Un peu d'air frais, l'atelier du documentaire sur 89.4

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Le chant des minorités

1re partie : L'Univers danse le semah, un documentaire sonore d'Anaïs Carton (47 min, ACSR, 2018)

L’Univers danse le semah est un témoignage d’exil. Celui d’une minorité hétérodoxe longtemps persécutée par l’Etat turc, les alévis, dont les pratiques rituelles sont éminemment basées sur la musique, la danse et la poésie. En quête d’une reconnaissance au-delà de l’islam, une partie de la communauté des alévis de Belgique tente aujourd’hui de préserver et redécouvrir ces traditions musicales. Ces formes de résistances culturelles sont une occasion d’explorer de nouveaux territoires politiques et sonores où se réinvente une parole longtemps brimée.

Montage: Chloé Despax Prise de son et mixage : Jeanne Debarsy Production : ACSR

2nde partie : interview du réalisateur Max Hureau pour son film L'Ombre des ancêtres (Les Films de l'œil sauvage, 85 min, 2018)

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Isolés aux confins des Carpates ukrainiennes, vivent les Houtsoules. Au fil des travaux saisonniers, leurs chansons et leurs rituels païens révèlent le rapport ambigu qu’ils entretiennent avec leur passé. Y ressurgissent les Arméniens, les Tsiganes et les Juifs, ceux qui partageaient avec eux l’espace des montagnes reculées qui leur servaient à tous de refuge, avant que la guerre ne massacre les uns et ne disperse les autres, laissant les Houtsoules face à eux-mêmes.

Ecouter l'émission du dimanche 1er juillet

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Fragments de vie

Emission du dimanche 3 juin 2018

1re partie : volet 2 du documentaire radiophonique Radio Syria (réalisation et animation d’ateliers: MAËLLE GRAND BOSSI ET CYRIL MOSSÉ)

17 Syriens, tous réfugiés en Belgique. Ils ont renoué avec leurs histoires de guerre à travers un processus d’une vingtaine d’ateliers, et nous les restituent sous la forme d’une narration fiction : des premières intimidations, en 2011, à leur récent exil, en passant par les manifestations, les arrestations, les bombardements, et des violences de toutes sortes. Cette création sonore, dont ils sont les auteurs, narrateurs, personnages principaux et acteurs, donne à entendre leurs voix, celles de femmes et hommes du peuple, et affirme que ceux qui viennent d’ailleurs vivent ici, et que ni eux, ni leurs histoires, ne nous sont plus étrangers.

2nde partie (en présence des réalisatrices) : nous aborderons les documentaires de Carmit Harash et Güldem Durmaz qui interrogent leur histoire personnelle dans leurs films avec en toile de fond une réflexion politique.

Nous nous attarderons plus particulièrement sur Kazarken de Güldem Durmaz

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Une nuit, entre sommeil et veille. Elle, une femme d'origine turque, rêve et se remémore. Éclatement de l'espace, et du temps.
Un personnage mythologique, Chiron le centaure, la guide. Depuis un lieu de l'esprit, une caverne où se projettent souvenirs et visions, Elle arpente les terres d'Anatolie, voyageant librement entre les ruines d'un hôpital antique et les rues d'un village perché dans la montagne au-dessus de l'Euphrate. En cherchant à réorganiser, comme les pièces d'un puzzle, ces fragments de mémoire, pour leur donner un sens, elle trouvera autre chose que ce qui l'animait au départ.

Nous discuterons de plusieurs films de Carmit Harash, qui ont déjà été présentés dans cette émission. Israélienne installée en France depuis de nombreuses années, elle s'appuie sur son histoire pour questionner notre société, la violence qui la traverse. Elle a d'abord réalisé une trilogie sur Israël avec Film de guerre, Demain et Trêve, affrontant sa famille pour comprendre le fonctionnement de son pays de naissance. Dans la dernière trilogie avec Où est la guerre (2015), Attaque (2016) et Christelle (2017), Carmit Harash pointe du doigt les incohérences de la société française, terre laïque qui rejette ses enfants issus de l'immigration et vote massivement pour le Front national aux élections.

Lien vers les films de Carmit Harash https://vimeo.com/carmia

Ecouter l'émission du dimanche 3 juin

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Briser ces silences

Ecouter l'émission du 6 mai 2018

Briser le silence,
 de Maelle Grand Bossé et Cyril Mossé


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Diffusion de Radio-Syria, une création collective en 2 épisodes de 50 min, réalisée par l’Atelier Graphoui.
 Seize jeunes hommes et une jeune femme ayant fui la Syrie et le régime de Damas, aujourd'hui réfugiés en Belgique, deviennent auteurs et narrateurs de leur vécu de la terreur, de la guerre et de l'exil. Vous entendrez le premier volet de cette création radiophonique : Briser le silence, qui a reçu le prix Scam du documentaire radio 2017.

Ce silence qui tue


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Interview de la réalisatrice Kim O'Bomsawin


Dans un rapport paru en 2014, la GRC (Gendarmerie royale du Canada) affirmait que 1200 femmes autochtones avaient été assassinées ou étaient portées disparues depuis 30 ans au Canada. Ce chiffre, en réalité, semble aller au-delà de cette estimation.
 Kim O'Bomsawin nous donne des clés de compréhension de cette crise majeure que révèle la grande vulnérabilité des femmes des Premières nations, au Canada. A partir des témoignages de survivantes, de Vancouver à Val d'Or, en passant par Winnipeg, se déroule une histoire, celle des traumatismes et des violences au cœur de l'histoire récente des peuples autochtones du Canada.

Ce silence qui tue : suppléments d'information http://aptn.ca/notrepeuple/video https://fr-fr.facebook.com/Cesilencequitue/

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Rites conservateurs ou libérateurs ?

Emission du 4 mars

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1re partie : Le Jala'a de Sumegne, un documentaire sonore de Didier Tcheuileu Pounsi. Montage : Sébastien Demeffe. Durée : 51 min

"Le Jala'a de Sumegne" nous fait voyager dans l’univers de Francis Sumegne, artiste plasticien basé à Yaoundé au Cameroun. Sumegne, aussi profond que malicieux, se positionne dans le monde de l'art contemporain avec un regard fondamentalement nègre et revigorant.

2nde partie : Le Verrou, film documentaire – 51 min

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Interview des réalisatrices Leila Chaibi et Hélène Poté

Tunis aujourd'hui. Trois femmes, trois témoignages. Houda, Mabrouka et Faouzia ont en commun le tasfih, un rituel magique qui vise à protéger les jeunes filles de toute pénétration, désirée ou subie, avant le mariage. Le sortilège "ferme" les fillettes, et "ouvre" à nouveau les jeunes femmes à la veille de leur nuit de noces. Le Verrou parle du corps féminin, de ses représentations dans l'espace public et privé, de la place des femmes dans l'intimité, la famille, la société tunisienne, et propose une réflexion sur un héritage tiraillé entre traditions et profond besoin d'émancipation.

Ecouter l'émission du 4 mars

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Sans adieu

1re partie d'émission

Coupe Cup Keeper, documentaire de Marie Betbèze, soutenu par l'Atelier de création radiophonique et sonore (ACSR), 19 min. Plongée dans le monde des femmes et leur utilisation de la coupe menstruelle, objet singulier qui refait son apparition, notamment en raison de ses vertus économiques et écologiques.

Bienvenue, de Fabienne Laumonier, production ACSR. Voyage sonore à bord de l'Aquarius, bateau de sauvetage affrété par l'ONG SOS Méditerranée.

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Rencontre avec le producteur Pierre Vinou (production Les Enragés) autour du film "Sans adieu" de Christophe Agou. Le réalisateur de ce documentaire est décédé avant la sortie en salle le 25 octobre dernier de son film. "Sans adieu" fait suite au livre "Face au silence" (Actes Sud, 2010), qui regroupe des photographies de paysans prises dans les monts du Forez (Massif central) par Christophe Agou, sur les terres de son enfance. Le photographe a poursuivi son travail en réalisant un film autour des mêmes personnages. Un projet qui aura duré de 2002 à 2015 et qui s'inscrit au plus près de ces paysans, exclus du système capitaliste, mais dont le combat reste entier.

Ecouter l'émission (dimanche 4 février)

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Orient-Occident : rapports de domination d'hier à aujourd'hui

Emission du dimanche 3 décembre

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Les sanglots de l’aigle pêcheur documentaire sonore de de katia Kovacic (production L'orage)

Cette création sonore accompagne le livre du même nom (auteurs : d'Alban Bensa, Adrian Muckle et Yvon Kacué Goromoedo, Editions Anacharsis, juin 2015) et aborde la guerre kanak de 1917 en Nouvelle-Calédonie.

Au cours de l'année 1917, dans le nord de la Nouvelle-Calédonie, suite aux enrôlements forcés de l'armée française, les Kanaks se révoltent. La répression est féroce : l'armée coloniale, avec des auxiliaires tahitiens et kanaks, mène une politique de la terre brûlée, des populations sont décimées ou déplacées, et les responsables avérés ou putatifs qui n'ont pas été tués sont emprisonnés, jugés puis exécutés ou déplacés. Cette expérience traumatisante a donné lieu à une efflorescence de créations narratives, orales ou écrites, en prose ou en vers, à laquelle les Kanaks confièrent la mémoire de ces événements.

Le documentaire sonore est construit à partir de la collecte qu'Alban Bensa et Jean-Claude Rivière, linguiste, ont fait de 1973 à 2011 autour de récits et poésies appelées tenô sur cette guerre coloniale. Le narrateur de cette création est Yvon Kacué Goromoedo dont le récit biographique évoque les heurts et malheurs des mondes coloniaux. Ce documentaire est à la fois une mise en forme sonore du livre et une création propre. Il fait entendre les voix, les intonations et les intentions de la parole kanak sur cette guerre et sur sa portée, ses prolongements dans la Nouvelle-Calédonie actuelle en réflexion autour de son indépendance.

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Couscous : Les graines de la dignité film documentaire réalisé par Habib Ayeb

Le couscous, avec ses différentes « recettes », constitue la base alimentaire de l’ensemble des populations du Maghreb, dont la Tunisie. En se concentrant sur la production des céréales nécessaires et sur les conditions politiques, sociales, économiques et écologiques de fabrication et de préparation du couscous, le film essaie de montrer qu’au-delà des discours et des postures idéologiques et/ou académiques, la question alimentaire est au cœur des problématiques liées à la dignité humaine individuelle et collective, à l’indépendance et à la souveraineté alimentaire familiales, locales et nationales. Pratiquement autosuffisante en céréales jusqu’au début du 20e siècle, la Tunisie importe aujourd’hui plus de la moitié de ses besoins et voit sa dépendance alimentaire s’aggraver d’une année à l’autre. La dignité, qui a été la demande principale des centaines de milliers de personnes -femmes et hommes- qui se sont soulevées en décembre 2010 et janvier 2011 et ont réussi à faire tomber la dictature de ben Ali, signifie aussi la capacité à pouvoir se nourrir sans devoir tendre la main.

Ecouter l'interview

Actualité du film https://fr-fr.facebook.com/GabesLabess/  

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Le Havre, retour au port

Emission du dimanche 5 novembre

MÈmoires d'un condamnÈ, extrait

Mémoires d'un condamné

Allers-retours dans le temps et l'histoire des travailleurs du port

Avec la réalisatrice Sylvestre Meinzer et son film documentaire Mémoires d'un condamné, parcours dans le port du Havre, sur les traces laissées par l'affaire Jules Durand, à la rencontre de personnages, ouvriers, syndicalistes, juges, tous porteurs de la mémoire de cette histoire des luttes ouvrières et de la justice de classe dont Jules Durand est le symbole.

Ecouter l'interview

Séances-débats Mémoires d'un condamné

Paris, cinéma La Clef Lundi 6 novembre à 20 h 15 : projection-débat en présence de Sylvestre Meinzer et des Amis de l'Humanité

Bagnolet, Le Cin'hoche Jeudi 9 novembre à 20 h 30 : séance-discussion en présence de Bernard Tepper, co-animateur du réseau éducation populaire.

Saint-Ouen-l'aumône (95), cinéma Utopia Jeudi 7 décembre : projection-débat en présence de Sylvestre Meinzer et de Jean-Pierre Levaray, ouvrier syndicaliste, écrivain, coordinateur de l'ouvrage " Le Havre La Rebelle"

Qui est Le Havre

Un essai radiophonique de Jean-Guy Coulange, voyage sonore à l'écoute du port et de ses marins

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Qui est Le Havre n’est pas un documentaire ni un reportage. C’est une écoute. Le voyageur-écouteur arrive au Havre par la mer, d’abord le chenal, puis les écluses, le Seamen’s Club, repère des marins en escale et enfin les docks et les terminaux des portes-conteneurs. Il ne verra pas la ville dont le port s’éloigne, se protège. Il ne verra pas la ville devenue invisible. La pièce est bruyante de bout en bout. Des voix viennent relayer cette vision sonore, s’interrogent et racontent une ville-port qui se transforme.

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Ports d'Europe : des luttes de l'île irlandaise d'Inishboffin à Anvers

Emission du dimanche 1er octobre 2017

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What’s up dock ? À la rencontre des dockers du port d’Anvers Un documentaire sonore réalisé en 2014 par Annabelle Petre, Chedia Leroij et Clara Alloing. Un voyage dans le port d'Anvers à la découverte de l'univers des dockers à travers leurs luttes passées et présentes. Une production de l'Atelier de création sonore radiophonique

Des lois et des hommes, combat d'un homme pour une autre Europe

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Au nord-ouest de l'Irlande, sur l'île d'Inishboffin, la pêche au saumon est une tradition ancestrale. Dans ce documentaire, Loïc Jourdain accompagne le combat d'un homme, pour qui le maintien de cette pêche, menacée par des directives européennes, est une question de survie. Une lutte s'engage au nom des habitants de ces territoires, qui refusent de se voir confisquer leur mode de vie et leur héritage ancestral.

Ecouter cette interview

Sortie en salle le 11 octobre

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Les Balles du 14 juillet

Emission dimanche 3 septembre

Balles 14 juillet

14 juillet 1953 : histoire et mémoire d'un événement

A l'occasion de la sortie du livre Les balles du 14 juillet, (édition La Découverte), rencontre avec Daniel Kupferstein, pour son documentaire du même nom, réalisé en 2014. Il fait sortir de l'ombre un événement tragique trop longtemps relégué au silence. Après soixante-quatre ans de mensonge et d'oubli, le temps est venu d'honorer la mémoire de ces morts victimes des balles policières, de leur reconnaître le droit à la justice et à la vérité.

Ecouter la 2nde partie de l'émission

Actualité du livre et du film

Gnawas, mémoire et transmission d'une culture ancestrale

Gnawa

Une proposition de l'atelier de création sonore et radiophonique pour l'écoute de Gnawas jour et nuit, un documentaire musical réalisé par Chloé Despax et Julien Crespin. Avec la musique gnawa, expression d'un héritage aux origines lointaines, la communauté marocaine de Belgique œuvre à la transmission de cette culture ancestrale et captivante.

Ecouter le documentaire

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Quartiers disparus

Emission du dimanche 4 juin

Shibati

Derniers jours à Shibati, d'Hendrick Dusollier, documentaire sorti le 31 mars. Ce documentaire a été lauréat du prix national et du prix des jeunes au festival Cinéma du réel 2017. Shibati est un ancien quartier de la ville de Chongqing, en Chine, qu'Hendrick Dusollier a filmé avant qu'il ne disparaisse, avalé par l'urbanisation. Le documentaire nous fait vivre les dernièrs jours de la vie de ce quartier voué à la démolition. Au gré des rencontres, le réalisateur nous livre le portrait d'un quartier et de ses habitants, plus ou moins prêts dans leurs perspectives de se reconstruire une nouvelle vie loin de Shibati.

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Les Habitués de nuit : un documentaire radiophonique de Cabiria Chomel, réalisé en 2016 Le documentaire retrace la vie nocturne de l'une des dernières brasserie parisiennes autorisées à ouvrir la nuit. On y croise, autour de Pupa, la patronne du lieu qui depuis des décennies fait tourner son commerce dans un esprit familial et chaleureux, les taxis qui chaque nuit se retrouvent entre habitués pour casser le croûte et briser la solitude du travail de nuit. Alors que Pupa se prépare à se retirer, inéluctablement se profile la fermeture de son commerce, et tout un monde qui avec elle disparaît.

Ecouter l'émission

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Filmer la précarité

Emission du dimanche 7 mai : présentation de deux documentaires : Ossana, la vie devant toi, réalisé par Laurine Estrade et Soleil sombre, de Marie Moreau, présenté en compétition française au festival Cinéma du réel 2017

Ossana, la vie devant toi

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Issue de la communauté gitane sédentaire de Perpignan, Ossana a 9 ans. Elle exprime ses envies, ses projets et s'accroche à l'école. Elle veut devenir coiffeuse. En grandissant et avec le temps, les traditions de sa communauté seront-elles plus fortes que sa volonté de s'émanciper ?

Dans ce documentaire Laurine Estrade nous emmène dans l'univers d'une pré-adolescente, dont nous suivons le parcours sur une période de trois ans. Entre enfance et adolescence, entre peur de grandir et projection vers des horizons où, à partir de l'héritage social et familial, l'autonomie est à construire, le documentaire dresse le portrait touchant d’une individualité en devenir.

Projection le 12 mai à 20h30 au Café des Images,  4 square du Théâtre 14200 Hérouville-Saint-Clair, près de Caen.

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Soleil sombre

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Suite à une résidence en tant qu'artiste invitée dans un centre de réinsertion sociale, Marie Moreau s’engage, aux côtés de Djilali et Paulette Kéroum, dans ce projet documentaire, avec comme point de départ des images filmées par Djilali de sa relation amoureuse avec Paulette.

Evoluant entre centre de traitement de substitution, situation de détention, habitat en caravane ou hôpital, l’histoire de Djilali et Paulette devient, pour la réalisatrice, un lieu de relation, d'échange, un espace d'engagement et de bienveillance dans une grande proximité mutuelle. Marie Moreau sonde, au delà des questions de la précarité sociale et psychique, les enjeux de la présence de la caméra, les images se substituant à l'absence de Djilali, retourné en détention.

Projection le 9 juin à 19 h 30 à la médiathèque Marguerite Duras 115 rue de Bagnolet 75020 Paris

2 documentaires - projection en présence de la réalisatrice suivie d’un Débat - Une partie de nous s’est endormie, de Marie Moreau - Soleil sombre de Marie Moreau

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Regards sur la détention

Emission du dimanche 2 avril : présentation de deux documentaires, Visages défendus et A l'air libre, chacun abordant les questions de la détention, à travers l'expérience de détenus ou ex-détenus.

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Dans un premier temps, nous entendrons Catherine Rechard, réalisatrice et photographe, à propos de son documentaire Visages défendus autour de l'identité et de la perte d'identité en détention. A travers des portraits croisés, elle questionne notre perception des personnes détenues et nous fait partager le regard qu'ont individuellement d'ex-détenus sur leur propre expérience. Elle filme des moments d'échange avec les participants à un cours de philosophie donné en prison, une réflexion développée sur les thèmes du regard de l'autre et des effets de la prison et de ce qu'elle représente quand il faut se refaire une place dans la société.

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A l'air libre

Le documentaire A l'air libre nous fait découvrir la ferme de Moyembrie, un centre de réinsertion en placement extérieur, pour des détenus en fin de peine. Nous y passerons un moment avec Samuel Gauthier qui, en tant que membre du personnel encadrant, puis réalisateur (film coréalisé avec Nicolas Ferran), nous montre une expérience unique de réadaptation par la vie collective et une immersion dans la quotidien du travail à la ferme, autour des activités de maraîchage et d'élevage. Pour la vingtaine de détenus habitant et travaillant à la ferme de Moyembrie, le défi est de se reconstruire. Dans ce documentaire, des résidents employés de la ferme nous livrent leur réflexion sur les expériences douloureuses qui les ont amenés en prison, et la difficulté de commencer un projet de vie et d'envisager un retour en société après un temps d'incarcération. La ferme s'avère être, dans un contexte de travail collectif, au grand air, un lieu d'apaisement où l'on reprend confiance.

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Brothers of the Night

Première partie : diffusion du dernier épisode d'Un morceau de chiffon rouge, documentaire sonore de Pierre Baron, Raphaël Mouterde et Frédéric Rouziès qui retrace l'histoire d'une radio en lutte, Lorraine cœur d'acier, créée à Longwy en 1979.

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Interview de Patric Chiha, réalisateur du documentaire Brothers of the Night (Autriche, 2016, 88 minutes), sorti en salle le 8 février dernier et projeté au festival Filmer le travail de Poitiers du 10 au 19 février.

Clairement inspiré d’une esthétique fasbinderienne (les lumières et les costumes de Querelle sont cités en ouverture), avec ces Frères de la nuit, Patric Chiha décide de raconter la complexité de la vie de quelques garçons, rom bulgares, qui vendent leur corps dans une boîte de nuit de Vienne. Importe moins le quotidien crapoteux du commerce sexuel que la théâtralité, les fables que tout le monde entretient ici, clients tout comme démarcheurs. Car on parle énormément ici, pour conjurer autant que pour entretenir, pour rêver autant que pour frimer.

Ecouter l'émission du dimanche 5 mars

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Dimanche 5 février : A chacun sa bonne

Une émission autour des immigrés, ceux de Lorraine cœur d'acier, une radio en lutte créée en 1979 à Longwy par les sidérurgistes de la CGT. Nous diffusons aujourd'hui le 4e épisode d'Un morceau de chiffon rouge, de Pierre Baron, Raphaël Mouterde et Frédéric Rouziès qui retrace l'histoire de cette radio pirate.

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Puis nous aborderons les conditions de travail des domestiques au Liban à travers le documentaire A chacun sa bonne de Maher Abi Samra. Le réalisateur a placé sa caméra dans les bureaux de l'agence Al Raed qui recrute des femmes étrangères pour travailler dans les familles bourgeoises de son pays. Le film a été sélectionné à Lussas, en Ardèche, cet été aux Etats généraux du film documentaire.

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Kurdistan irakien

Kurdistan

De retour du Kurdistan irakien, Tuga raconte son périple, ses rencontres et les motifs de son voyage. Nous diffuserons également une interview qu'elle a réalisée sur place pour l'émission Jus d'airelle (les 4e et 5e mercredis du mois, de 17 h à 18 h 30 sur Radio libertaire, émission du 31 août 2016), traduite par Élise. Il s'agit d'un entretien avec une chorégraphe kurde qui aborde ses difficultés face au pouvoir pour exprimer librement sa créativité.

Ecouter l'émission du 4 décembre

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Ouvriers révoltés (suite)

Dimanche 6 novembre, diffusion du documentaire sonore Un morceau de chiffon rouge de Pierre Barron, Raphaël Mouterde et Frédéric Rouziès. Episode 2 : Toi que l'on disait taire ; épisode 3 : Les femmes et les enfants aussi

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Lorraine Cœur d’Acier émet pour la première fois le 17 mars 1979 depuis Longwy. Fondée par la CGT, cette radio avait un premier objectif : mobiliser pour la grande manifestation à Paris des sidérurgistes le 23 mars 1979. Immédiatement, cette antenne se fait l’écho de la lutte pour la sauvegarde des emplois dans la sidérurgie (menacés par un projet européen de restructuration du secteur, le plan Davignon).

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Ouvriers révoltés

Diffusion du documentaire sonore Un morceau de chiffon rouge de Pierre Barron, Raphaël Mouterde et Frédéric Rouziès. Episode 1 : Longwy vivra.

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Lorraine Cœur d’Acier émet pour la première fois le 17 mars 1979 depuis Longwy. Fondée par la CGT, cette radio avait un premier objectif : mobiliser pour la grande manifestation à Paris des sidérurgistes le 23 mars 1979. Immédiatement, cette antenne se fait l’écho de la lutte pour la sauvegarde des emplois dans la sidérurgie (menacés par un projet européen de restructuration du secteur, le plan Davignon).

Ecouter l'émission du dimanche 2 octobre (1re partie)

Rencontre avec le réalisateur Aaron Sievers pour son film Flaky et camarades ou le cheval de fer (2008). Son documentaire a été diffusé cet été aux Etats généraux du documentaires à Lussas (Ardèche) dans le cadre de l'atelier "Les bonnes manières".

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Entre Lens, Sallaumines et Lievin, des stages de formation et de réalisation de cinéma direct ont été mis en place par Pierre Gurgand et l’Institut national d’éducation populaire entre 1976 et 1983. La « remise en vie » de ces filmages a été confiée, après le décès de Pierre Gurgand en 2003, à Aaron Sievers. La fragilité des images inversibles, comme la réelle présence des stagiaires, perceptible dans la matière filmée à travers les mouvements, les tremblements, les temps de prise de vue et leur rythme, ont conduit Aaron Sievers à conserver la durée originelle des plans, sans coupe.

Ecouter l'interview du réalisateur

Auteur : Pierre Gurgand, Marie-Jo Aiassa Image : Marie-Jo Aiassa, Gille Brunet, Pierre Gurgand, et les stagiaires de l’Inep Son : Céline Bellanger, Marie-Jo Aiassa, Pierre Gurgand, Aaron Sievers, et les stagiaires de l’Inep Montage : Aaron Sievers, Julien Girardot, Pedro Morais, Céline Bellanger Production : Film Flamme, Association Création Documentaire

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Les effets du nucléaire

De l'extraction de l'uranium pour faire fonctionner les centrales en passant par les essais nucléaires, le continent africain et plus largement les anciennes colonies françaises subissent encore aujourd'hui les conséquences des décisions des hommes politiques d'engager la France dans cette industrie à partir des années 1950. Les militaires français n'ont pas été épargnés par cette nouvelle technologie polluante et nocive sur la santé des populations. Mais le secret défense a ses limites : la parole des vétérans de l'armée française, des anciens travailleurs des mines et des habitants des zones contaminées se libère.

''Témoignages de vétérans des essais nucléaires français,'' documentaire sonore de 2010 réalisé par Faïdos

Ce documentaire sonore est réalisé à partir d’interviews de vétérans des essais nucléaires à Reggane et dans les atolls de la polynésie française. Certaines personnes font partie de l’AVEN (association des vétérans des essais nucléaires) qui se bat pour la reconnaissance des droits des vétérans des essais nucléaires français et leurs justes indemnisations par l’Etat français. Un décret d’application concernant cette dernière est attendue pour le début de l’été. En janvier 2007, le Ministère de la Défense publie un dossier de presse reconnaissant officiellement que des « exercices en ambiance "post-explosion" ont été réalisés (...) en zone contaminée », près du point zéro de Gerboise rouge (27 décembre 1960) et Gerboise verte (25 avril 1961). Ainsi, l’objectif des essais nucléaires n’était pas seulement de développer l’armement, mais également de préparer les soldats français à la guerre du futur.

Colère dans le vent

La Colère dans le vent, film documentaire d'Amina Weira (2016 - 54 min - HD - Couleur - France, Bénin, Niger), diffusé cette année aux États généraux du film documentaire de Lussas (Ardèche)

Dans ma ville d’origine Arlit, au Nord du Niger, Areva exploite l’uranium depuis 1976. Aujourd’hui, une bonne partie de cette région, balayée par les vents de sable, est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt. Une partie de l’année, de violents vents de sable enveloppent entièrement la ville. Ce vent de poussière propage des substances radioactives. Chacun cherche un abri. La ville devient calme, toutes les activités sont stoppées. Mon père, travailleur de la mine d’uranium en retraite, est au cœur de ce film. Il dépoussière ses souvenirs, les 35 années de son passage à la mine. Grâce à lui, je vais à la rencontre d’autres anciens travailleurs et des plus jeunes qui ont certainement leur mot à dire.

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At(h)ome, documentaire d'Élisabeth Leuvrey (2013, 53 min, les Écrans du large), diffusé cette année aux États généraux du film documentaire de Lussas (Ardèche)

Plus de cinquante ans après la fin de la guerre, une cinéaste et un photographe, issus des deux camps du conflit et enfants héritiers de l’histoire coloniale franco-algérienne, nous ramènent en 1962 en plein Sahara algérien. D’une zone désertique irradiée aux faubourgs d’Alger, ils suivent le parcours d’une explosion nucléaire expérimentale. De l’essai à l’accident, des retombés environnementales au « recyclage » des lieux du passé… Le point de départ est historique mais l’histoire contée nous rattrape au présent et vient nous chercher là où nous sommes – at home – pour un face à face avec des retombées sans frontière.

Film diffusé mercredi 21 septembre à 19 h 30 à la Scam (sur réservation à distrib@lesecransdularge.fr ou 06 80 21 52 94)

Ecouter l'émission du 4 septembre 2016

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L'exil

Interview d'Olivier Dury pour son film Mirages (46 min, 2008) cer_mirages.jpg

Chaque jour, à mille lieues d’ici, des dizaines d’hommes porteurs d’un espoir inouï s’en vont, désireux d’atteindre l’Europe. Durant les premiers jours de leur traversée entre Agadez et Djanet, entre Niger et Algérie, les émigrants doivent affronter le temps du désert, ses stases, ses accélérations foudroyantes, son immobilité minérale. Cette épreuve qui les traverse fait d’eux des sans-papiers. C’est durant ce trajet que le film les singularise, les détourne un instant de l’invisibilité qui les attend.

Interview de Damien Froidevaux pour son film La Mort du dieu serpent (91 min, 2014)

DIEUSERPENT_02.jpg Suite à une bagarre qui tourne mal, Koumba, 20 ans, est expulsée au Sénégal. Arrivée en France à l’âge de 2 ans, elle avait négligé de demander la nationalité française à sa majorité. La jeune parisienne agitée se retrouve en 48h dans un village sénégalais perdu dans la brousse, loin de sa famille et de sa vie à Paris. Récit de cinq ans d’exil : du fait divers à l’épopée tragique.

Ecouter l'émission (dimanche 3 juillet)

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Révolte des précaires : vers l'autogestion ?

En écho aux Nuits debout qui fonctionnent en assemblées décisionnaires et aux grèves contre la loi travail de Myriam El Khomri, diffusion ce dimanche 5 juin de deux documentaires radiophoniques. Le premier sur le monde ouvrier d'hier et d'aujourd'hui, produit par Arte radio : des courts-métrages sonores qui complètent le livre de Naïri Nahapétian L'Usine à 20 ans, Arte éditions.

Ecouter la première patrie de l'émission

Le second, L'École pirate, de Fabienne Laumonier et Christophe Rault, nous plonge dans un lycée autogéré en Belgique. IL est issu d'un coffret de trois CD audio, intitulé J'aime pas l'école

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