Un peu d'air frais, l'atelier du documentaire sur 89.4

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Dimanche 2 avril : regards sur la détention

Présentation de deux documentaires, Visages défendus et A l'air libre, chacun abordant les questions de la détention, à travers l'expérience de détenus ou ex-détenus.

visages défendus

Dans un premier temps, nous entendrons Catherine Rechard, réalisatrice et photographe, à propos de son documentaire Visages défendus autour de l'identité et de la perte d'identité en détention. A travers des portraits croisés, elle questionne notre perception des personnes détenues et nous fait partager le regard qu'ont individuellement d'ex-détenus sur leur propre expérience. Elle filme des moments d'échange avec les participants à un cours de philosophie donné en prison, une réflexion développée sur les thèmes du regard de l'autre et des effets de la prison et de ce qu'elle représente quand il faut se refaire une place dans la société.

A l'air libre

Le documentaire A l'air libre nous fait découvrir la ferme de Moyembrie, un centre de réinsertion en placement extérieur, pour des détenus en fin de peine. Nous y passerons un moment avec Samuel Gauthier qui, en tant que membre du personnel encadrant, puis réalisateur (film coréalisé avec Nicolas Ferran), nous montre une expérience unique de réadaptation par la vie collective et une immersion dans la quotidien du travail à la ferme, autour des activités de maraîchage et d'élevage. Pour la vingtaine de détenus habitant et travaillant à la ferme de Moyembrie, le défi est de se reconstruire. Dans ce documentaire, des résidents employés de la ferme nous livrent leur réflexion sur les expériences douloureuses qui les ont amenés en prison, et la difficulté de commencer un projet de vie et d'envisager un retour en société après un temps d'incarcération. La ferme s'avère être, dans un contexte de travail collectif, au grand air, un lieu d'apaisement où l'on reprend confiance.

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Brothers of the Night

Première partie : diffusion du dernier épisode d'Un morceau de chiffon rouge, documentaire sonore de Pierre Baron, Raphaël Mouterde et Frédéric Rouziès qui retrace l'histoire d'une radio en lutte, Lorraine cœur d'acier, créée à Longwy en 1979.

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Interview de Patric Chiha, réalisateur du documentaire Brothers of the Night (Autriche, 2016, 88 minutes), sorti en salle le 8 février dernier et projeté au festival Filmer le travail de Poitiers du 10 au 19 février.

Clairement inspiré d’une esthétique fasbinderienne (les lumières et les costumes de Querelle sont cités en ouverture), avec ces Frères de la nuit, Patric Chiha décide de raconter la complexité de la vie de quelques garçons, rom bulgares, qui vendent leur corps dans une boîte de nuit de Vienne. Importe moins le quotidien crapoteux du commerce sexuel que la théâtralité, les fables que tout le monde entretient ici, clients tout comme démarcheurs. Car on parle énormément ici, pour conjurer autant que pour entretenir, pour rêver autant que pour frimer.

Ecouter l'émission du dimanche 5 mars

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Dimanche 5 février : A chacun sa bonne

Une émission autour des immigrés, ceux de Lorraine cœur d'acier, une radio en lutte créée en 1979 à Longwy par les sidérurgistes de la CGT. Nous diffusons aujourd'hui le 4e épisode d'Un morceau de chiffon rouge, de Pierre Baron, Raphaël Mouterde et Frédéric Rouziès qui retrace l'histoire de cette radio pirate.

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Puis nous aborderons les conditions de travail des domestiques au Liban à travers le documentaire A chacun sa bonne de Maher Abi Samra. Le réalisateur a placé sa caméra dans les bureaux de l'agence Al Raed qui recrute des femmes étrangères pour travailler dans les familles bourgeoises de son pays. Le film a été sélectionné à Lussas, en Ardèche, cet été aux Etats généraux du film documentaire.

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Kurdistan irakien

Kurdistan

De retour du Kurdistan irakien, Tuga raconte son périple, ses rencontres et les motifs de son voyage. Nous diffuserons également une interview qu'elle a réalisée sur place pour l'émission Jus d'airelle (les 4e et 5e mercredis du mois, de 17 h à 18 h 30 sur Radio libertaire, émission du 31 août 2016), traduite par Élise. Il s'agit d'un entretien avec une chorégraphe kurde qui aborde ses difficultés face au pouvoir pour exprimer librement sa créativité.

Ecouter l'émission du 4 décembre

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Ouvriers révoltés (suite)

Dimanche 6 novembre, diffusion du documentaire sonore Un morceau de chiffon rouge de Pierre Barron, Raphaël Mouterde et Frédéric Rouziès. Episode 2 : Toi que l'on disait taire ; épisode 3 : Les femmes et les enfants aussi

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Lorraine Cœur d’Acier émet pour la première fois le 17 mars 1979 depuis Longwy. Fondée par la CGT, cette radio avait un premier objectif : mobiliser pour la grande manifestation à Paris des sidérurgistes le 23 mars 1979. Immédiatement, cette antenne se fait l’écho de la lutte pour la sauvegarde des emplois dans la sidérurgie (menacés par un projet européen de restructuration du secteur, le plan Davignon).

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Ouvriers révoltés

Diffusion du documentaire sonore Un morceau de chiffon rouge de Pierre Barron, Raphaël Mouterde et Frédéric Rouziès. Episode 1 : Longwy vivra.

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Lorraine Cœur d’Acier émet pour la première fois le 17 mars 1979 depuis Longwy. Fondée par la CGT, cette radio avait un premier objectif : mobiliser pour la grande manifestation à Paris des sidérurgistes le 23 mars 1979. Immédiatement, cette antenne se fait l’écho de la lutte pour la sauvegarde des emplois dans la sidérurgie (menacés par un projet européen de restructuration du secteur, le plan Davignon).

Ecouter l'émission du dimanche 2 octobre (1re partie)

Rencontre avec le réalisateur Aaron Sievers pour son film Flaky et camarades ou le cheval de fer (2008). Son documentaire a été diffusé cet été aux Etats généraux du documentaires à Lussas (Ardèche) dans le cadre de l'atelier "Les bonnes manières".

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Entre Lens, Sallaumines et Lievin, des stages de formation et de réalisation de cinéma direct ont été mis en place par Pierre Gurgand et l’Institut national d’éducation populaire entre 1976 et 1983. La « remise en vie » de ces filmages a été confiée, après le décès de Pierre Gurgand en 2003, à Aaron Sievers. La fragilité des images inversibles, comme la réelle présence des stagiaires, perceptible dans la matière filmée à travers les mouvements, les tremblements, les temps de prise de vue et leur rythme, ont conduit Aaron Sievers à conserver la durée originelle des plans, sans coupe.

Ecouter l'interview du réalisateur

Auteur : Pierre Gurgand, Marie-Jo Aiassa Image : Marie-Jo Aiassa, Gille Brunet, Pierre Gurgand, et les stagiaires de l’Inep Son : Céline Bellanger, Marie-Jo Aiassa, Pierre Gurgand, Aaron Sievers, et les stagiaires de l’Inep Montage : Aaron Sievers, Julien Girardot, Pedro Morais, Céline Bellanger Production : Film Flamme, Association Création Documentaire

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Les effets du nucléaire

De l'extraction de l'uranium pour faire fonctionner les centrales en passant par les essais nucléaires, le continent africain et plus largement les anciennes colonies françaises subissent encore aujourd'hui les conséquences des décisions des hommes politiques d'engager la France dans cette industrie à partir des années 1950. Les militaires français n'ont pas été épargnés par cette nouvelle technologie polluante et nocive sur la santé des populations. Mais le secret défense a ses limites : la parole des vétérans de l'armée française, des anciens travailleurs des mines et des habitants des zones contaminées se libère.

''Témoignages de vétérans des essais nucléaires français,'' documentaire sonore de 2010 réalisé par Faïdos

Ce documentaire sonore est réalisé à partir d’interviews de vétérans des essais nucléaires à Reggane et dans les atolls de la polynésie française. Certaines personnes font partie de l’AVEN (association des vétérans des essais nucléaires) qui se bat pour la reconnaissance des droits des vétérans des essais nucléaires français et leurs justes indemnisations par l’Etat français. Un décret d’application concernant cette dernière est attendue pour le début de l’été. En janvier 2007, le Ministère de la Défense publie un dossier de presse reconnaissant officiellement que des « exercices en ambiance "post-explosion" ont été réalisés (...) en zone contaminée », près du point zéro de Gerboise rouge (27 décembre 1960) et Gerboise verte (25 avril 1961). Ainsi, l’objectif des essais nucléaires n’était pas seulement de développer l’armement, mais également de préparer les soldats français à la guerre du futur.

Colère dans le vent

La Colère dans le vent, film documentaire d'Amina Weira (2016 - 54 min - HD - Couleur - France, Bénin, Niger), diffusé cette année aux États généraux du film documentaire de Lussas (Ardèche)

Dans ma ville d’origine Arlit, au Nord du Niger, Areva exploite l’uranium depuis 1976. Aujourd’hui, une bonne partie de cette région, balayée par les vents de sable, est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt. Une partie de l’année, de violents vents de sable enveloppent entièrement la ville. Ce vent de poussière propage des substances radioactives. Chacun cherche un abri. La ville devient calme, toutes les activités sont stoppées. Mon père, travailleur de la mine d’uranium en retraite, est au cœur de ce film. Il dépoussière ses souvenirs, les 35 années de son passage à la mine. Grâce à lui, je vais à la rencontre d’autres anciens travailleurs et des plus jeunes qui ont certainement leur mot à dire.

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At(h)ome, documentaire d'Élisabeth Leuvrey (2013, 53 min, les Écrans du large), diffusé cette année aux États généraux du film documentaire de Lussas (Ardèche)

Plus de cinquante ans après la fin de la guerre, une cinéaste et un photographe, issus des deux camps du conflit et enfants héritiers de l’histoire coloniale franco-algérienne, nous ramènent en 1962 en plein Sahara algérien. D’une zone désertique irradiée aux faubourgs d’Alger, ils suivent le parcours d’une explosion nucléaire expérimentale. De l’essai à l’accident, des retombés environnementales au « recyclage » des lieux du passé… Le point de départ est historique mais l’histoire contée nous rattrape au présent et vient nous chercher là où nous sommes – at home – pour un face à face avec des retombées sans frontière.

Film diffusé mercredi 21 septembre à 19 h 30 à la Scam (sur réservation à distrib@lesecransdularge.fr ou 06 80 21 52 94)

Ecouter l'émission du 4 septembre 2016

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L'exil

Interview d'Olivier Dury pour son film Mirages (46 min, 2008) cer_mirages.jpg

Chaque jour, à mille lieues d’ici, des dizaines d’hommes porteurs d’un espoir inouï s’en vont, désireux d’atteindre l’Europe. Durant les premiers jours de leur traversée entre Agadez et Djanet, entre Niger et Algérie, les émigrants doivent affronter le temps du désert, ses stases, ses accélérations foudroyantes, son immobilité minérale. Cette épreuve qui les traverse fait d’eux des sans-papiers. C’est durant ce trajet que le film les singularise, les détourne un instant de l’invisibilité qui les attend.

Interview de Damien Froidevaux pour son film La Mort du dieu serpent (91 min, 2014)

DIEUSERPENT_02.jpg Suite à une bagarre qui tourne mal, Koumba, 20 ans, est expulsée au Sénégal. Arrivée en France à l’âge de 2 ans, elle avait négligé de demander la nationalité française à sa majorité. La jeune parisienne agitée se retrouve en 48h dans un village sénégalais perdu dans la brousse, loin de sa famille et de sa vie à Paris. Récit de cinq ans d’exil : du fait divers à l’épopée tragique.

Ecouter l'émission (dimanche 3 juillet)

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Révolte des précaires : vers l'autogestion ?

En écho aux Nuits debout qui fonctionnent en assemblées décisionnaires et aux grèves contre la loi travail de Myriam El Khomri, diffusion ce dimanche 5 juin de deux documentaires radiophoniques. Le premier sur le monde ouvrier d'hier et d'aujourd'hui, produit par Arte radio : des courts-métrages sonores qui complètent le livre de Naïri Nahapétian L'Usine à 20 ans, Arte éditions.

Ecouter la première patrie de l'émission

Le second, L'École pirate, de Fabienne Laumonier et Christophe Rault, nous plonge dans un lycée autogéré en Belgique. IL est issu d'un coffret de trois CD audio, intitulé J'aime pas l'école

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Colombie : rénovation urbaine à Medellín

Emission consacrée à la Colombie avec en première partie deux documentaires sonores :

Des medias paysans face à l'exploitation minière de Benoit Bories (26 min 25, 2014). Rencontre avec des militants.

Le concert de Carthagène, de Samuel Hirsch et Charlotte de Beauvoir (36 min 41, 2012, Arte radio) sur les inégalités dans le pays à travers l'exemple de cette ville côtière du nord de la Colombie.

Invitée de la seconde partie : Catalina Villar, réalisatrice de La Nueva Medellín, sélectionné au Cinéma du réel du 18 au 27 mars dernier à Paris.

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En 1997, Catalina Villar filmait les adolescents d’un quartier populaire de Medellín, alors « ville la plus dangereuse du monde ». Le poète du groupe, Juan Carlos, y était tué trois ans plus tard. Comme l’annonce le titre de ce film-ci, la ville a changé. Mieux : elle se pose en modèle d’innovation urbanistique. Qu’il grimpe sans relâche les escaliers ou qu’il emprunte le « métrocâble », occasion de beaux travellings en plongée, Manuel, l’un des adolescents de 1997 devenu président de son comité de quartier, imprime au film son activisme arpenteur. Mais le montage alterne ce fil suractif avec l’évocation de Juan Carlos, à travers des citations de ses poèmes et le marathon bureaucratique de ses parents pour obtenir réparation de son meurtre. « Cette nuit, tout s’écrit à l’encre de sang… », notait le poète : sous la nouvelle Medellín, avec ses télécabines immaculées, Catalina Villar fait affleurer la violence passée. Les peintres d’une fresque murale se demandent comment suggérer la présence symbolique des armes sans pour autant les peindre. Séquence forte du film, la rencontre avec le maire pointe le fossé entre l’image extérieure d’une Medellín high tech et le travail de terrain à accomplir afin que la Bibliothèque España, énorme bâtiment en surplomb récent mais déjà en ruines, ne devienne pas la métaphore de l’échec du progrès. Déjà un voile noir la recouvre, deuil d’une utopie urbaine… (Charlotte Garson) Production : TS Productions

Ecouter l'émission du dimanche 1er mai (seconde partie)

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Travailleurs insoumis

En cette période de lutte contre la loi travail dite El Khomri, nous avons sélectionné pour ce dimanche 3 avril un documentaire sonore sur les chauffeurs de bus, diffusé en mars 2015 dans l'émission La Parole au travail sur Radio grenouille à Marseille.

Rencontre avec Françoise Davisse, réalisatrice du documentaire Comme des lions, sorti en salle le 23 mars.

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COMME DES LIONS plonge le spectateur au cœur de deux ans d’engagement de salariés de PSA Aulnay, contre la fermeture de leur usine qui employait plus de 3 000 personnes, dont près de 400 intérimaires.

Les lions qui se battent pendant deux ans devant la caméra de Françoise Davisse, ce sont les ouvriers de l’usine PSA d’Aulnay. Bien sur qu'on peut quelque chose contre les fermetures d'usines. Enfin, on pourrait si…on est beaucoup à le décider et à s’impliquer. Pendant deux ans, des salariés de PSA Aulnay se sont opposés à la fermeture de leur usine.

Ils n'ont pas empêché la fermeture. Mais ils ont mis à jour les mensonges de la direction, les faux prétextes, les promesses sans garanties, les raisons de la faiblesse de l'état. Ils se sont même découvert décideurs. Ils ont ouvert une brèche dans le mur du désespoir.

Ecouter la seconde partie de l'émission

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Rêves de jeunes en pays francophones

Le Cinéma du réel, festival international de films documentaires, aura lieu cette année du 18 au 27 mars au centre Pompidou à Paris. A cette occasion, retour sur le documentaire Gam Gam (2015 / France / 135 min), sélectionné en 2015 dans ce festival, avec l'interview des réalisateurs Natacha Samuel et Florent Klockenbring, rencontrés cet été à Marseille. Ils nous emmènent à Ouagadougou au Burkina Faso, en compagnie de leur ami Karim et de sa bande d'anciens dragueurs de touristes européennes.

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Karim, bagagiste à l’aéroport de Brest depuis dix ans, revient comme tous les deux ans dans son Ouagadougou natal. Famille et amis l’attendent de pied ferme, soit pour s’agréger à sa réussite relative, soit pour compléter les pointillés du récit de leur vie. Admiré, craint et critiqué, Karim est en équilibre dans l’interstice entre deux mondes. Frères ou connaissances sont autant de facettes de lui-même, de ce qu’il aurait pu rester : un gam gam, qui dans l’argot de Ouaga désigne un « mélangeur, embrouilleur, vendeur de tout ». Amants éphémères qui ont pu croire quitter l’Afrique via une aventure avec une touriste blanche (c’est le cas de Moustache) ou affaire-man trafiquant des chargeurs de portables, ils n’ont pas pu ou pas voulu partir, et portent sur Karim un regard teinté d’amertume – « ceux qui reviennent ici foutent le pays en l’air », entend-on un soir de veillée. Jamais surplombante ni didactique, la caméra de Natacha Samuel et Florent Klockenbring ne sur-éclaire pas les espaces sombres, nous confrontant dès l’arrivée de Karim à la dynamique de la langue, aux espaces et aux situations. L’immersion parfois tâtonnante des cinéastes, tempérée par leur familiarité de longue date avec ceux qu’ils filment, restitue la désorientation d’un retour provisoire. Les réparations de la maison familiale de Karim deviennent la métaphore d’une usure récurrente, d’une brèche peut-être impossible à combler. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2015 )

Ecouter l'interview

Voir le film Dans le cadre de la biennale des Ecritures du Réel # 3 qui se déroule à Marseille du 02 au 26 mars 2016 et de la programmation " Le Cinéma des ailleurs, Voyage sur des routes d'exils volontaires ou contraints", projection de GAM GAM au cinéma Les Variétés le jeudi 24 mars à 21 heures

Diffusion du documentaire sonore Jusqu’à ce qu’il fasse jour de Caroline Berliner (52 min)

Haïti, décembre 2014. Poètes et penseurs s’apprêtent à investir les ruines de Port-au-Prince pour présenter au public leurs prochaines créations théâtrales. De quoi rêve-t-on quand on a 30 ans à Port-au-Prince ? Pour soi-même, pour l’autre pour le pays ? Quelle place occupe l’artiste dans un pays où tout pousserait vers d’autres priorités, plus criantes, plus nécessaires ? Avec quoi s’avance-t-on dans l’âge adulte dans un pays où l’on dit que l’on survit plutôt que l’on vit ? A l’aube du Festival de théâtre Quatre Chemins – et de la commémoration du séisme qui dévasta le pays cinq ans plus tôt – Caroline Berliner a suivi leur déambulation sur le territoire de la capitale et livre ici un documentaire en deux volets pour traquer les coïncidences entre fiction et réalité, parcours intime et histoire collective, nécessité artistique et engagement citoyen.

Ecouter le documentaire

Emission du dimanche 6 mars

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Dans ma tête un rond-point

Interview de Hassen Ferhani, réalisateur du film Dans ma tête un rond-point, Grand Prix catégorie France du Festival international du documentaire (Fid) à Marseille cet été.

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Dans le plus grand abattoir d’Alger, des hommes vivent et travaillent à huis-clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis et l’enfer, le football se racontent comme des mélodies de Chaabi et de Raï qui cadencent leur vie et leur monde.

Sortie en salle le 24 février

Ecouter l'émission (7 février)

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Des hommes sur un territoire, le Mezzogiorno

Emission du dimanche 3 janvier

Stromboli, un volcan sur la mer documentaire sonore d'Irvic d'Olivier (durée : 40 min 22, production du Crayon Libre avec le soutien du Fonds d'aide à la création radiophonique de la Communauté française de Belgique). Mer Tyrrhénienne, dans l'archipel des îles éoliennes. Sur une surface de 12 km², 400 habitants vivent au pied d'un des volcans les plus actifs d'Europe.

Prise de son et réalisation : Irvic d'Olivier Traduction et voix : Elise Gruau Montage et mixage : Christophe Rault

Ecouter le documentaire

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Interview d'Anita Lamanna et Erwan Kerzanet, réalisateurs du documentaire Magna Graecia - Europa Impari, projeté aux États généraux du documentaire à Lussas (Ardèche) cet été.

Film en cinq tableaux, cinq conversations autour de l'exercice du pouvoir et de la politique dans la vie quotidienne. Un documentaire sur la liberté d'agir de chacun, à son échelle, pour transformer le monde.

La Calabre (Italie du Sud) est un territoire marqué par la tradition, notamment la domination des hommes sur les femmes, la mafia et le racisme. Ce film présente le portrait de femmes de trois générations, d'un professeur qui enseigne le droit naturel à ses élèves, d'un magistrat impliqué dans la lutte contre la mafia, d'un policier qui a suivi les grandes affaires historiques du pays, du maire de Riace qui a ouvert les portes des maisons abandonnées de son village aux migrants africains et d'un immigré installé en Italie qui délivre son savoir sur ce territoire aux nouveaux arrivants. Il questionne la nature de l'homme, son existence et la transmission de ses valeurs.

Ecouter l'interview

Voir le film

Le 24 mars, projection dans le contexte d’une semaine de réflexion sur l’Europe organisée par ATTAC Poitiers.

Vendredi 1er avril à 18 h 30 en présence des réalisateurs au cinéma Jacques-Tati (Tremblay-en-France)

Dimanche 10 avril, projection à Paris en présence des réalisateurs au cinéma l’Escurial dans le 13e arrondissement, à 11 h.

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Réflexion sur le capitalisme

Interview de la réalisatrice Juliana Fanjul pour son film Muchachas, sélectionné aux Etats généraux du documentaire à Lussas (Ardèche) cet été.

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Née au Mexique, Juliana Fanjul y retourne après des années, à la mort de sa grand-mère. Elle y recroise Remedios, Dolores et Lupita, employées dévouées de sa famille depuis toujours. Pourtant personne ne semble remarquer leur présence… Avec ce film qui rend la parole à ces femmes trop discrètes, la réalisatrice rétablit en douceur un fragile équilibre social. Poignant.

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A l'occasion de la sortie en salle du film Oncle Bernard le 9 décembre (Les films du passeur), tourné en 16 mm, Marilyne a interviewé le réalisateur québécois Richard Brouillette. Le documentariste de L'Encerclement (sorti en 2008) questionne, là encore, la démocratie et le néolibéralisme. Cette fois-ci, il nous donne à entendre Bernard Maris, qu'il avait filmé en 2000 pour son film précédent.

"Bernard Maris, alias Oncle Bernard, fut assassiné lors de l'attentat à Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Tournée en mars 2000, dans le contexte du film « L’encerclement – La démocratie dans les rets du néolibéralisme », cette fascinante entrevue avec Oncle B. constitue une véritable « anti-leçon d’économie ». Sans fard ni artifice, le réalisateur laisse toute la place à la parole riche, dissidente, acérée et mutine de Maris. En toute liberté, celui-ci assène à loisir des vérités percutantes qui renversent les dogmes sempiternellement ressassés par le chœur vibrant de la valetaille de la « science » économique. Formidable vulgarisateur dont la verve, l’éloquence, l’érudition et l’alacrité parviennent à rendre passionnants les sujets les plus arides, Oncle Bernard déploie au fil de cet entretien une pensée courageuse en son originalité, qui se révèle d’autant plus précieuse en ces temps de démission intellectuelle et d’austérité économique."

Ecouter l'émission du dimanche 6 décembre 2015

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La classe dominante dans le documentaire

Lors des festivals de cet été, deux films ont retenu notre attention, qui traitent de la classe dominante. Au Festival international du film de Marseille, qui s'est tenu début juillet, nous avons rencontré Chloé Mahieu et Lila Pinell pour leur documentaire Business Club, portrait d'un aristocrate qui a créé sa marque de vêtements. Aux États généraux du film documentaire de Lussas (Ardèche), nous avons interviewé Gaëlle Boucand, qui présentait le film Changement de décor, partie deux d'une trilogie sur un homme qui rénove sa luxueuse maison en Suisse.

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Changement de décor

Un homme de 87 ans supervise la rénovation intérieure de sa propriété genevoise. Satisfait de sa nouvelle maison, il convie différentes personnes à venir la visiter. Ce film est le deuxième volet d'une trilogie, portrait kaléidoscopique d'un personnage singulier.

Avant-première du film jeudi 29 octobre à 20 h 15 au ciné 104 à Pantin (93)

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Business Club

Arthur est un jeune businessman qui a fondé sa marque de vêtements il y a 10 ans et qui a réussi : sa société a connu une progression rapide, il vend et ouvre des boutiques dans le monde entier. Arthur est aristo, ce qu’il met en avant pour réussir, car c’est une clientèle huppée qu’il vise au départ. Il vend des vêtements pour son milieu, la haute société d’Auteuil-Neuilly-Passy, qui se reconnaît dans un certain chic qu’Arthur propose; une clientèle qui partage un style, des valeurs, des activités qui lui sont réservées (chasse, équitation, polo, grands diners de charité) et qui constitue un réseau puissant dont Arthur a su pleinement profiter, mais qui ne suffit plus à la réussite du jeune ambitieux.

Ecouter l'émission du 1er novembre

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La vie rurale

Retour sur le Fid, le festival international de cinéma à Marseille, qui a eu lieu du 30 juin au 6 juillet. Ce rendez-vous estival fait la part belle au documentaire, tout en questionnant les frontières de ce genre avec la fiction.

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Nous avons été séduits par le film de Gaël Lépingle, Une jolie vallée. Ce documentaire atypique prend la forme d'une comédie musicale inspirée du livre Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas. L'intérêt du film réside d'abord dans la rencontre du réalisateur avec les membres de la chorale, composée de chanteurs amateurs de tout âge, habitant un village du Tarn. Gaël Lépingle a d'abord écrit le livret de chant en vue du spectacle de fin d'année. Touché par ces choristes passionnés, il a décidé d'en faire les héros d'un film. Ce documentaire nous interroge sur la classe moyenne rurale. L'énergie des personnages donne espoir dans la capacité des hommes à créer du lien social, en dehors de la société de consommation. Ce film sera projeté à Orléans, au cinéma des Carmes, le samedi 17 octobre à 18 h.

«Un monde vécu» de Claire Gatineau et Yves Robic (2014 — docu­men­taire radiophonique – 90 min)

Partant de la ques­tion de la légis­la­tion des semences, « Un monde vécu » raconte un long voyage fait de ren­contres, auprès de ceux qui ne veulent pas se lais­ser dépos­sé­der par la logique de l’agriculture indus­trielle. Un docu­men­taire sur la recon­quête d’un monde de savoir-faire et d’expérience, d’un monde vécu comme l’écrivait André Gorz. Une réflexion sur la néces­saire recon­quête de notre liberté… Production: acsr et Sonoscaphe avec le sou­tien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ecouter l'émission du 4 octobre 2015

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Le dessin dans le documentaire

Deux films sont présentés ce mois-ci, des sélections des États généraux du film documentaire de Lussas en 2014 : Kijima Stories de Laetitia Mikles (2013 - France - 30 min) et Home Sweet Home de Nadine Naous (2014 - France, Liban - 58 min).

Kijima

Kijima Stories de Laetitia Mikles

"M. Kijima n’est plus un yakuza. Il se serait choisi un tout autre destin" clame un article d’un journal de Sapporo (Japon). Mais est-ce bien vrai ? Un mystérieux dessinateur traverse le nord du Japon à la recherche de témoins susceptibles de confirmer ou de réfuter le bouleversement existentiel de l’ex-mafieux. Au fil des rencontres, l'enquête se double d’un autre récit, entièrement visuel, composé de dessins et de furtives séquences d’animation.

Pour commander le DVD : kijimastories(at)hotmail.fr

Pour suivre l'actualité du film : https://fr-fr.facebook.com/kijimastories

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Home Sweet Home de Nadine Naous

À la suite des difficultés financières de son père, directeur d’une école progressiste dans un quartier chiite de Beyrouth, la réalisatrice retourne au Liban. En famille, les discussions fréquentes et souvent drôles, sont animées. À partir de ces confrontations se dessinent l’histoire récente du pays et la façon dont les changements politiques ont irréversiblement transformé la société. "Mes parents vivent seuls à Beyrouth depuis le départ de leurs quatre enfants. Je suis l’aînée, la première à avoir quitté la maison. Je leur rends visite au pays alors qu’ils s’apprêtent à tourner une page dans leur histoire. À 69 ans, après plus de 40 ans de bons et loyaux services en tant que fondateur et directeur de "La Colline libanaise" mon père, criblé de dettes, doit vendre son école et partir à la retraite. Pour mon père, cette étape est forcément douloureuse. Elle est difficile à franchir. Pour ma mère, la vente de l’école semble être un soulagement, une libération. Pour moi, la fermeture de l’école signifie la mort d’une époque."

Rediffusion du documentaire sonore de Laëtitia Mikles, Le Japonais n'est pas une langue scientifique (31 min 45, 2011) diffusé pour la première fois dans l'émission du dimanche 1er décembre 2013

Le Japonais n'est pas une langue scientifique (31 min 45, 2011) de Laëtitia Mikles Portrait amusant et profond d’un homme cosmopolite : un Japonais d’origine malienne, parti étudier l’architecture en Chine. La langue japonaise, on peut l’apprendre, la parler, mais ne songez pas à communiquer avec les gens sans connaître quelque peu la culture du pays du soleil levant… "Deuxième prix de l'œuvre" au festival Longueur d'ondes en 2013.

Ecouter l'émission du dimanche 2 août

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Noche Herida de Nicolás Rincón Gille

Première partie de l'émission, diffusion du documentaire sonore Le Nez dans le guidon de Liévin Chemin (ACSR, 2015, 50 min) À Bruxelles, deux gars ont choisi, cha­cun dans leur spé­cia­lité, de se lan­cer. Réparer des biclous à la petite semaine mais en toute liberté pour l’un, livrer des colis en vélo-cargo et pour­suivre un entre­pre­neu­riat engagé pour l’autre. Tous deux cherchent com­ment contour­ner la com­pé­ti­tion éco­no­mique et pou­voir enfin vive de ce qu’ils aiment faire. Leurs expé­riences, exem­plaires et contra­riées, se confrontent à notre envie de conju­guer tra­vail et passion.

Réalisation, prise de son: Liévin Chemin Montage: Hervé Brindel Mixage: Jeanne Debarsy Création musicale: Nico Musch Production : acsr, avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Interview de Nicolás Rincón Gille pour son documentaire Noche Herida (Nuit blessée), sélectionné au Cinéma du réel cette année dans la compétition internationale (2015 - Belgique, Colombie - 86 minutes)

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"Âme de paix et de guerre, âme de mer et de terre, que tout ce qui est absent ou perdu me soit rendu ou m’apparaisse…" Cette prière murmurée ouvre le troisième volet de "La Campagne racontée", trilogie de Nicolás Rincón Gille sur la tradition orale colombienne confrontée à la violence. Blanca, qui a fui sa campagne en famille sous les coups des paramilitaires, s’occupe de trois de ses petits-fils dans une bicoque des abords de Bogota. Selon la tradition catholique des "âmes bénies", elle prie pour ses morts en échange de leur aide aux vivants. Ce n’est pas cette croyance qui intéresse le cinéaste mais l’armature symbolique qu’elle procure à cette femme "déplacée" qui depuis tient toutes les places, la mort de sa fille l’ayant transformée en mère majuscule. Toujours placée en des points de passage ingénieux, la caméra souvent fixe et en position basse confère à son quotidien sa pleine mesure, sans misérabilisme ni hiératisme. Craignant à raison de voir ses petits-fils partager le destin du plus grand nombre (délinquance ou recrutement par un groupe violent), Blanca s’impose dans leurs moindres activités. Quand elle écoute de la bouche de Camilo une rédaction où il relate les violences qu’a subies sa famille, on se demande dans quelle mesure elle ne lui a pas dicté le récit. De quoi l’enfant se souvient-il ? Et quelles images encore vivaces trompent Blanca sur la nature des pétards entendus un soir de fête ? À quelle "nuit blessée" renvoie ce siège imaginaire ? (Charlotte Garson)

Ecouter l'émission (dimanche 7 juin)

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Entre rêve et cauchemar

Les créations radiophoniques s'intéressent au rêve. Avec Cinépolis, Chloé Despax et Emanuel Lorrain nous plongent dans les rêves des cinéphiles d'hier, à une époque où les cinémas fleurissaient à Bruxelles, avant l'arrivée de la télévision dans tous les foyers. Dans Vendeur de rêves, nous partons à la rencontre des nouveaux propriétaires qui ont fait le choix d'acheter un appartement dans un quartier rénové et reconstruit. Les rêves promis par les promoteurs sont-ils à la hauteur des attentes des habitants qui viennent d'emménager ?

Le rêve, c'est aussi la sortie d'un cauchemar, celui du frère de la réalisatrice Bérengère CEREZALES (Au fond du tiroir) qui a réappris à parler et à marcher après un accident. Dans le reportage Réparer l'excision à la maternité de Saint-Denis d'Anaïs Moutot, le rêve est porteur d'espoir pour ces femmes excisées qui vont redécouvrir leur sexualité.

Réparer l'excision à la maternité de Saint-Denis d'Anaïs Moutot, 2014 – École de journalisme de Sciences Po, 15 min

En France, on estime qu’environ 60 000 femmes sont excisées : leur clitoris, leurs petites lèvres, parfois leurs grandes aussi, ont été retirés. Le département de Seine-Saint-Denis est particulièrement touché car plus d’un quart de ses habitants sont immigrés. Depuis 2012, des médecins de la maternité de Saint-Denis ont créé une unité pour réparer ces femmes. Je suis allée à la rencontre d’Aminata et d’Assa, qui se sont faites opérer en février.

Au fond du tiroir de Bérengère CEREZALES – 2014 – Master documentaire de création de l’Université de Poitiers (Angoulême), 15 min 13

Au fond d’un tiroir, un journal que j’avais tenu avec ma famille sur la rééducation de mon frère après un grave accident. Au jour le jour sont consignés les moindres progrès de Fabrice alors enfermé dans son corps. Dix ans après, je le retrouve et propose à mon frère que nous le relisions ensemble.

Cinépolis de Chloé Despax et Emanuel Lorrain. Y avait Un Cinéma - 8 min 21 Deux heures d'absence - 18 min 52

Cinépolis vous invite à écouter un cinéma imaginaire créé à partir de témoignages sur la période faste des salles aujourd’hui disparues du centre de Bruxelles. La matière sonore collectée par BNA-BBOT est utilisée pour composer un témoignage fictionnel à plusieurs voix sur la diversité des salles qui ont peuplé les artères de Bruxelles des années 1930 aux années 1980. Au Cinépolis, après les actualités Belgavox, on croise King Kong et on entend Tarzan au loin, on polémique sur Godard et on s’émoustille sur Sylvia Kristel. Bécotage et chahutage sont de rigueur pendant le changement de bobines.

Vendeur de rêves de Céline Le Corre, réalisé avec l'artiste visuelle Sophie Cardin à l'occasion de sa résidence aux Ateliers du vent en février et mars dernier (27 min)

À l'heure où le bonheur semble s'incarner dans les images des promoteurs immobiliers, Sophie Cardin peint ses propres "utopies" qu'elle affiche en grand format dans un quartier en pleine mutation, la ZAC Bernard/Duval à Rennes. Ce documentaire sonore est le deuxième volet de la proposition "vendeur de rêves". Il interroge les habitants sur leurs rêves et leurs désirs pour ce quartier qui se construit.

Ecouter l'émission (dimanche 3 mai)

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