente. Tandis que la réalisatrice entame une conversation avec sa mère, le portrait intime cède la place à son parcours de révolutionnaire, à son combat contre les fantômes qui hantent la Serbie, dix ans après la révolution démocratique et la chute de Slobodan Milošević.

Ecouter l'émission du dimanche 4 novembre

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Violences faites au femmes

1re partie : documentaire sonore diffusé par Arte radio

Un podcast à soi (n°11) : Justice pour toutes (56 min 31) La police et la justice face aux violences faites aux femmes Une création de Charlotte Bienaimé

Un an après l’affaire Weinstein et le mouvement Me too, Un podcast à soi explore le traitement policier et judiciaire des violences faites aux femmes, et les moyens de l’améliorer. Comment sont prises en charge les femmes victimes de violence ? Dans les commissariats, les gendarmeries, les tribunaux ? Que leur dit-on ? Comment rend-on justice ? Pourquoi les femmes ont préféré l'écran d'ordinateur au bureau d'un juge ? Et n'avaient-elles pas déjà parlé avant ? Avec les témoignages de victimes de violences confrontées à l’indifférence policière et judiciaire, ainsi que des chercheuses et activistes qui élaborent une critique féministe du droit. En travaillant sur la notion de consentement, la définition du viol, la déqualification des crimes sexuels, la négation de la violence, elles donnent des pistes pour faire changer les lois et les comportements .

2nde partie, interview de la réalisatrice Eléonor Gilbert pour son film documentaire Hôtel Echo (L'Atelier documentaire, 54 min, 2018)

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Ne vois-tu rien venir ? Non je ne vois que le ciel qui rougeoie et le chemin qui poudroie... Depuis une tour de guêt en Ardèche, deux amies cherchent les fumées qui pointeront inexorablement. Mais ce guet est aussi l’histoire d’un guet intérieur. Que voit-on qu’on ne sait nommer ou déclarer ? Des souvenirs pointent, des situations de violence domestique sont évoquées ; ça serait simple si on pouvait les repérer comme on repère une fumées qui commence juste à bruler la forêt.

Le film sera projeté le 18 octobre, à 20 h à Grenoble.

Ecouter l'émission du dimanche 6 octobre

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Notes et récits en apnée

1re partie : Le Ventre de Paul, documentaire sonore de Christophe Rault avec la complicité de Marion Fabien

Christophe Rault part sur les traces de Paul Marulaz, son arrière-grand-père, dont le journal de guerre, écrit entre 1914 et 1916, a été retrouvé presque cent ans après. Au témoignage laissé par le soldat se superpose une autre mémoire, celle de la transmission familiale, qu'il faut creuser pour en faire ressurgir les vestiges.

Enregistré dans les Vosges en juin 2017, ce documentaire dessine une « archéologie de la mémoire », où le personnage de Paul se révèle aux limites du souvenir et de l'oubli. Une production BabelFish asbl réalisé au Studio MIMA, avec le soutien de l'ACSR et du Fonds d'Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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2nde partie Une interview de la réalisatrice Célia Penfornis, pour la sortie de son film Apnées statiques interdites. Une mise en image, par la réalisatrice, du récit d'une fin de vie en forme de plongée en apnée, comme écho à la double difficulté que vivent le malade et ses proches : faire face à la maladie et se confronter à un système de santé inadapté.

Célia Penfornis a réalisé ce documentaire avec le soutien du collectif de création audiovisuelle Les choses du Kolkhoze, à Rennes. La seconde partie de cette interview est consacrée à Comptoir du doc, une association basée à Rennes, dont le rôle est de promouvoir et de diffuser le cinéma documentaire, et où Célia Penfornis travaille comme coordinatrice.

Ecouter l'émission du 2 septembre 2018

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Le chant des minorités

1re partie : L'Univers danse le semah, un documentaire sonore d'Anaïs Carton (47 min, ACSR, 2018)

L’Univers danse le semah est un témoignage d’exil. Celui d’une minorité hétérodoxe longtemps persécutée par l’Etat turc, les alévis, dont les pratiques rituelles sont éminemment basées sur la musique, la danse et la poésie. En quête d’une reconnaissance au-delà de l’islam, une partie de la communauté des alévis de Belgique tente aujourd’hui de préserver et redécouvrir ces traditions musicales. Ces formes de résistances culturelles sont une occasion d’explorer de nouveaux territoires politiques et sonores où se réinvente une parole longtemps brimée.

Montage: Chloé Despax Prise de son et mixage : Jeanne Debarsy Production : ACSR

2nde partie : interview du réalisateur Max Hureau pour son film L'Ombre des ancêtres (Les Films de l'œil sauvage, 85 min, 2018)

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Isolés aux confins des Carpates ukrainiennes, vivent les Houtsoules. Au fil des travaux saisonniers, leurs chansons et leurs rituels païens révèlent le rapport ambigu qu’ils entretiennent avec leur passé. Y ressurgissent les Arméniens, les Tsiganes et les Juifs, ceux qui partageaient avec eux l’espace des montagnes reculées qui leur servaient à tous de refuge, avant que la guerre ne massacre les uns et ne disperse les autres, laissant les Houtsoules face à eux-mêmes.

Ecouter l'émission du dimanche 1er juillet

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Fragments de vie

Emission du dimanche 3 juin 2018

1re partie : volet 2 du documentaire radiophonique Radio Syria (réalisation et animation d’ateliers: MAËLLE GRAND BOSSI ET CYRIL MOSSÉ)

17 Syriens, tous réfugiés en Belgique. Ils ont renoué avec leurs histoires de guerre à travers un processus d’une vingtaine d’ateliers, et nous les restituent sous la forme d’une narration fiction : des premières intimidations, en 2011, à leur récent exil, en passant par les manifestations, les arrestations, les bombardements, et des violences de toutes sortes. Cette création sonore, dont ils sont les auteurs, narrateurs, personnages principaux et acteurs, donne à entendre leurs voix, celles de femmes et hommes du peuple, et affirme que ceux qui viennent d’ailleurs vivent ici, et que ni eux, ni leurs histoires, ne nous sont plus étrangers.

2nde partie (en présence des réalisatrices) : nous aborderons les documentaires de Carmit Harash et Güldem Durmaz qui interrogent leur histoire personnelle dans leurs films avec en toile de fond une réflexion politique.

Nous nous attarderons plus particulièrement sur Kazarken de Güldem Durmaz

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Une nuit, entre sommeil et veille. Elle, une femme d'origine turque, rêve et se remémore. Éclatement de l'espace, et du temps.
Un personnage mythologique, Chiron le centaure, la guide. Depuis un lieu de l'esprit, une caverne où se projettent souvenirs et visions, Elle arpente les terres d'Anatolie, voyageant librement entre les ruines d'un hôpital antique et les rues d'un village perché dans la montagne au-dessus de l'Euphrate. En cherchant à réorganiser, comme les pièces d'un puzzle, ces fragments de mémoire, pour leur donner un sens, elle trouvera autre chose que ce qui l'animait au départ.

Nous discuterons de plusieurs films de Carmit Harash, qui ont déjà été présentés dans cette émission. Israélienne installée en France depuis de nombreuses années, elle s'appuie sur son histoire pour questionner notre société, la violence qui la traverse. Elle a d'abord réalisé une trilogie sur Israël avec Film de guerre, Demain et Trêve, affrontant sa famille pour comprendre le fonctionnement de son pays de naissance. Dans la dernière trilogie avec Où est la guerre (2015), Attaque (2016) et Christelle (2017), Carmit Harash pointe du doigt les incohérences de la société française, terre laïque qui rejette ses enfants issus de l'immigration et vote massivement pour le Front national aux élections.

Lien vers les films de Carmit Harash https://vimeo.com/carmia

Ecouter l'émission du dimanche 3 juin

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Briser ces silences

Ecouter l'émission du 6 mai 2018

Briser le silence,
 de Maelle Grand Bossé et Cyril Mossé


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Diffusion de Radio-Syria, une création collective en 2 épisodes de 50 min, réalisée par l’Atelier Graphoui.
 Seize jeunes hommes et une jeune femme ayant fui la Syrie et le régime de Damas, aujourd'hui réfugiés en Belgique, deviennent auteurs et narrateurs de leur vécu de la terreur, de la guerre et de l'exil. Vous entendrez le premier volet de cette création radiophonique : Briser le silence, qui a reçu le prix Scam du documentaire radio 2017.

Ce silence qui tue


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Interview de la réalisatrice Kim O'Bomsawin


Dans un rapport paru en 2014, la GRC (Gendarmerie royale du Canada) affirmait que 1200 femmes autochtones avaient été assassinées ou étaient portées disparues depuis 30 ans au Canada. Ce chiffre, en réalité, semble aller au-delà de cette estimation.
 Kim O'Bomsawin nous donne des clés de compréhension de cette crise majeure que révèle la grande vulnérabilité des femmes des Premières nations, au Canada. A partir des témoignages de survivantes, de Vancouver à Val d'Or, en passant par Winnipeg, se déroule une histoire, celle des traumatismes et des violences au cœur de l'histoire récente des peuples autochtones du Canada.

Ce silence qui tue : suppléments d'information http://aptn.ca/notrepeuple/video https://fr-fr.facebook.com/Cesilencequitue/

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Rites conservateurs ou libérateurs ?

Emission du 4 mars

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1re partie : Le Jala'a de Sumegne, un documentaire sonore de Didier Tcheuileu Pounsi. Montage : Sébastien Demeffe. Durée : 51 min

"Le Jala'a de Sumegne" nous fait voyager dans l’univers de Francis Sumegne, artiste plasticien basé à Yaoundé au Cameroun. Sumegne, aussi profond que malicieux, se positionne dans le monde de l'art contemporain avec un regard fondamentalement nègre et revigorant.

2nde partie : Le Verrou, film documentaire – 51 min

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Interview des réalisatrices Leila Chaibi et Hélène Poté

Tunis aujourd'hui. Trois femmes, trois témoignages. Houda, Mabrouka et Faouzia ont en commun le tasfih, un rituel magique qui vise à protéger les jeunes filles de toute pénétration, désirée ou subie, avant le mariage. Le sortilège "ferme" les fillettes, et "ouvre" à nouveau les jeunes femmes à la veille de leur nuit de noces. Le Verrou parle du corps féminin, de ses représentations dans l'espace public et privé, de la place des femmes dans l'intimité, la famille, la société tunisienne, et propose une réflexion sur un héritage tiraillé entre traditions et profond besoin d'émancipation.

Ecouter l'émission du 4 mars

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Sans adieu

1re partie d'émission

Coupe Cup Keeper, documentaire de Marie Betbèze, soutenu par l'Atelier de création radiophonique et sonore (ACSR), 19 min. Plongée dans le monde des femmes et leur utilisation de la coupe menstruelle, objet singulier qui refait son apparition, notamment en raison de ses vertus économiques et écologiques.

Bienvenue, de Fabienne Laumonier, production ACSR. Voyage sonore à bord de l'Aquarius, bateau de sauvetage affrété par l'ONG SOS Méditerranée.

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Rencontre avec le producteur Pierre Vinou (production Les Enragés) autour du film "Sans adieu" de Christophe Agou. Le réalisateur de ce documentaire est décédé avant la sortie en salle le 25 octobre dernier de son film. "Sans adieu" fait suite au livre "Face au silence" (Actes Sud, 2010), qui regroupe des photographies de paysans prises dans les monts du Forez (Massif central) par Christophe Agou, sur les terres de son enfance. Le photographe a poursuivi son travail en réalisant un film autour des mêmes personnages. Un projet qui aura duré de 2002 à 2015 et qui s'inscrit au plus près de ces paysans, exclus du système capitaliste, mais dont le combat reste entier.

Ecouter l'émission (dimanche 4 février)

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Orient-Occident : rapports de domination d'hier à aujourd'hui

Emission du dimanche 3 décembre

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Les sanglots de l’aigle pêcheur documentaire sonore de de katia Kovacic (production L'orage)

Cette création sonore accompagne le livre du même nom (auteurs : d'Alban Bensa, Adrian Muckle et Yvon Kacué Goromoedo, Editions Anacharsis, juin 2015) et aborde la guerre kanak de 1917 en Nouvelle-Calédonie.

Au cours de l'année 1917, dans le nord de la Nouvelle-Calédonie, suite aux enrôlements forcés de l'armée française, les Kanaks se révoltent. La répression est féroce : l'armée coloniale, avec des auxiliaires tahitiens et kanaks, mène une politique de la terre brûlée, des populations sont décimées ou déplacées, et les responsables avérés ou putatifs qui n'ont pas été tués sont emprisonnés, jugés puis exécutés ou déplacés. Cette expérience traumatisante a donné lieu à une efflorescence de créations narratives, orales ou écrites, en prose ou en vers, à laquelle les Kanaks confièrent la mémoire de ces événements.

Le documentaire sonore est construit à partir de la collecte qu'Alban Bensa et Jean-Claude Rivière, linguiste, ont fait de 1973 à 2011 autour de récits et poésies appelées tenô sur cette guerre coloniale. Le narrateur de cette création est Yvon Kacué Goromoedo dont le récit biographique évoque les heurts et malheurs des mondes coloniaux. Ce documentaire est à la fois une mise en forme sonore du livre et une création propre. Il fait entendre les voix, les intonations et les intentions de la parole kanak sur cette guerre et sur sa portée, ses prolongements dans la Nouvelle-Calédonie actuelle en réflexion autour de son indépendance.

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Couscous : Les graines de la dignité film documentaire réalisé par Habib Ayeb

Le couscous, avec ses différentes « recettes », constitue la base alimentaire de l’ensemble des populations du Maghreb, dont la Tunisie. En se concentrant sur la production des céréales nécessaires et sur les conditions politiques, sociales, économiques et écologiques de fabrication et de préparation du couscous, le film essaie de montrer qu’au-delà des discours et des postures idéologiques et/ou académiques, la question alimentaire est au cœur des problématiques liées à la dignité humaine individuelle et collective, à l’indépendance et à la souveraineté alimentaire familiales, locales et nationales. Pratiquement autosuffisante en céréales jusqu’au début du 20e siècle, la Tunisie importe aujourd’hui plus de la moitié de ses besoins et voit sa dépendance alimentaire s’aggraver d’une année à l’autre. La dignité, qui a été la demande principale des centaines de milliers de personnes -femmes et hommes- qui se sont soulevées en décembre 2010 et janvier 2011 et ont réussi à faire tomber la dictature de ben Ali, signifie aussi la capacité à pouvoir se nourrir sans devoir tendre la main.

Ecouter l'interview

Actualité du film https://fr-fr.facebook.com/GabesLabess/  

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Le Havre, retour au port

Emission du dimanche 5 novembre

MÈmoires d'un condamnÈ, extrait

Mémoires d'un condamné

Allers-retours dans le temps et l'histoire des travailleurs du port

Avec la réalisatrice Sylvestre Meinzer et son film documentaire Mémoires d'un condamné, parcours dans le port du Havre, sur les traces laissées par l'affaire Jules Durand, à la rencontre de personnages, ouvriers, syndicalistes, juges, tous porteurs de la mémoire de cette histoire des luttes ouvrières et de la justice de classe dont Jules Durand est le symbole.

Ecouter l'interview

Séances-débats Mémoires d'un condamné

Paris, cinéma La Clef Lundi 6 novembre à 20 h 15 : projection-débat en présence de Sylvestre Meinzer et des Amis de l'Humanité

Bagnolet, Le Cin'hoche Jeudi 9 novembre à 20 h 30 : séance-discussion en présence de Bernard Tepper, co-animateur du réseau éducation populaire.

Saint-Ouen-l'aumône (95), cinéma Utopia Jeudi 7 décembre : projection-débat en présence de Sylvestre Meinzer et de Jean-Pierre Levaray, ouvrier syndicaliste, écrivain, coordinateur de l'ouvrage " Le Havre La Rebelle"

Qui est Le Havre

Un essai radiophonique de Jean-Guy Coulange, voyage sonore à l'écoute du port et de ses marins

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Qui est Le Havre n’est pas un documentaire ni un reportage. C’est une écoute. Le voyageur-écouteur arrive au Havre par la mer, d’abord le chenal, puis les écluses, le Seamen’s Club, repère des marins en escale et enfin les docks et les terminaux des portes-conteneurs. Il ne verra pas la ville dont le port s’éloigne, se protège. Il ne verra pas la ville devenue invisible. La pièce est bruyante de bout en bout. Des voix viennent relayer cette vision sonore, s’interrogent et racontent une ville-port qui se transforme.

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Ports d'Europe : des luttes de l'île irlandaise d'Inishboffin à Anvers

Emission du dimanche 1er octobre 2017

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What’s up dock ? À la rencontre des dockers du port d’Anvers Un documentaire sonore réalisé en 2014 par Annabelle Petre, Chedia Leroij et Clara Alloing. Un voyage dans le port d'Anvers à la découverte de l'univers des dockers à travers leurs luttes passées et présentes. Une production de l'Atelier de création sonore radiophonique

Des lois et des hommes, combat d'un homme pour une autre Europe

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Au nord-ouest de l'Irlande, sur l'île d'Inishboffin, la pêche au saumon est une tradition ancestrale. Dans ce documentaire, Loïc Jourdain accompagne le combat d'un homme, pour qui le maintien de cette pêche, menacée par des directives européennes, est une question de survie. Une lutte s'engage au nom des habitants de ces territoires, qui refusent de se voir confisquer leur mode de vie et leur héritage ancestral.

Ecouter cette interview

Sortie en salle le 11 octobre

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Les Balles du 14 juillet

Emission dimanche 3 septembre

Balles 14 juillet

14 juillet 1953 : histoire et mémoire d'un événement

A l'occasion de la sortie du livre Les balles du 14 juillet, (édition La Découverte), rencontre avec Daniel Kupferstein, pour son documentaire du même nom, réalisé en 2014. Il fait sortir de l'ombre un événement tragique trop longtemps relégué au silence. Après soixante-quatre ans de mensonge et d'oubli, le temps est venu d'honorer la mémoire de ces morts victimes des balles policières, de leur reconnaître le droit à la justice et à la vérité.

Ecouter la 2nde partie de l'émission

Actualité du livre et du film

Gnawas, mémoire et transmission d'une culture ancestrale

Gnawa

Une proposition de l'atelier de création sonore et radiophonique pour l'écoute de Gnawas jour et nuit, un documentaire musical réalisé par Chloé Despax et Julien Crespin. Avec la musique gnawa, expression d'un héritage aux origines lointaines, la communauté marocaine de Belgique œuvre à la transmission de cette culture ancestrale et captivante.

Ecouter le documentaire

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Quartiers disparus

Emission du dimanche 4 juin

Shibati

Derniers jours à Shibati, d'Hendrick Dusollier, documentaire sorti le 31 mars. Ce documentaire a été lauréat du prix national et du prix des jeunes au festival Cinéma du réel 2017. Shibati est un ancien quartier de la ville de Chongqing, en Chine, qu'Hendrick Dusollier a filmé avant qu'il ne disparaisse, avalé par l'urbanisation. Le documentaire nous fait vivre les dernièrs jours de la vie de ce quartier voué à la démolition. Au gré des rencontres, le réalisateur nous livre le portrait d'un quartier et de ses habitants, plus ou moins prêts dans leurs perspectives de se reconstruire une nouvelle vie loin de Shibati.

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Les Habitués de nuit : un documentaire radiophonique de Cabiria Chomel, réalisé en 2016 Le documentaire retrace la vie nocturne de l'une des dernières brasserie parisiennes autorisées à ouvrir la nuit. On y croise, autour de Pupa, la patronne du lieu qui depuis des décennies fait tourner son commerce dans un esprit familial et chaleureux, les taxis qui chaque nuit se retrouvent entre habitués pour casser le croûte et briser la solitude du travail de nuit. Alors que Pupa se prépare à se retirer, inéluctablement se profile la fermeture de son commerce, et tout un monde qui avec elle disparaît.

Ecouter l'émission

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Filmer la précarité

Emission du dimanche 7 mai : présentation de deux documentaires : Ossana, la vie devant toi, réalisé par Laurine Estrade et Soleil sombre, de Marie Moreau, présenté en compétition française au festival Cinéma du réel 2017

Ossana, la vie devant toi

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Issue de la communauté gitane sédentaire de Perpignan, Ossana a 9 ans. Elle exprime ses envies, ses projets et s'accroche à l'école. Elle veut devenir coiffeuse. En grandissant et avec le temps, les traditions de sa communauté seront-elles plus fortes que sa volonté de s'émanciper ?

Dans ce documentaire Laurine Estrade nous emmène dans l'univers d'une pré-adolescente, dont nous suivons le parcours sur une période de trois ans. Entre enfance et adolescence, entre peur de grandir et projection vers des horizons où, à partir de l'héritage social et familial, l'autonomie est à construire, le documentaire dresse le portrait touchant d’une individualité en devenir.

Projection le 12 mai à 20h30 au Café des Images,  4 square du Théâtre 14200 Hérouville-Saint-Clair, près de Caen.

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Soleil sombre

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Suite à une résidence en tant qu'artiste invitée dans un centre de réinsertion sociale, Marie Moreau s’engage, aux côtés de Djilali et Paulette Kéroum, dans ce projet documentaire, avec comme point de départ des images filmées par Djilali de sa relation amoureuse avec Paulette.

Evoluant entre centre de traitement de substitution, situation de détention, habitat en caravane ou hôpital, l’histoire de Djilali et Paulette devient, pour la réalisatrice, un lieu de relation, d'échange, un espace d'engagement et de bienveillance dans une grande proximité mutuelle. Marie Moreau sonde, au delà des questions de la précarité sociale et psychique, les enjeux de la présence de la caméra, les images se substituant à l'absence de Djilali, retourné en détention.

Projection le 9 juin à 19 h 30 à la médiathèque Marguerite Duras 115 rue de Bagnolet 75020 Paris

2 documentaires - projection en présence de la réalisatrice suivie d’un Débat - Une partie de nous s’est endormie, de Marie Moreau - Soleil sombre de Marie Moreau

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Regards sur la détention

Emission du dimanche 2 avril : présentation de deux documentaires, Visages défendus et A l'air libre, chacun abordant les questions de la détention, à travers l'expérience de détenus ou ex-détenus.

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Dans un premier temps, nous entendrons Catherine Rechard, réalisatrice et photographe, à propos de son documentaire Visages défendus autour de l'identité et de la perte d'identité en détention. A travers des portraits croisés, elle questionne notre perception des personnes détenues et nous fait partager le regard qu'ont individuellement d'ex-détenus sur leur propre expérience. Elle filme des moments d'échange avec les participants à un cours de philosophie donné en prison, une réflexion développée sur les thèmes du regard de l'autre et des effets de la prison et de ce qu'elle représente quand il faut se refaire une place dans la société.

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A l'air libre

Le documentaire A l'air libre nous fait découvrir la ferme de Moyembrie, un centre de réinsertion en placement extérieur, pour des détenus en fin de peine. Nous y passerons un moment avec Samuel Gauthier qui, en tant que membre du personnel encadrant, puis réalisateur (film coréalisé avec Nicolas Ferran), nous montre une expérience unique de réadaptation par la vie collective et une immersion dans la quotidien du travail à la ferme, autour des activités de maraîchage et d'élevage. Pour la vingtaine de détenus habitant et travaillant à la ferme de Moyembrie, le défi est de se reconstruire. Dans ce documentaire, des résidents employés de la ferme nous livrent leur réflexion sur les expériences douloureuses qui les ont amenés en prison, et la difficulté de commencer un projet de vie et d'envisager un retour en société après un temps d'incarcération. La ferme s'avère être, dans un contexte de travail collectif, au grand air, un lieu d'apaisement où l'on reprend confiance.

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**mardi**

Brothers of the Night

Première partie : diffusion du dernier épisode d'Un morceau de chiffon rouge, documentaire sonore de Pierre Baron, Raphaël Mouterde et Frédéric Rouziès qui retrace l'histoire d'une radio en lutte, Lorraine cœur d'acier, créée à Longwy en 1979.

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Interview de Patric Chiha, réalisateur du documentaire Brothers of the Night (Autriche, 2016, 88 minutes), sorti en salle le 8 février dernier et projeté au festival Filmer le travail de Poitiers du 10 au 19 février.

Clairement inspiré d’une esthétique fasbinderienne (les lumières et les costumes de Querelle sont cités en ouverture), avec ces Frères de la nuit, Patric Chiha décide de raconter la complexité de la vie de quelques garçons, rom bulgares, qui vendent leur corps dans une boîte de nuit de Vienne. Importe moins le quotidien crapoteux du commerce sexuel que la théâtralité, les fables que tout le monde entretient ici, clients tout comme démarcheurs. Car on parle énormément ici, pour conjurer autant que pour entretenir, pour rêver autant que pour frimer.

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